Vivre la vie d'un Senior

mercredi 24 mai 2017

Le Guide Programmes et Services pour aînés du Québec


Comment trouver les réponses aux questions auxquelles sont confrontés les aînés du Québec au quotidien ?

  • Comment profiter des programmes d'aides auditives ?
  • Puis-je avoir accès à mon dossier médical ?
  • À quelle allocation-logement ai-je droit ?
  • Comment résilier mon bail ?
  • Qui peut m'aider à remplir mes déclarations d'impôt ?
  • Quels sont les services d'aide domestique offerts ? 
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Vous trouverez réponse à ces questions et à des dizaines d'autres dans l'édition «PROGRAMMES ET SERVICES POUR LES AÎNÉS du gouvernement du Québec, Édition 2016-2017»

Cet outil vous sera des plus utile pour agir de façon autonome ou pour savoir où demander de l'aide, qu'il s'agisse de santé, d'habitation, d'impôt ou de revenus de retraite. Il couvre également les questions liés à la perte d'autonomie (procuration, aptitude à conduire un véhicule, etc.), au maintien à domicile, au décès et à différents autres droits et recours, tels que les droits d'accès des grands-parents à leurs petits-enfants. On y trouve même une rubrique sur les voyages et les séjours à l'étranger.

Vous pouvez le consulter en ligne sur le site www.gouv.qc.ca ou vous procurer la version papier dans les bureaux de services Québec.

Pour info : 1-877-644-4545
Pour obtenir une version PDF (en ligne) : Guide Programmes et services pour les aînés du Québec

RD

lundi 22 mai 2017

JEAN BERNIER a visité près d’une vingtaine de pays à vélo

Article de Jonathan Guay, Journal de Montréal, 22 mai 2017

Sur cette photo d'octobre 2015, il roule sur le plus grand lac salé du monde, le Salar Uyuni, en Bolivie

De Vancouver à Joliette, d’Égypte en Afrique du Sud, du Pérou au Chili. Depuis qu’il a pris sa retraite à 59 ans, Jean Bernier estime avoir parcouru près de 30 000 km à vélo dans 18 pays.
 
«À mon âge, c’est important de rester actif, souligne l’habitant de Saint-Charles-Borromée, dans Lanaudière. Mais j’ai toujours ressenti ce besoin.»

Professeur d’éducation physique pendant 32 ans, M. Bernier n’a jamais été capable de s’écraser sur un sofa. Quand l’heure de la retraite a sonné, il s’est tourné vers le vélo pour «meubler» ses temps libres.

«En naviguant sur internet, je suis tombé sur l’histoire d’un homme de 60 ans qui avait traversé le Canada en vélo en maintenant une moyenne de 180 kilomètres par jour. Je me suis donc lancé le défi», indique l’homme de 67 ans.

Quelques semaines plus tard, M. Bernier parcourait en solitaire les 2397 kilomètres qui séparent Saint-Charles-Borromée, dans Lanaudière, à Saint-Jean, de Terre-Neuve. Un «test» de treize jours qu’il a réussi en maintenant une moyenne de... 185 kilomètres par jour.
«Ça m’a donné la piqûre pour les longues randonnées», dit-il. Il a complété la traversée du Canada l’année suivante.

Un périple inoubliable

Parmi tous ses voyages, celui en Afrique, à l’hiver 2011, est le plus mémorable.
En collaboration avec l’organisme Tour d’Afrique, M. Bernier et les autres participants devaient partir en vélo du Caire, en Égypte, et se rendre jusqu’à Cape Town, en Afrique du Sud.

«Pour maintenir le rythme, on devait pédaler entre 85 et 175 kilomètres par jour. Je peux vous assurer que les journées de 85 km étaient les plus difficiles!», raconte-t-il en riant.

Au bout de quatre mois, 12 000 kilomètres, dix pays et plusieurs crevaisons, M. Bernier a finalement franchi la ligne d’arrivée sous les applaudissements nourris des habitants de Cape-Town.

Du vélo jusqu’à 100 ans

Pour conserver la forme, M. Bernier boit trois tasses de thé par jour et il se fait régulièrement «souffrir» dans son garage.

«Pendant l’hiver, je fais 3 à 4 séances de vélo stationnaire par semaine avec quelques séances de musculation, indique le père de deux garçons dans la vingtaine. L’été, je fais du vélo à l’extérieur six jours par semaine.»

Sur sa liste des destinations à faire, il y en a une qui le démange plus que les autres.
«Mon plus grand rêve serait de partir de la Grande Muraille de Chine et d’emprunter la route de soie jusqu’en Turquie (un trajet d’environ 16 000 kilomètres). Ça fait plusieurs années que j’y pense.
«J’aimerais faire du vélo jusqu’à 100 ans. Je suis encore un p’tit jeune, je veux en profiter!», conclut-il.

Grand amateur de course à pied, Jean Bernier a complété le prestigieux marathon de Boston à trois reprises dans les années 1980.

RD

dimanche 21 mai 2017

Il meurt dans les bras de son premier amour

Article de Valérie Bidégaré, Journal de Québec, 21 mai 2017


Un couple d’octogénaires a vécu un vrai conte de fées.

Un octogénaire est décédé, il y a deux semaines, dans les bras de son amour d’enfance, qu’il a épousé lors d’une cérémonie digne «des plus beaux contes de fées», il y a tout juste trois ans.

 LE MARIAGE DU COUPLE D'OCTOGÉNAIRES


L’église Notre-Dame-de-la-Garde a été le théâtre d’une cérémonie digne «des plus beaux contes de fées», hier, alors qu’un couple d’octogénaires s’étant perdu de vue pendant plus de soixante-dix ans a uni sa destinée.

L’émotion était palpable à l’intérieur du lieu de culte où Julie-Rachel Bordeleau, 84 ans, et Edwin Arsenault, 85 ans, se sont dit «oui» devant famille et amis, ravivant ainsi un amour de jeunesse. Il y a 70 ans, les tourtereaux, alors âgés de 14 et de 15 ans, se sont fréquentés pendant 5 mois.

«On a ensuite fait notre vie chacun de notre bord. J’étais trop jeune à l’époque pour sortir avec un seul homme. Nous nous sommes mariés chacun de notre côté et fondé nos familles. Puis, nos conjoints sont décédés. Edwin est veuf depuis 12 mois. Il m’a contacté récemment», a relaté Mme Bordeleau.

Coup de foudre

M. Arsenault a téléphoné à son ancienne conquête dans l’espoir de la rencontrer à nouveau. «C’est arrivé drôlement. Au téléphone, je me suis demandé si elle était malade. Je savais qu’elle était belle, elle a toujours été une belle femme et je me demandais si c’était encore le cas. Ça l’était», s’est-il remémoré.

Ainsi, ils conviennent de se rencontrer le lendemain. La chimie est au rendez-vous, puis ils se voient encore et encore jusqu’à ce que la «foudre frappe» lors d’une sortie au casino.

«C’est à ce moment que l’amour a commencé. Il a pris ma main et m’a donné un baiser sur la joue. On a continué de se revoir et on a emménagé ensemble dimanche dernier. La flamme est bien prise et il en est heureux, il ne finit plus de me le dire», a confié la dame.

Si le mariage a rapidement figuré dans les plans du couple, les fiançailles, elles, ne l’étaient pas.

«Notre amour de jeunesse est revenu et nous avions peur de nous quitter davantage. On ne voulait pas ça (…). Ma fille a décidé de tout organiser. Elle disait qu’il fallait faire ça dans les règles de l’art. Elle a réuni la famille au Château Bonne-Entente. On s’est laissé faire comme des enfants», a précisé Mme Bordeleau.

Préparatifs

Au lendemain des fiançailles, le futur marié s’est procuré une bague afin de l’offrir à sa dulcinée. «Edwin m’a vraiment surprise lors des fiançailles parce qu’il m’a officiellement demandé la main de ma mère. Ce n’était pas prévu. C’était très émouvant», a avoué Line Pelletier, la fille de Julie-Rachel.
Quelques semaines à peine après s’être retrouvés, les amoureux ont dû planifier leur mariage. «Une chance, on a pu choisir la date, mais ma fille a choisi la robe après un essayage, le photographe, l’endroit, etc.»

«On a suggéré des options. Pour le gâteau, par exemple, nous sommes allés choisir les couleurs et goûter les saveurs durant un après-midi. C’était une cérémonie pour eux. On a respecté ce qu’ils voulaient et pris en compte leurs désirs. Mon frère a aussi joué du violon, c’était magnifique. Je pense qu’on peut dire mission accomplie», s’est réjouie Mme Pelletier au sortir de la cérémonie, hier, visiblement émotive.

Les nouveaux mariés et leurs convives ont pris la direction de l’hôtel Bonne Entente pour la réception et passer la nuit. «Le voyage de noces, ça ira au printemps quand j’irai mieux. Mais on va au moins dormir là. Elle m’a donné la permission de dormir dans le même lit qu’elle», a mentionné M. Arsenault en souriant.

Ce qu’en pensent les familles

«Tu es tellement belle, ma chérie» – Edwin Arsenault, le marié.

«Je suis comblée. Je me sens émotionnée. C’est un beau mariage que je n’oublierai jamais» – Julie-Rachel Bordeleau, la mariée.

«Je suis très émue. Ils sont beaux.La mariée a l’air d’une belle poupée. C’est beaucoup d’émotions pour eux et pour nous qui sommes émus de les voir si heureux» – la nièce du marié.

 «C’était vraiment touchant. C’est spécial. Il n’y a pasd’âge pour être en amour» – Mme Arsenault, la sœur du marié.

«C’est pratiquement un conte de fées que de reprendre une fréquentation d’autrefois de sorte à ce que vous vous unissez dans les liens du mariage» – le célébrant.

LE DÉCÈS SOUDAIN D'EDWIN

«C’était un homme bon, généreux, affectueux. Une très bonne personne qui allait à la pêche avec ses fils deux fois par année. Il aimait taquiner, il était ricaneur, vif d’esprit et allumé», laisse difficilement tomber la veuve d’Edwin Arsenault, Julie-Rachel Bordeleau.

Il y a deux semaines, l’amour de sa vie l’a quittée «subitement» alors qu’il s’est éteint «dans ses bras».

Un dernier déjeuner

«Il est décédé en début d’avant-midi. Ils avaient eu notamment le temps de déjeuner ensemble. C’est ce qui fait qu’elle est encore plus en état de choc, ça s’est fait tellement rapidement», confie la fille de Mme Bordeleau, Lyne Pelletier, alors que la famille croit qu’un malaise cardiaque a pu emporter l’homme âgé de 87 ans.

«Il est mort la veille de son 88e anniversaire. [...] L’adaptation va être quelque chose, ils s’apportaient beaucoup l’un et l’autre. Ils étaient toujours ensemble. Ça a été très intense.»

« Le rêve est possible »

Le couple d’octogénaires avait uni sa destinée, le 31 août 2014, à l’église Notre-Dame-de-la-Garde, après s’être perdu de vue pendant plus de soixante-dix ans.

Le Journal avait d’ailleurs assisté à cette cérémonie, qualifiée par plusieurs de «digne des plus beaux contes de fées». Il faut dire que M. Arsenault avait retrouvé la trace de son ancienne flamme avant de la contacter. Le couple s’était rencontré à quelques reprises avant que la «foudre frappe», lors d’une sortie au casino.

«C’est un bel exemple d’espoir et que le rêve est possible. Un bel exemple que l’amour n’a pas d’âge. Ils ont inspiré plusieurs couples», s’émerveille Mme Pelletier.

«S’il n’a pas dit 10 000 fois à ma mère “je t’aime” depuis, il ne l’a pas dit une fois. Il lui disait constamment “je t’aime” et “je te trouve belle”. Ce sont des retrouvailles très inspirantes.”

Les époux avaient emménagé à la résidence du Haut Saint-Laurent, à Saint-Augustin-de-Desmaures, peu de temps après leur mariage avant d’effectuer un pèlerinage, l’an dernier, en guise de voyage de noces.

♦ Les funérailles de M. Arsenault ont été célébrées, samedi, à la même église où le couple avait uni sa destinée, en 2014. De plus, le mariage et les funérailles ont été présidés par le même prêtre.

 RD

vendredi 5 mai 2017

Personnes toxiques: comment s’en libérer

Article de Linda Priestley, Bel Âge, 18 avril 2017


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Fait étonnant révélé par notre grande enquête-anniversaire Bel Âge: un des plus gros regrets à vie serait de ne pas avoir réussi à éloigner de nous ceux qui nuisent à notre bien-être. Heureusement, les solutions abondent pour arriver à dire adieu aux personnes toxiques, une fois pour toutes!

Un conjoint manipulateur qui nous fait nous sentir minuscule, un ami narcissique qui ne nous veut pas du bien, un proche parent frustré par notre réussite amoureuse ou professionnelle? La première chose est de dépister les faux amis. Mais comment distinguer les véritables poisons des autres? «Parfois, c’est juste l’association de deux personnes qui fait que l’une est toxique pour l’autre, explique Julie Arcoulin, spécialiste en développement personnel et relationnel. Si elles partagent, par exemple, les mêmes problèmes non résolus, elles peuvent soit s’éviter, soit tenter d’évoluer ensemble. Mais d’une manière ou d’une autre, ni l’une ni l’autre n’est toxique à la base.» 

Toutefois, certains signes ne trompent pas. Parmi ceux à surveiller chez un individu potentiellement venimeux:

1. Il ne s’excuse jamais.

De toute manière, c’est toujours la faute à quelqu’un d’autre.
Il a réponse à tout, sait tout et fait zéro introspection. «Dans une thérapie de couple, il dira au psychiatre: "C’est ma femme qui est folle", explique le Dr Gérard Ouimet, professeur en psychologie à l’Université de Montréal. D’où la difficulté à échanger.» Si on l’entend souvent demander: «Veux-tu que je te dise c’est quoi, ton problème?» ça augure mal.

2. Avec lui, c’est à prendre ou à laisser.

Il est d’une très grande rigidité et fait fi des compromis. Il envoie souvent en plein visage l’ultimatum: «Prenez-moi comme je suis!» 

3. Il exagère.

«Il peut s’agir d’un dépendant affectif, par exemple, qui nous appelle dix fois dans la matinée pour nous dire qu’il nous aime, ou d'un narcissique qui se vante d’avoir organisé une conférence du tonnerre à laquelle, pourtant, n’ont assisté que trois personnes», rapporte le Dr Ouimet.

4. Il excelle dans la manipulation.

Son mode d’opération habituel est de faire exécuter ses quatre volontés par tous les moyens possibles. Il a aussi le don d’influencer les autres et de les faire douter d’eux-mêmes.

5. Il est notre juge le plus impitoyable.

Il passe son temps à nous rabaisser et à nous critiquer sévèrement.

6. Il fait la sourde oreille.

Dans une discussion envenimée, il ignore nos arguments et fait preuve de mauvaise foi. On se sent obligé de se défendre constamment. 

7. Il est hyper négatif.

Toujours en mode problème plutôt que solution: à son avis, aucune issue n’est possible, mieux vaut alors se lamenter.

8. Il ne s’intéresse pas à nous.

On ne le verra jamais nous encourager ni nous soutenir d’aucune façon. Égocentrique, il ne supporte pas l'idée que certains événements de notre vie puissent détourner l’attention de lui.

9. Il divise pour mieux régner.

Semeur de zizanie, il aime le conflit parce que cela lui donne l’impression de contrôler les gens. Habile à tirer les confidences, il s’en sert ensuite pour monter les uns contre les autres.

Opération libération

On hésite? On se demande si on doit être plus tolérant et donner une chance à l’autre? Pour trancher, un travail d’introspection s’impose… «Mais à un moment donné, il vaut mieux cesser de se torturer en se demandant si le problème vient de nous, conseille Julie Arcoulin. On aurait davantage intérêt à trouver la juste mesure entre remise en question et autoprotection.» N’ayons pas peur de nous fier à notre instinct, nous encourage la spécialiste: «On n’a qu’à constater comment on se sent en présence de cette personne, et après son départ.» Si on a chaque fois le moral dans les talons et qu’on se sent diminué, c’est signe qu’il est temps d’évaluer notre relation avec elle.

Si on se fie aux victimes qui ont partagé leur histoire sur notre site lebelage.ca, couper les ponts est salutaire pour le bien-être, ne pas le faire nuisant à notre épanouissement. Baisse d’estime de soi et d’assurance, augmentation de notre méfiance vis-à-vis des autres et difficulté à créer des liens avec eux… les blessures peuvent être multiples et longues à guérir. Ce genre de relation mine parfois aussi la constitution physique, les contacts répétés avec la personne toxique pouvant en effet contribuer à causer de la fatigue, un burn-out ou divers troubles de santé. 

D’où l’importance de se libérer de son emprise! Après tout, rien ne nous oblige à demeurer auprès d’elle, qu’il s’agisse d’un membre de notre famille, d’un ami, d’un collègue ou de notre conjoint. «Si on se sent diminué ou lésé en sa présence, et que ce n’est pas seulement parce que cela nous renvoie à un problème que nous n’avons pas réglé, mais bien parce que cette personne est toxique à la base, il n’y a pas 36 000 solutions: il faut diminuer les contacts avec elle, voire les rompre carrément», affirme Julie Arcoulin.

On préfère essayer quand même de modifier la personne dans le but de soulager les tensions qu’elle provoque en nous? «Il faudrait se demander d’abord si celle-ci manifeste une volonté de changer et si elle accepte de se remettre en question, recommande Mme Arcoulin. Si ce n’est pas le cas, on l’entendra répéter des phrases du genre: "Ces choses-là ne sont pas pour moi." Rien ne sert alors d’insister.» Les personnes toxiques ne sont généralement pas douées pour l’exploration de soi, ni pour reconnaître leurs torts. Mieux vaut donc ne pas trop compter sur cet ami critiqueux et arrogant pour changer. «C’est à nous d’établir un plan de match et de créer une distance entre cette personne et nous», recommande le Dr Gérard Ouimet. 

Comment dire adieu

Nous voilà décidé à mettre une croix sur l’individu nuisible, mais on ne sait pas trop de quelle façon le lui annoncer? «Dans le cas d’une relation dysfonctionnelle, on peut dire gentiment et calmement à l’autre que ce n’est pas possible, que quelque chose nous empêche d’être ensemble en ce moment, mais qui sait, on se retrouvera peut-être un jour», dit Julie Arcoulin. 

En présence d’une personne toxique, toutefois, mieux vaut se montrer sans pitié, poursuit la spécialiste. «Surtout ne pas se justifier ni argumenter. Comme l’autre peut tenter de nous raisonner, de nous manipuler ou de nous inciter à nous défendre, l’idéal est de faire ça le plus court et le plus net possible. On lui dit fermement que c’est terminé, que nous quittons la relation.» Point final. 

Bien entendu, couper ainsi les ponts peut faire naître en nous des sentiments de culpabilité, d’embarras, des remords… Sans compter qu’on risque gros s’il s’agit d’un patron alors qu’on est à quelques années de la retraite ou d’un ami de très longue date! Mais peu importe la situation, lorsqu’elle devient insupportable, c’est notre droit le plus strict de ne pas l’accepter. «Rien ne nous oblige à continuer de nous buter contre les mêmes toxicités, affirme Julie Arcoulin. Notre devoir, pour l’humanité, c’est de nous protéger.»

Et comme l’a si bien écrit une lectrice sur notre site Internet: «C’est le plus beau cadeau qu’on peut se faire dans la vie!» 

Pour plus d’info, on peut lire « Je pense trop: comment canaliser ce mental envahissant », de Christel Petitcollin (Guy Trédaniel Éditeur), et Comment gérer les personnalités difficiles, de François Lelord et Christophe André (Éditions Odile Jacob). Ou aller sur le site La clé est en vous: juliearcoulin.com.

Pour se protéger d’un individu toxique

• On affiche de l’indifférence quand il réclame de l’attention.
• On fait la sourde oreille à ses ragots et, surtout, on ne lui confie aucun secret. 
• On tient tête à ses efforts d’intimidation. 
• On ignore ses insultes.
• On se tient loin des petits drames qu’il met en scène.
• On évite de jouer avec lui si c’est un as de la manipulation.
• On laisse tout fieffé menteur se mêler dans ses bobards.
• Et enfin, l’arme ultime: on passe davantage de temps avec des gens loyaux et dignes de notre confiance.

 RD

mercredi 3 mai 2017

10 trucs pour bien planifier ses longs séjours

Article de Lise Giguère, Journal de Montréal, 10 janvier 2017

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La Floride attire près d’un million de Québécois chaque année, mais de plus en plus de Snowbirds choisissent d’autres destinations pour leurs longs séjours au soleil: Mexique, Portugal, Espagne, Tunisie, Costa del Sol sont autant de destinations qui voient débarquer des voyageurs s’installant pour quelques semaines et même quelques mois.

De nombreuses agences de voyages ­offrent d’ailleurs ce type de voyages qui donnent plus de temps pour s’imprégner de la culture et tisser des liens avec les ­habitants. Si vous êtes de ceux qui ­partiront bientôt pour un long séjour, voici quelques conseils.

1. Il faut s’assurer de respecter les ­règles de présence au Québec (183 jours ou plus par année entre le 1er janvier et le 31 décembre) permettant de maintenir l’accessibilité à l’assurance maladie. Les séjours de 21 jours ou moins sont exclu­s. Le non-respect de cette règle entraî­ne la non-couverture pour toute l’année d’absence, c’est-à-dire que si on a déjà reçu des traitements au cours de l’an­née, la Régie de l’assurance maladie du Québec demandera de les rembourser. 
 
2. S’assurer de la validité de son passeport. Il ne faut pas oublier que certains pays exigent que ce dernier soit valide pour au moins six mois après la date du retour.

3. Vérifier si des visas sont nécessai­res.

4. Faire une visite à la clinique du voyageur. S’assurer que tous nos vaccins sont à jour. On prend aussi rendez-vous avec son médecin pour faire un bilan de santé et pour s’assurer que nos ordonnances sont renouvelées. Pour plus de précautions, on lui demande une ordonnance supplémentaire indiquant la dénomination commune et le nom commercial des médicaments ainsi qu’une ordonnance de médicaments pour la diarrhée du voyageur ainsi que des sachets de Gastrolyte pour la réhydratation. On se rend ensuite à la pharmacie pour se procurer les médicaments pour toute la durée du séjour.

5. Lorsqu’un problème de santé survient dans un autre pays, il peut coûter très cher. Il vaut mieux se munir d’une bonne assurance maladie et d’une assurance voyages.

6. On photocopie tous ses papiers (passeport, carte de crédit, billets d’avion, permis de conduire, ordonnances médicales, vaccins, certificat médi­cal, etc.), que l’on donne à un ou plusieurs membres de la famille. On en glisse une autre copie dans ses bagages et une dernière dans un tiroir à la maison.

7. On prépare une liste de tous les numéros de téléphone d’urgence (consulat, carte de crédit et cartes bancaires, chèques de voyage, assurance, compagnie aérienne, etc.) susceptibles d’être utiles au cours du séjour. On en profite pour s’inscrire en ligne auprès d’un bureau du gouvernement du Canada du pays où l’on sera.

8. On prévient son assureur habitation de ses dates de départ et on demande à un voisin, ami de confiance ou membre de la famille de se rendre régulièrement chez nous (vérifier auprès de l’assureur quelles sont les exigences de la compagnie à ce sujet) afin de surveil­ler que la maison est à l’abri des voleurs et des dommages pouvant survenir à la suite de dégâts d’eau ou de pannes d’électricité. On peut également installer un système de sécurité que l’on contrôle à partir de son cellulaire et qui permet d’assurer une surveillance à distance.

9. On s’inscrit au paiement des factures en ligne pour tous ses comptes, son journal et ses magazines. Chez Postes Canada, on fait arrêter ou rediriger son courrier pour la durée du séjour.

10. On avise son institution bancaire et le gestionnaire de sa carte de crédit de l’endroit où l’on se rend. Ces derniers doivent pouvoir vous joindre en tout temps en cas de problème. Enfin, on télécharge les applications mobiles bancaires nécessaires pour gérer ses finan­ces et l’on installe des alertes sur son ordinateur et son cellulaire pour effectuer les paiements aux bonnes dates et ainsi éviter des frais supplémentaires.

RD

jeudi 27 avril 2017

Une femme de 94 ans aidée par une femme de 76 ans

Article de Amélie St-Yves, journal de Québec, 24 avril 2017

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Une résidente de Charlesbourg âgée de 94 ans reçoit la visite amicale d’une bénévole de 76 ans toutes les deux semaines.

Marie-Thérèse Deschenes reçoit deux appels par semaine de la bénévole Thérèse Chevrefils, qui se déplace aussi pour aller la voir chez elle depuis l’automne 2016. Cela rassure la femme de 94 ans qui a fait un accident vasculaire cérébral (AVC) l’an dernier.

Quand elles se voient, les deux femmes placotent, jouent aux cartes et font parfois des petites marches.

En plus des visites bénévoles une fois par deux semaines, elle reçoit son fils unique tous les lundis pour aller faire des courses. Elle apprécie beaucoup le fait d’être toujours à la maison qu’elle habite depuis plus de 50 ans.

«C’est sûr que j’aime mieux ça. Ce n’est pas comme une résidence. Ici, je suis libre. Je suis chez nous», dit-elle.

La bénévole Thérèse Chevrefils n’en revient pas de la vigueur de cette dame âgée, qui avait encore un petit jardin l’été dernier. Elle espère vieillir aussi bien que son amie et souhaiterait aussi qu’une bénévole vienne également lui rendre visite, quand ce sera à son tour.
«Je ne voudrais pas être négative, mais il y aura moins de jeunes. L’entraide diminue, donc je ne mets pas trop d’espoir, je veux être réaliste», dit-elle.

Difficile

La directrice générale du Centre d’action bénévole du Contrefort, Julie Mayrand, comprend trop bien l’incertitude de la bénévole.

«C’est nos bénévoles qui donnaient beaucoup de temps qui deviennent nos usagers maintenant. Ça va être très difficile de combler ces besoins-là», dit-elle.

Le recrutement de bénévoles est d’autant plus difficile en 2017 que ce n’est plus un devoir religieux.
«Maintenant, le bénévole a le gros bout du bâton, il a le choix des organismes. Le bénévolat entre davantage dans les activités de loisirs, c’est totalement différent d’avant», explique-t-elle.
Julie Mayrand rappelle toutefois que tout le monde peut trouver une façon de donner un peu de son temps, même ceux qui se sentent pris entre le travail et la famille.

RD

9 bienfaits de la marche


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Article de Danielle Choquette, Journal de Montréal, 7 avril 2017


« Mieux vaut mourir usé que rouillé », dit un adage. Autrement dit, dans la vie, ce serait préférable d’être actif que de passer ses journées assis sur sa chaise ou son sofa. Parmi les activités qui peuvent améliorer notre forme physique et psychologique, marcher est une bonne option. À un rythme de 2 à 7 km à l’heure, selon notre âge et la longueur de nos jambes, on pourrait régler bien des problèmes et passer un bon moment.

(Il ne s'agit pas de jugging ici, mais de la marche à pied) 

1• Pour le moral. Les gens qui marchent beaucoup rapportent être de meilleure humeur et avoir plus d’énergie. Plus on fait de pas dans une journée, plus on serait en forme.

2• Jusqu’à un certain point. Cela dit, une recherche dirigée par le psychologue Dominic Julien auprès de 436 personnes âgées (de 68 à 82 ans) a démontré que marcher pendant 30 minutes de 3 à 5 fois par semaine suffirait à améliorer l’humeur. Donc, quand on est vieux, on se limite! Peut-être qu’il est important de ne pas associer la marche à une activité forcée, à une obligation.

3• Plus créatif. Marily Oppezzo et Daniel L. Schwartz nous font voir un autre aspect ­bénéfique de la marche: elle ­insuffle de l’imagination et des idées nouvelles. Quand on a besoin d’être inventif, de trouver une ­solution inusitée à un problème, c’est une bonne idée de faire une marche de quelques minutes. Quand, au contraire, on doit ­exercer ce qu’on appelle la pensée convergente (donner une réponse juste qui ne requiert pas de ­créativité), on aurait intérêt à ­rester assis, à ne pas trop bouger.

4• On améliore sa vitesse de pensée. Stephen Cunnane, professeur au Département de médecine de l’Université de Sherbrooke, s’est intéressé aux bienfaits de la marche chez des personnes souffrant d’un début d’Alzheimer. Il résulte d’une de ses recherches que la marche améliorerait quelque peu les ­capacités cognitives, en particulier la vitesse de traitement de ­l’information. Le cerveau s’active.

5• Plus productif. La chercheuse Élise Labonté-Lemoyne a évalué les bienfaits d’un poste de travail équipé d’un tapis roulant (ce qu’on appelle un «bureau actif»). Dix-huit personnes devaient lire un long texte à l’écran pendant 40 minutes, tout en recevant des courriels. Certaines marchaient à une vitesse de 2,5 km sur le tapis roulant, ­d’autres étaient assises. Celles qui utilisaient le tapis ont amélioré de 35 % la rétention des informations.

6• À deux. Au Japon, les mères apprennent à leurs fils à ­aller au même rythme que la personne qu’ils accompagnent. C’est une politesse de base, m’a dit un jour un Japonais. C’est vrai qu’il est plus agréable de marcher en compagnie de quelqu’un qui va au même rythme que soi. On est plus à l’aise. Marcher à deux, c’est aussi regarder ensemble dans la même direction et ne pas se ­laisser distraire par les gestes et les mimiques de la personne avec qui l’on se trouve: on se concentre mieux sur ses paroles.
7• Habiter son corps. La ­bicyclette, l’auto, la moto, l’avion nous extraient un peu de notre gravité naturelle. ­Marcher, c’est être obligé d’habiter son corps, ce qui nous renvoie à une certaine humilité. On n’est que soi, rien de plus, quand on marche. On peut se sentir tout ­petit quand on se trouve dans la foule. On peut aussi partir à la ­recherche des grands espaces pour se donner le plaisir de voir loin. Voir l’immensité du ciel ­élargit notre conscience.
8• Marcher, c’est aussi... C’est ralentir, c’est quitter les écrans pour plonger dans le réel. C’est faire appel à ses sens: les odeurs, les bruits, la beauté des lieux où l’on se trouve. Christine Angelard, dans « Va vers toi-même »+, nous rappelle qu’en médecine ­traditionnelle chinoise, la maladie est un arrêt de la circulation du QI: quand l’énergie est bloquée, elle ne circule plus correctement, ce qui entraîne des symptômes. Pour se débloquer, on avance, on marche. Quand on peut, ­évidemment.
9• Réfléchir. Lorsqu’on a un choix à faire, une décision à prendre, l’envie de laisser son esprit vagabonder, le plus ­simple est d’aller se promener. Que la balade soit courte ou longue, qu’on en fasse un voyage, qu’on ait un but ou non, qu’on aille lentement ou vite, c’est gratuit, agréable, ressourçant, distrayant. Ces paroles amérindiennes ­pourraient nous inspirer: «Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester».

RD