Vivre la vie d'un Senior

jeudi 25 août 2011

Les maladies mentales ou psychiques



Généralités[1]

Maladies caractérisées par des troubles de l'affectivité et/ou du comportement social.

En 1996, 760 000 adultes et 290 000 enfants ou adolescents étaient suivis en France pour des troubles psychiatriques. On note une progression croissante de la croissante de la consommation de médicaments psychotropes.

Classification

· Névroses ou troubles névrotiques

Troubles du comportement dont le patient est la plupart du temps conscient ; il garde le contact avec le réel. Ces troubles s'expliquent par l'existence d'un conflit intérieur. II peut s'agir d'un état dépressif persistant, d'une angoisse profonde, de comportements obsessionnels, de phobies.

· Psychoses

Troubles plus ou moins graves caractérisés par une perte de contact avec la réalité pouvant aller jusqu'au délire. Il peut s'agir d'autisme, de schizophrénie, de paranoïa.

Troubles nerveux d'origine organique

Dus à une atteinte du cerveau lié à un traumatisme, une maladie infectieuse (méningite encéphalite) ou dégénérative (maladie d'Alzheimer).

Dépression - suicide

Dès 1970, l'OMS estimait que la dépression était le principal trouble mental dans le monde (la France est particulièrement concernée: 3 % de déprimés en 1970 et 15 % aujourd'hui). La dépression est un état mental pathologique caractérisé par un ensemble de symptômes altération de l'humeur (tristesse, baisse de l'estime de soi) ; fatigue quasi permanente et ralentissement psychologique (concentration et mémoire en baisse) ; anxiété (crainte de l'avenir, sentiment d'abandon) ; troubles physiques (sommeil perturbé, troubles de l'appétit, céphalées, douleurs dorsales, etc.).

La dépression touche tous les âges de la vie : dépression post-parfum (jeune accouchée), adolescents en période de crise, adultes (précarité ; chômage ; difficultés familiales ; mise à la retraite, etc.) et personnes âgées.

Le suicide est en progression constante : 12 000 décès annuels et 160 000 tentatives de suicide.

Chez les jeunes (40 000 tentatives/an et 900 décès, il peut être le résultat d'un échec scolaire ou affectif, d'une mésentente familiale, d'un mal-être dans la recherche d'identité, d'une vision pessimiste de l'avenir (chômage, précarité, incompréhension).
Chez les adultes, il touche principalement les groupes socialement défavorisés (inactifs, précaires) marqués par l'isolement, les difficultés conjugales ou professionnelles.

Chez les personnes âgées, il est souvent lié à la solitude, la mort du conjoint, une mauvaise santé physique ou mentale, une interruption du mode de vie habituel (entrée en maison de retraite).

La prévention du suicide passe par la lutte contre les principaux facteurs de risque, le dépistage précoce des suicidants pour éviter la récidive. Des associations d'aide aux personnes (SOS Amitié, SOS suicide, etc.) leur apportent une écoute active, la possibilité de se confier et des paroles de soutien de jour comme de nuit.

Facteurs favorisant la survenue des troubles mentaux

Chez l'enfant et l'adolescent: dissociation familiale (absence de père, mère fragilisée) ; carence éducative (manque de repères et d'interdits) ; carence affective (manque de dialogue, maltraitante) ; peur de devenir adulte ; pression scolaire, etc.

Chez l'adulte : solitude ; rythme de vie accéléré et manque de temps de repos, de loisirs ; mauvaises conditions de travail (ennui, trop de responsabilités) ; vieillissement mal supporté ; maladie grave, etc.

Le traitement - Les adultes font l'objet d'un placement hospitalier en secteur de psychiatrie adulte et les enfants en secteur de psychiatrie infanto juvénile. Chaque secteur est composé d'une équipe médico-sociale formée de personnels spécialisés (médecins psychiatres, psychologues, éducateurs) qui travaillent à partir d'entretiens basés sur l'écoute et la confiance mais aussi à l'aide de médicaments psychotropes.

RD 

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