Vivre la vie d'un Senior

mercredi 16 mai 2018

Des retraités pauvres avec les rentes publiques

Article de Marie-Ève Dumont, Journal de Québec, 10 mai 2018
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Les seules activités auxquelles peut participer Thérèse Desrochers sont gratuites puisque son budget est serré.

NOMBREUX SONT LES RETRAITÉ(E)S QUI NE RÉUSSISSENT QU'À COUVRIR LEURS BESOINS DE BASE ET QUI SONT PLUS ENDETTÉES.


Loyer, épicerie, téléphone, télé et internet, voilà tout ce que peut se permettre une septuagénaire avec ses prestations du gouvernement, jugées trop basses pour sortir nos aînés de la pauvreté, selon une nouvelle étude.

« Je n’ai jamais eu d’auto. Je paie un bon loyer même si je suis dans une résidence sans but lucratif. Je ne fais pas d’excès. Je ne m’achète pas de vêtement et j’arrive juste », raconte Thérèse Desrochers, 78 ans, qui reçoit environ 21 000 $ par année avec les prestations du gouvernement en plus de la prestation de survivant de son mari décédé.

Le cas de Mme Desrochers, qui détonne de l’idée que certains se font parfois de la retraite, est loin d’être unique, selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques.

« Le système actuel ne fonctionne pas. Près de la moitié des personnes seules qui arrivent à la retraite, qui ont plus de 65 ans, ne réussissent pas à avoir un revenu décent », déplore Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’IRIS.


Femmes plus pauvres

Les femmes sont aussi plus pauvres que les hommes à la retraite puisqu’elles sont nombreuses à travailler certaines années à temps partiel et à un salaire plus faible, ajoute Martine Marleau, de l’ACEF de l’est de Montréal.

« Les femmes arrivent donc avec une rente du régime des rentes qui est significativement plus faible que les hommes. Elles vivent aussi plus longtemps et seules à la retraite », précise Mme Marleau.
L’Institut soutient donc que le montant versé par le gouvernement permet de couvrir les besoins de base, mais pas de se sortir de la pauvreté, ce que l’organisation appelle le « salaire viable ».

Selon leurs calculs, ce revenu « viable » se situe entre 21 172 $ et 28 534 $, selon l’endroit où l’on vit au Québec. C’est plus élevé que les quelque 18 000 $ fournis par les programmes publics.

Imprévus coûteux

Cette situation amène plus d’endettement chez les aînés qui n’arrivent plus à faire face aux imprévus.
« J’ai eu plusieurs demandes de gens qui ont le supplément [de revenu garanti] pour des retards de loyer parce qu’il est arrivé quelque chose. Ils ont dû payer des médicaments de plus par exemple ou une petite réparation à la maison », explique Émilie Dansereau, qui s’occupe du fonds d’entraide à l’ACEF du Nord, qui offre des petits prêts sans intérêt.pour les personnes à faible revenu.

Selon l’IRIS, la meilleure façon de régler le problème serait de bonifier rapidement le Régime des rentes du Québec pour que les employeurs et les employés actifs puissent en bénéficier.

Des aînés endettés

► 5000 $ : manque à gagner annuel avec les prestations du gouvernement pour qu’une personne seule puisse bien vivre à Montréal
► 20 % des retraités paient encore leur hypothèque
► 25 % des retraités ne remboursent pas leur solde de carte de crédit au complet chaque mois
► 55 000 $ : dettes moyennes des retraités
► 18 012 $ : seuil de la pauvreté pour une personne seule par année

Sources : IRIS et Financière Sun life

RD

10 symptômes oculaires à ne pas négliger

Article de Sandrine Champigny, magazine BelÂge, 7 mai 2018

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On prend soin de notre santé en général, mais s’attarde-t-on assez à nos yeux? «Dès 60 ans, on devrait avoir un examen régulier avec un ophtalmologiste, surtout si on est diabétique ou qu’on a un historique familial de glaucome», conseille l’ophtalmologiste et professeure Mona Harissi-Dagher, membre de la Société canadienne d'ophtalmologie. 

Voici 10 symptômes à surveiller pour avoir notre santé oculaire à l’œil!


Une vision embrouillée

«Toute vision embrouillée nécessite d’être examinée», affirme l’ophtalmologiste. Ce symptôme pourrait être le signe qu’on a besoin de lunettes.

Une baisse subite de la vision

«Ça pourrait dénoter un décollement ou une occlusion de la rétine, entre autres, soutient l’experte. Ça peut être très dangereux pour la vision.» Dans le cas d’une diminution de la vision subite, on se rend directement chez le médecin.

Une rougeur de l’œil

Bien qu’on puisse généralement régler les problèmes liés à la rougeur des yeux en pharmacie, on reste tout de même à l’affut. Que ce soit une inflammation ou une infection, on doit traiter notre rougeur rapidement.

Un œil douloureux

Un œil qui fait mal peut vouloir dire qu’on développe une infection ou une inflammation», résume l’ophtalmologiste.

Une enflure de la paupière

Souvent causée par un orgelet ou une infection commune ou bénigne, l’enflure de la paupière peut être guérie facilement avec des produits offerts en pharmacie. «Si on ne la traite pas, ça perdure et ça peut devenir très irritant», soutient-elle.

Un point flottant

Si on voit des points noirs ou ce qui nous donne l’impression d’être des poils d’araignées, des cheveux ou des mouches, on se rend tout de suite chez le médecin. «C’est le genre de symptôme qui peut mener à un décollement de la rétine. On s’assure que notre médecin nous fasse passer un examen du fond d’œil», insiste celle qui est aussi chef de section Cornée du département d'ophtalmologie de l’Université de Montréal.

Une sensibilité à la lumière 

On aperçoit des flashs de lumière ou on devient très sensible à la lumière? On n’attend pas avant de visiter un spécialiste. «Ça peut signaler une migraine ophtalmique, mais ça peut aller jusqu’à quelque chose d’aussi grave qu’un décollement ou un déchirement de la rétine», avertit Dre Harissi-Dagher.

Les yeux secs

À partir de la quarantaine, les femmes ont souvent les yeux secs», constate l’experte. Bien que souvent sans conséquence, la sécheresse oculaire est très inconfortable. On s’en débarrasse avec des gouttes, qu’on trouve en vente libre.

Des sécrétions     

«Toute sécrétion ou pus veut dire qu’on a une infection, qui va nécessiter des antibiotiques», prévient Mona Harissi-Dagher.

Un œil larmoyant

Nos voies lacrymales sont peut-être bloquées si nos yeux coulent sans cesse. «Parce que nos larmes ne sont pas drainées, elles ressortent sur nos joues», explique-t-elle. La solution? Consulter notre pharmacien et, s’il n’est pas en mesure de nous aider, prendre rendez-vous chez un spécialiste.

RD

jeudi 10 mai 2018

Plus vieux, plus malades; portrait de la santé des Canadiens

Daniel Blanchette Pelletier, ici.radio-canada.ca - spécial, mars 2018


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Les Canadiens vivent plus longtemps que jamais, mais ils n’échappent pas pour autant à la maladie. Malgré la progression de l’espérance de vie et le recul du taux de mortalité, de mauvaises habitudes de vie pèsent lourd sur leur santé. Au point où les experts les mettent en garde contre une crise de santé publique si rien n’est fait. 

 Comportements à risque et maladies

 Plus de 1 Canadien sur 6 est âgé de 65 ans et plus. Ce groupe d’âge croît quatre fois plus vite que l’ensemble de la population. Sans surprise, l’espérance de vie au pays est en progression constante depuis plusieurs décennies.

Progression de l'espérance de vie 

 Mais à quoi bon vivre plus vieux si la santé n’est pas au rendez-vous? Les habitudes de vie malsaines des Canadiens réduisent le nombre d’années qu’ils peuvent espérer vivre en pleine forme.

« Nous avons confirmé que l’inactivité physique, la mauvaise alimentation, la consommation abusive d’alcool et le tabagisme ont un impact majeur sur la santé », explique Doug Manual, chercheur à l’hôpital d’Ottawa. 

« Ces mauvaises habitudes réduisent non seulement le nombre d’années de vie, mais aussi les années vécues en bonne santé », résume-t-il, lui-même étonné par le nombre d’années que peuvent perdre les Canadiens.

 Réduction de l'espérance de vie selon des comportements malsains

L’alimentation au coeur du problème

Fumer diminue incontestablement l’espérance de vie, mais les mauvaises habitudes alimentaires sont la nouvelle source de préoccupation. Seulement le tiers des Canadiens consomme, par exemple, au moins cinq portions de fruits et légumes chaque jour.
« Si la part en fruits et légumes est insuffisante, c’est qu’on la remplace par d’autres aliments », lance d’entrée de jeu la directrice de la Coalition québécoise pour la problématique du poids, Corinne Voyer. 

Les Canadiens ont dorénavant un apport énergétique réduit en glucides, mais plus riche en graisses et en protéines. Ils n’atteignent pas non plus les doses recommandées de vitamines et de minéraux.

« Le problème, c’est que notre alimentation dépend de la production industrielle, renchérit Janusz Kaczorowski. On est très loin d’une alimentation naturelle. »
Selon le chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, il faut manger le moins possible d’aliments transformés, où il y a beaucoup de gras, de sucre et de sel.
Combinée à l’inactivité physique et à la sédentarité, une alimentation malsaine explique pourquoi une majorité de Canadiens souffrent d’embonpoint. 

« Pendant qu’on se dirigeait vers des actions intenses en activité physique pour faire bouger plus la population, on ne regardait pas l’assiette. La réalité, c’est que l’alimentaire joue beaucoup dans la problématique d’obésité et de maladie chronique. » - Corinne Voyer, Coalition québécoise pour la problématique du poids

Évitables, mais…

« La population en général est en bonne santé, mais environ 1 adulte sur 5 est atteint d’au moins une des maladies chroniques majeures », se désole la conseillère médicale à l’Agence de santé publique du Canada Louise Pelletier.

Pourtant les principales maladies chroniques qui affligent les Canadiens, comme le cancer et les maladies du coeur, seraient en grande partie évitables si ce n’était pas des mauvaises habitudes de vie.

Comportements malsains chez les 20 ans et plus

« Ce sont des facteurs sur lesquels nous avons un contrôle, qui sont modifiables. C’est nous qui choisissons de fumer, de bien manger ou pas, de faire de l’activité physique ou pas. Ça ne dépend que de nous », rappelle la directrice de recherche et développement à la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer, Nouha Ben Gaied.
La hausse des maladies neurodégénératives, dont l’alzheimer, est une source d’inquiétudes, puisque les mauvaises habitudes de vie sont des facteurs de risque supplémentaires dans leur développement, rappelle-t-elle.

Et ce ne serait qu’un début, prévient Nouha Ben Gaied. Le nombre de cas de démence doublera d’ici une génération, notamment en raison du vieillissement de la population. 

« La prévalence des maladies chroniques est en augmentation de façon très importante, se désole à son tour le chercheur Janusz Kaczorowski. Les personnes sont plus âgées mais plus malades, avec même plus d’une maladie. »

Maladies chroniques chez les 65 ans et plus

Les maladies chroniques sont responsables de 65 % des décès au Canada et demeurent la cause principale de tous les décès prématurés.

Les principales causes de mortalité au Canada sont liées en majorité à la maladie chronique

Malgré tout, la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires et respiratoires est à la baisse, notamment en raison de l’abandon progressif de la cigarette chez les Canadiens.

État des fumeurs en 2016


Les campagnes musclées et les différentes lois contre l’industrie du tabac ont donc porté leurs fruits. Mais ont-elles monopolisé l’attention au point de négliger d’autres comportements malsains? 

« Au niveau alimentaire, on a été très laxiste, convient Corinne Voyer de la Coalition poids. On a très peu encadré l’industrie, surtout au niveau des produits transformés. On n’a pas réagi assez vite pour voir venir les problèmes et on se retrouve devant les faits accomplis. »

La santé des jeunes hypothéquée

Le problème est d’autant plus préoccupant chez les jeunes. Le quart d’entre eux souffre d’embonpoint ou est carrément obèse, un sommet atteint il y a 10 ans et qui a peu changé depuis.
En plus de mal s’alimenter, beaucoup de jeunes négligent l’activité physique et adoptent très tôt des comportements sédentaires qu’ils conservent en vieillissant. 

Seulement le tiers des enfants respecte les recommandations d'au moins 60 minutes d’activité physique par jour.

Activité physique chez les jeunes


Non seulement ces comportements ont des effets immédiats, mais ils sont aussi inquiétants pour l’avenir.

« L’obésité en jeune âge et à l’adolescence est l’un des plus importants facteurs associés à l’obésité chez l’adulte, précise la conseillère médicale à l’Agence de santé publique du Canada Louise Pelletier. Et on le sait, l’obésité est associée à plein d’autres maladies, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, certains cancers, etc. ».

Portrait de la maladie chronique en chiffres

  • 2,3 millions de Canadiens souffrent de maladies cardiovasculaires.
  • 2,7 millions vivent avec le diabète et plus de 4 millions en seront atteints d’ici 2020.
  • 565 000 Canadiens sont atteints d’une maladie neurodégénérative et ils seront près de 1 million d’ici 15 ans.
  • 2 Canadiens sur 5 recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie, 1 sur 4 en mourra.

Mieux vaut prévenir que guérir

Le Canada doit s’attaquer à la prévention des maladies chroniques, martèlent tous les experts.
« C’est plus facile de manger mal que de manger bien. C’est aussi plus facile d’être sédentaire que d’être actif. Et c’est la politique publique qui peut pousser les gens dans la bonne direction. »
- Janusz Kaczorowski, Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal
Il y a donc un besoin urgent de politiques et de programmes qui font la promotion des saines habitudes de vie et de la prévention des maladies chroniques.

« Il faut continuer à faire des efforts de prévention à tous les niveaux, reconnaît Louise Pelletier. Au niveau individuel, en aidant les personnes à adopter de bonnes habitudes de vie, mais aussi au niveau communautaire, en encourageant les municipalités à créer des parcs et à développer des pistes cyclables, et au niveau gouvernemental, par le développement de politiques en santé. »

Le Canada, un pays malgré tout en santé

Mais quand on se compare, on se console. Le Canada demeure malgré tout un pays en santé, comparativement à d’autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Comportements néfastes et effets sur la santé

  • Mauvaise alimentation, qui ne mange ni fruit ni légume; 
  • Diabète, 20 à 79 ans; 
  • Consommation abusive d'alcool, six consommations et plus en une occasion au moins une fois dans le mois précédent (2010), 15 ans et plus; 
  • Tabagisme, 15 ans et plus.

Il n’en demeure pas moins que le Canada perd du terrain, étant devenu l’un des pires en ce qui a trait aux taux d’obésité.

Difficile à présent d’éviter une crise de santé publique, estime Corinne Voyer de la Coalition poids. « On est même déjà dans la crise, à mon avis, lance-t-elle. Et on réagit beaucoup trop tardivement. »
« On ne verra pas de diminution de l’obésité avant un bon 20 ans », déplore-t-elle, insistant sur le fait que la seule façon de changer la donne est de réagir dès maintenant, en se concentrant sur les générations futures.

Daniel Blanchette Pelletier journaliste, Éric Larouche chef de pupitre, André Guimaraes développeur et Santiago Salcido designer. 

RD

lundi 30 avril 2018

Les revendications des aînés québécois pour les prochaines élections à l'automne 2018

LA PRESSE CANADIENNE - ICI.RADIO-CANADA.CA , 30 avril 2018


Résultats de recherche d'images pour « les aînés du Québec » Les aînés font connaître leurs demandes en vue des élections

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Cinq associations représentant plus de 700 000 aînés au Québec ont adressé leurs demandes préélectorales aux partis politiques, lundi, afin d'obtenir des engagements de leur part. 

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Cosignataires du document « Pour un Québec digne de ses aînés », elles réclament entre autres : le stationnement gratuit pour les visiteurs dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), un vaccin gratuit contre le zona, des logements mieux adaptés, ainsi que davantage de subventions pour couvrir l'achat de lunettes, d'appareils auditifs et de prothèses dentaires.


Au total, 16 demandes ont été regroupées en cinq thèmes : prévention, soins à domicile et en CHSLD, proches aidants, revenus à la retraite et habitation.

En point de presse à Québec lundi, le président de l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP), Donald Tremblay, a déploré l'absence d'un plan global pour les aînés du Québec.

« Jusqu'à maintenant, ce qu'on a vu, ce sont des traitements à la pièce, par crise, par opportunité politique, a-t-il déclaré. Chaque fois qu'il y a quelque chose de soulevé, on le traite à la pièce. Nous, ce qu'on dit, c'est prenons ça dans son ensemble. »

Il a promis que les aînés feront entendre leurs voix tout au long de la campagne électorale provinciale, qui se déroulera cet automne. Les associations espèrent aussi la tenue d'un débat entre les partis sur le thème des aînés.

S'il est vrai que les aînés ne peuvent pas faire la grève, ils peuvent toutefois « se retirer complètement » d'une foule d'activités bénévoles, ont menacé les associations, lundi.
« Ce serait une catastrophe, a affirmé M. Tremblay. Les personnes de 65 ans et plus [...] en nombre d'heures, ce sont elles qui en font le plus. »

« À chaque présence partout au Québec, lors de la campagne électorale, il risque de se retrouver des représentants d'aînés dans les salles, où on va poser des questions, défier, lancer le défi : "Quel est votre plan vous dans votre parti?" » a-t-il ajouté.

Absence de consultations publiques

Le Québec compte environ 100 000 aînés de plus chaque année. En 2031, ce sera plus du quart de la population qui aura 65 ans et plus.

Lundi, les associations se sont dites frustrées que les états généraux qu'elles réclamaient pour nourrir la prochaine politique « Vieillir et vivre ensemble » du gouvernement Couillard n'aient jamais eu lieu.

Les dernières consultations publiques sur le sujet remontent à 2007.

La ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau, a rencontré pendant plus d'une heure les cinq associations afin qu'elles lui présentent leurs revendications en vue des prochaines élections. Elle a écouté attentivement leurs doléances, a affirmé son attaché de presse, Marc Lapointe, dans un courriel.

« Notre gouvernement est en accord avec l'importance que l'on doit accorder à la qualité de vie de nos aînés au Québec. C'est pourquoi notre gouvernement a mis en place des plans d'action, des politiques ainsi que des lois afin d'offrir des milieux de vie sains et sécuritaires aux personnes aînées et de protéger les plus vulnérables », a dit la ministre dans une déclaration écrite.

Elle cite en exemple la loi 115 sur la maltraitance, adoptée en mai 2017. La pièce législative rend obligatoire la dénonciation d'actes répréhensibles dans les CHSLD, mais ne prévoit aucune sanction pénale.

La ministre rappelle aussi avoir ajouté des travailleurs dans le réseau, et présenté un deuxième plan d'action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les aînés, assorti d'une enveloppe de 45,8 millions de dollars sur six ans.

Les associations signataires du document Pour un Québec digne de ses aînés sont : le Réseau FADOQ, l'AQRP, l'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ), l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) ainsi que le Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS).


Pour un Québec digne de ses aînés rassemble, dans une plateforme commune, 16 revendications touchant des besoins précis qui peuvent être comblés rapidement. Ces revendications constituent une manifestation tangible d’une volonté d’améliorer les conditions de vie des aînés. Ces demandes touchent différentes facettes de leur qualité de vie : les soins et les services à domicile et en CHSLD, les proches aidants, la prévention, les revenus à la retraite et l’habitation.

Les défis démographiques sont importants. Au Québec, le taux d’accroissement du nombre d’aînés est le plus élevé parmi les pays de l’OCDE. Les projections indiquent que la proportion d’aînés passera d’environ 23 % en 2025 à plus de 28 % en 2061. La société doit s’adapter en changeant de paradigme. Les enjeux reliés aux aînés doivent devenir une priorité nationale pour le Québec.

Maurice Dupont, président du Réseau FADOQ : « Les aînés québécois sont inquiets, et avec raison. Les 16 revendications représentent le minimum requis pour assurer aux aînés une qualité de vie adéquate. On ne demande pas de décrocher la lune, mais uniquement des gestes concrets qui feront une différence réelle, en particulier pour les personnes âgées les plus vulnérables. »

Lise Lapointe, présidente de l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ) : « Parmi nos membres, nous avons des personnes aidées, mais aussi des proches aidants. Malheureusement, nous constatons trop souvent que ces personnes s’épuisent à la tâche, faute de soutien et de répit. Par exemple, lors des rendez-vous médicaux, on ne prend même pas le temps de leur demander comment elles vont. Il faut changer d’approche. Il faut qu’on prenne en compte les besoins des proches aidants pour leur bien-être et celui de la personne aidée. »

Donald Tremblay, président de l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) : « La condition socio-économique des aînés au Québec est toujours préoccupante et continue de se détériorer. Selon les chiffres du recensement de 2016, 18,7 % des aînés québécois vivent sous la mesure de faible revenu après impôt, une augmentation de 2 % par rapport à 2005. Nous proposons aujourd’hui différentes mesures afin de donner un souffle aux aînés du Québec. »

Andrée Lamontagne, présidente du Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS) : « Avec le recul observé ces dernières années au niveau des soins et des services à domicile, il est impératif de réclamer l’assurance que les aînés pourront continuer de vieillir à leur domicile, comme ils le souhaitent, en toute sécurité et avec les moyens nécessaires pour en profiter. »

Judith Gagnon, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) : « Les aînés constituent une force d’avenir sur laquelle il faut s’appuyer pour changer les choses. C’est nous qui devons être les principaux acteurs des changements sociaux demandés. Il est essentiel, afin de donner un signal clair de l’importance du dossier des aînés pour la société québécoise, de renforcer la structure gouvernementale actuelle : création d’un ministère des Aînés indépendant avec un budget significatif, mise en place d’une structure de consultation formée de grands groupes d’aînés, diverses tables de concertation des aînés, des universités et des ressources spécialisées en gérontologie pour alimenter le Ministère et participer au développement collectif d’une société amie des aînés. »

Les revendications et la plateforme commune sont disponibles sur le site Web de chaque association membre de la coalition :

FADOQ : www.fadoq.caAREQ-CSQ : www.areq.lacsq.orgAQRP : www.aqrp.qc.caAQDR : www.aqdr.orgRIIRS : www.riirs.org

Contacts médias : 

FADOQ : Bernard Blanchard, bernard.blanchard@fadoq.ca, 514 557-0001
AREQ-CSQ : Samuel Labrecque, labrecque.samuel@areq.lacsq.org, 514 742-9056
AQRP : David Chamberland, david.chamberland@aqrp.qc.ca, 418 999-6787
AQDR : Judith Gagnon, 418 997-4606
RIIRS : Brigitte Maheu, info@riirs.org, 418 626-0861

 RD

vendredi 27 avril 2018

Les seniors sont-ils asexués ?

Article de Carole Mercier, 16 mai 2009, InfoSenior.com


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La sexualité des seniors est un sujet de discussion sulfureux dans la société. Nombreux sont ceux qui pensent que la vieillesse signifie l’arrêt total des relations sexuelles. Cette considération est-elle irréfutable ?

Les préjugés relatifs aux performances sexuelles des seniors

Nombreuses sont les personnes qui pensent être en fin de vie à l’approche de la cinquantaine. Cette auto mésestimation résulte du fait que les gens ont toujours des préjugés plutôt péjoratifs à l’endroit des personnes âgées, notamment au niveau de leurs performances sexuelles dans une vie de couple.

La majorité estime que les relations sexuelles ne sont plus à la portée des seniors. Le corps devient faible, la libido est en perpétuel affaiblissement et les désirs sexuels ne sont plus ce qu’ils étaient. A ne considérer que l’opinion de la masse, les relations sexuelles n’ont plus lieu d’être chez les seniors. Autant de préjugés font du troisième âge une période triste et ennuyeuse de la vie.

La sexualité des seniors 


L’hédonisme n’est nullement le privilège de la jeunesse. Il est vrai que la santé physique des seniors est défaillante comparée à celle de la jeunesse. Cependant, cette défaillance physique n’influe pas nécessairement sur l’état d’âme et la puissance sexuelle des seniors. Ceci s’explique par le fait que la joie de vivre est fonction de l’ampleur de notre optimisme. Les performances sexuelles quant à elles, dépendent notamment du degré d’attirance éprouvée envers la personne aimée. La sexualité des seniors est, contrairement aux préjugés, plus libre et plus épanouie.

Malgré les modifications corporelles telles que les rides ou divers types d’affaissements cutanés, un mari amoureux verra toujours sa femme belle et désirable. L’intensité de l’amour rehausse de manière significative la libido et rend les rapports sexuels plaisants. L’amour est la raison qui pousse les gens à s’adonner aux rapports sexuels. Tant que l’amour perdure, le désir ne risque pas de diminuer malgré l’affaiblissement du corps.

RD

Une nouvelle vie après 65 ans

Article de Lucile Parilla, 22 janvier 2009, InfoSenior.com




















Beaucoup de personnes pensent à la dépendance des personnes âgées. Or, le vieillissement n’est pas synonyme de dépendance : seules 7 % des personnes âgées de plus de quatre-vingts ans sont dépendantes (étude INSEE 2007).

 En un siècle, l’espérance de vie de la population française s’est allongée de vingt-cinq ans. Grâce aux progrès médicaux et à une hygiène de vie plus saine, les seniors représentent maintenant un quart de la population française et ont une place bien ancrée dans notre société.

Comment vivre le vieillissement de la façon la plus épanouie pour nous et notre entourage ?

Tout d’abord, il est intéressant de voir que beaucoup d’entre nous ne se voient pas vieillir. Pourtant, le temps passe et rien ne peut empêcher l’homme de vieillir, pas même quelques crèmes anti-rides ou recettes miracles !

La vieillesse n’est pas une maladie. Il est important que chacun d’entre nous accepte son vieillissement pour ainsi vivre de la façon la plus harmonieuse cet âge de la vie.
L’acceptation du temps qui passe est très important pour profiter pleinement de ce nouvel âge. Rien ne sert de culpabiliser ou de penser à toutes ces choses que vous auriez aimé faire et vous que vous ne ferez finalement jamais. Soyez serein et voyez plutôt cette étape de vie comme un âge de raison et de sagesse. Une nouvelle liberté vous est offerte !

Profitez du temps que vous avez pour donnez du sens à votre vie.

Investissez vous et ne vous renfermez surtout pas dans la solitude ; les liens familiaux et sociaux sont très importants pour votre équilibre et votre bien-être intérieur. Si vous n’avez pas de famille, pourquoi ne pas envisager d’aider les autres ?

Lorsque l’on est confronté au vieillissement de ses proches, principalement de ses parents, nous nous sentons quelque peu démunis, fini l’âge de l’insouciance. L’affaiblissement, la fatigue, la maladie et la peur de la mort sont difficiles à accepter. C’est à ce moment là de la vie que nous nous confrontons directement avec le monde adulte.

N’ayez pas peur de la vieillesse.

Beaucoup de personnes pensent à la dépendance des personnes âgées. Or, le vieillissement n’est pas synonyme de dépendance : seules 7 % des personnes âgées de plus de quatre-vingts ans sont dépendantes (étude INSEE 2007).

Autre élément important, le cerveau d’une personne âgée fonctionne différemment d’une personne d’un plus jeune âge, cela ne veut cependant pas dire que l’on perd ses capacités de raisonnement, les cellules nerveuses ne disparaissent pas. Il est important de stimuler ses capacités mentales.

Entretenez votre cerveau

Pensez à exercer des activités intellectuelles stimulantes comme la lecture, les mots croisés, les jeux de mémoire, de logique tels que les sudoku… Par la même occasion, cela vous aidera à vous sentir moins préoccupés par vos peurs ou soucis de santé.

Aussi, prenez soin de vous. Prenez du temps pour vivre le moment présent. Pour cela, créer des projets de vie et profitez de votre temps libre pour l’occuper intelligemment et avec plaisir.
Ne vous enfermer pas dans la peur de la maladie ou de la mort et appréciez cette « nouvelle jeunesse » qui vous est offerte en vous consacrant à des activités physiques du type marche à pied, yoga, gymnastique douce… et sociales.

De nombreuses associations et clubs existent partout en France, vous pourrez y pratiquer des activités artistiques ou physiques et vous rendre utiles. Par exemple, pourquoi ne pas faire du soutien scolaire aux enfants en difficultés d’apprentissage ?

S’investir activement dans des actions civiques vous aidera à vous sentir utiles et épanouis, tout en étant d’une grande aide autour de vous.

Autre aspect important, ayez une hygiène de vie et une alimentation équilibrée. Car contrairement aux idées reçues, les besoins énergétiques des seniors ne diminuent pas.

Enfin, si vous en avez l’opportunité, appréciez le temps libre que vous avez pour voir vos enfants et petits-enfants grandir et s’épanouir. Vous êtes un exemple de sagesse pour ces nouvelles générations.

RD

Les troubles du sommeil chez les seniors

Article de Carole Mercier, 1er juin 2010, infoSenior.com

















Les personnes âgées sont les plus touchées par les troubles du sommeil, notamment l’insomnie. Avec l’âge, le sommeil devient léger et les réveils précoces ainsi que la somnolence durant la journée plus fréquents. À partir de 65 ans, la durée du sommeil paradoxal diminue, car les mouvements oculaires sont moins rapides. Les causes peuvent être dues aux prises de médicaments, aux maladies physiques ou psychiatriques. Petit point sur le phénomène.

Les troubles du sommeil liés à l’âge

Selon une enquête menée par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), 72 % des seniors se plaindraient d’insomnie et 65 % seraient considérés comme somnolents. Il faut savoir que le sommeil est un processus actif complexe divisé en deux catégories : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le besoin et la durée du sommeil sont de 7 à 8 heures en moyenne pour un adulte, mais peuvent varier d’un individu à un autre. Au cours de la vie, le sommeil diminue graduellement, surtout sa répartition. La durée du sommeil léger augmente de façon importante et alors que la durée du sommeil profond réduit en proportion. Les périodes de réveil deviennent plus fréquentes et aboutissent à une fragmentation du sommeil.

Ces perturbations peuvent être provoquées par des maladies chroniques ou des prises de médicaments. Le bruit peut également être un élément perturbateur et entraîner plusieurs types de réactions corporelles. Au-delà d’un certain seuil, le bruit peut être responsable de l’augmentation du rythme cardiaque, de la modification de l’activité cérébrale et d’un changement de stade du sommeil.

Quand le bruit devient important, il provoque une réaction motrice et un éveil de durée variable. Une exposition au soleil pendant la journée modifie également la structure du sommeil en augmentant les phases de sommeil lent profond. Par contre, le froid diminue le sommeil paradoxal. La lumière et les habitudes sociales constituent un soutien efficace du rythme veille/sommeil.

Les solutions contre les troubles du sommeil

Il est important de connaître son rythme de sommeil pour pouvoir combattre l’insomnie. Vérifiez également l’environnement de votre chambre à coucher : le bruit, la température, la lumière. Pensez à respecter un rythme de sommeil régulier sans dépasser les 7 à 8 h de sommeil par jour et à vous lever à la même heure malgré une nuit agitée. Évitez les siestes durant la journée pour ne pas compromettre le sommeil de la nuit suivante. Les repas copieux le soir sont proscrits ainsi que les substances excitantes comme le café, l’alcool, le thé noir et les boissons gazeuses. Une activité physique régulière peut améliorer la qualité de votre sommeil. Une consultation auprès de votre médecin est nécessaire pour vérifier votre traitement en cas de maladie. En cas de réveil au cours de la nuit, vous pouvez pratiquer une activité tranquille comme la lecture si l’endormissement ne se fait pas dans les trente minutes.

Les médicaments pourraient être une solution, mais il faut rester vigilant. Si une maladie est responsable des troubles du sommeil, il est important de guérir d’abord cette maladie. La prise de somnifères doit correspondre à une durée limitée lors de situations particulières. Ces médicaments peuvent être prescrits lorsque le sommeil est perturbé de façon persistante, mais un certain nombre de facteurs rendent dangereuse l’utilisation chronique de somnifères. Des effets peuvent apparaître comme la somnolence, la diminution des capacités à effectuer les activités quotidiennes, la diminution des performances de la mémoire. La prise de somnifères implique une dépendance engendrant un sevrage, et un état de confusion lors de l’arrêt brusque de médication. Il est donc important d’essayer des mesures simples non médicamenteuses.

RD