Vivre la vie d'un Senior

vendredi 2 juillet 2021

Une précarité financière omniprésente... dès 65 ans !

 Lettre ouverte de Gisèle Tassé Goodman, Journal de Québec 30 juin 2021

Gisèle Tassé-Goodman, Auteur à Avenues.ca

Gisèle Tassé Goodman, Présidente du Réseau FADOQ

J’écris cette lettre ouverte pour vous transmettre des témoignages poignants que le Réseau FADOQ a reçus de la part de ses membres de 65-74 ans depuis que le gouvernement fédéral leur a refusé une bonification de 10 % des prestations de la Sécurité de la vieillesse, en avril dernier.

J’écris cette lettre ouverte pour donner une voix à ces gens. Ce sont des battants, des gens de cœur que la vie n’a pas toujours choyés. Ils ont souvent dû ramer à contre-courant, et, aujourd’hui, ils méritent d’avoir une tribune pour s’exprimer.

Parce qu’il est important qu’ils puissent donner l’heure juste sur l’état de leur situation financière. Parce qu’ils doivent pouvoir réfuter haut et fort l’argument du premier ministre Justin Trudeau selon lequel les besoins des aînés sont plus grands à partir de 75 ans. 

Grands besoins

Entendons-nous bien, les personnes de 75 ans et plus ont de grands besoins qui justifient la bonification annoncée. Ce que le Réseau FADOQ ne comprend pas, c’est cet entêtement du gouvernement fédéral à vouloir créer deux catégories d’aînés, en discriminant au passage des milliers de Canadiens âgés de 65 ans et plus qui peinent à boucler leurs fins de mois. Notre organisation soutient que les gens de 65 ans ont autant besoin d’argent que ceux de 75 ans.

Je pense à Danielle, 73 ans, qui nous a confié devoir travailler environ 30 heures par semaine au comptoir d’une charcuterie pour éviter la faillite. Avec les maux de dos que ce travail physique implique. C’est la seule solution envisageable compte tenu des dettes léguées par son défunt mari. 

Je pense à Christiane, 68 ans, qui, après une carrière de près de 50 ans dans le monde de la restauration, voit impuissante ses économies se dilapider à un rythme aussi fulgurant que la hausse du panier d’épicerie. La plus grande peur de cette grand-maman : être obligée de quêter pour subsister dans ce monde où tout coûte plus cher.

Je pense à Francine, 70 ans, qui a laissé sa carrière de côté pour élever ses deux enfants à la maison. Veuve depuis plus de 20 ans, elle se joint au combat que mènent tant de femmes aînées pour repousser sans relâche le spectre de la pauvreté. Pour pouvoir survivre, toute seule, avec peu.

Ces femmes ont courageusement accepté de faire partager leurs craintes, leur tristesse et leurs peurs dans le cadre du projet Visages de la précarité financière, que le Réseau FADOQ a lancé. Elles ont accepté de témoigner à visage découvert pour sensibiliser nos décideurs au fait que, derrière les statistiques qu’il évoque, il y a des êtres humains qui souffrent et qui ont besoin d’aide. Dès maintenant. 

Surtout considérant que 60 % des aînés de 65 ans et plus ont des revenus de moins de 30 000 $ annuellement. Quant aux aînés qui reçoivent seulement les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti, leurs revenus sont de 3000 $ inférieurs à la mesure officielle du seuil de pauvreté. 

Dans l’immédiat, le Réseau FADOQ presse le gouvernement Trudeau de bonifier les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti. Les montants versés par ces programmes doivent minimalement dépasser le seuil de pauvreté, qui s’établit à 21 000 $ dans la région de Montréal. 

Surtout qu’à cette nécessité s’ajoute cet enjeu : l’indexation du programme de la Sécurité de la vieillesse évolue en fonction de l’indice des prix à la consommation, alors que les salaires s’accroissent généralement à un rythme supérieur à l’inflation. En raison de cet écart, la pension de la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti joueront, avant longtemps, un rôle de plus en plus réduit dans le niveau de remplacement du revenu à la retraite.

Filet social

Cet enjeu affectera considérablement le filet social des aînés si le gouvernement fédéral ne s’y intéresse pas davantage. Dans le contexte du vieillissement accéléré de la population canadienne, il s’agit là d’une situation très préoccupante...

De grâce, Monsieur Trudeau, prenez le temps d’écouter les aînés. Au-delà des apparences et des belles promesses, ils souhaitent une écoute active de votre part. Ils sont des milliers à attendre une aide financière durable. Rassurez-les – rassurez-nous ! – en mettant en place des mesures inspirantes qui hisseront le Canada au rang des sociétés où il fera bon vieillir. 

Après une vie de dur labeur, personne ne devrait être apeuré par la retraite, par l’idée de gagner en âge. C’est vrai pour les aînés d’aujourd’hui, et ce le sera aussi pour ceux de demain.

RD

dimanche 27 juin 2021

Marguerite Blais défend son projet de maison des aînés bec et ongles

 Article de QMI, Journal de Québec, 21 juin 2021

Maisons des aînés : des milieux de vie à dimension humaine

Malgré les nombreuses critiques qui visent les maisons des aînés, notamment sur l’explosion des coûts de leur construction, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, défend son projet bec et ongles. 


À lire aussi: Appels d’offres annulés: les maisons des aînés sont prises dans la surchauffe

À lire aussi: Jusqu’à 1 M$ par chambre: des maisons des aînés qui vont coûter une vraie fortune

En visite sur le site de construction de la maison des aînés de Lévis, la ministre s’est entretenue avec TVA Nouvelles sur le projet.

Notre bureau d’enquête révélait, au début du mois de juin, que le coût de construction moyen par chambre allait varier de 600 000 $ à 1,2 million de dollars. 

Un montant que la ministre responsable des Aînés justifie en rappelant que les maisons des aînés sont pensées pour être utilisées longtemps. 

«Oui, mais on ne construit pas pour 30 ans, on construit pour 75, 100 ans. On construit pour longtemps. En plus, c'est à l'électricité, c'est LEED, on pense à l'environnement aussi», dit-elle. 

Plusieurs changements ont aussi été apportés en raison de la pandémie, explique-t-elle. 

«On a bonifié nos plans parce qu'il y a eu la COVID-19. On a décidé d'intensifier la ventilation mécanique et d'ajouter plusieurs choses, justement en termes de protection et on veut plus d'espaces pour les employés», dit Mme Blais.

Mais la ministre n'est pas dupe, elle sait que la surchauffe dans la construction complique les choses, fait monter les coûts et va retarder certains projets.

«On va tout faire pour rentrer dans notre échéancier. On a dû refaire neuf appels d'offres faute de soumissionnaires ou en raison des coûts trop élevés», souligne-t-elle. 

«C'est préoccupant, mais on a des stratégies», affirme quant à elle Caroline Bourgeois, vice-présidente à la gestion des projets, est du Québec, pour la Société québécoise des infrastructures (SQI).

«On pourrait voir certains projets qui se décalent de quelques mois, on va essayer de le contenir le plus possible, mais ceux qui sont en cours en ce moment, pour lesquels on a déjà pris des engagements contractuels de construction, on a des bonnes chances qu'ils soient réalisés dans les délais prévus», poursuit Mme Bourgeois. 

Retards de livraison  

En raison des embuches rencontrées, la ministre responsable des aînés revoit à la baisse son objectif de livrer 2600 places en septembre 2021

«Actuellement au Québec, il y a 17 maisons des aînés qui se développent et d'ici deux à trois semaines, il y en aura 12 autres, 2400 places. On est en train de développer, c'est pas loin de nos 2600 pour le mois de septembre», mentionne Marguerite Blais. 

La ministre tient à ce que ces nouveaux lieux de vie pour les aînés ressemblent à des maisons, et non des hôpitaux. 

«Ce n’est pas des maisons de luxe qu'on est en train de faire, ce sont des maisons qui seront accueillantes. On est ici dans un milieu comme je l'ai rêvé : communautaire, il y a de la vie autour, il y a des familles», lance Marguerite Blais. 

Cette dernière assure également que ces maisons ne seront pas de «gros CHSLD». 

«Il y a une grande différence. Ici, c'est par unité de 12. Douze personnes avec une porte juste pour les 12 avec une petite cuisinette juste pour les 12 personnes. Un CHSLD, ça varie entre 16 et 32 personnes par unité. C'est ça la grande différence ici», explique-t-elle. 

Le personnel jouera aussi un rôle dans la création d’environnements plus familiaux. 

«On veut que le personnel ait plus de temps avec les résidents, on veut créer un environnement à grandeur humaine», déclare Mme Blais. 

RD

 

 

lundi 21 juin 2021

Il est impossible de ralentir l'inévitable vieillissement

Article de Radio-Canada.ca, 18 juin 2021

 Il est impossible de ralentir l'inévitable vieillissement | Radio-Canada.ca

Freiner le rythme du vieillissement est impossible en raison de « contraintes biologiques », confirme une étude menée par des chercheurs de 14 pays.

Dans leurs travaux, ces scientifiques ont voulu vérifier l'hypothèse du taux de vieillissement invariable, selon laquelle une espèce a un taux de vieillissement relativement fixe à partir de l'âge adulte.

Le chercheur José Manuel Aburto de l’Université d'Oxford et ses collègues ont analysé des statistiques liées aux naissances et aux décès selon l'âge chez les humains et les primates non humains couvrant plusieurs siècles et continents.

Nos résultats soutiennent la théorie selon laquelle [...] davantage de personnes vivent beaucoup plus longtemps en raison d'une réduction de la mortalité à des âges plus jeunes et non parce que la mort est retardée, note José Manuel Aburto dans un communiqué publié par l’université britannique.

Nous avons constaté que ce schéma général de mortalité était le même dans tous les cas. Cela laisse à penser que ce sont des facteurs biologiques, et non environnementaux, qui contrôlent en définitive la longévité, poursuit-il.

Selon le scientifique, les statistiques confirment que les individus vivent plus longtemps à mesure que la santé et les conditions de vie s'améliorent, ce qui entraîne une augmentation de la longévité de toute une population. Néanmoins, une forte augmentation des taux de mortalité, au fur et à mesure que l'on avance dans la vieillesse, est clairement visible dans toutes les espèces.

Un débat à la vie dure

Le débat sur la durée de la vie humaine divise la communauté scientifique depuis des décennies. Certains chercheurs affirment que la durée de la vie humaine est sans limites, tandis que d'autres disent le contraire.

Mais il manquait une recherche comparant la durée de vie de plusieurs populations animales à celle de l'humain, afin de déterminer les facteurs de mortalité. Notre étude comble cette lacune. Cette collection de données extraordinairement diversifiée nous a permis de comparer les différences de mortalité au sein d'une même espèce et entre les espèces, estime le chercheur.

Les travaux

Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les informations provenant de 30 espèces de primates, 17 à l'état sauvage et 13 dans des zoos, dont des gorilles, des babouins et des chimpanzés. Les registres des naissances et des décès de neuf populations humaines différentes, vivant en Europe du XVIIe au XXe siècle, dans les Caraïbes et en Ukraine, ainsi que de deux groupes de chasseurs-cueilleurs entre 1900 et 2000, ont également été analysés.

Toutes ces données ont révélé le même schéma général de mortalité : il existe un risque élevé de décès dans la petite enfance, qui diminue rapidement jusqu’à l'adolescence et reste faible jusqu'au début de l'âge adulte. Il augmente ensuite continuellement avec l'âge.

Nos résultats confirment que, dans les populations historiques, l'espérance de vie était faible, car beaucoup de gens mouraient jeunes. Mais au fur et à mesure des améliorations médicales, sociales et environnementales, l'espérance de vie a augmenté. Aujourd'hui, de plus en plus de personnes vivent beaucoup plus longtemps. Cependant, la trajectoire vers la mort à un âge avancé n'a pas changé. Cette étude montre que, sur le plan de l'évolution, la biologie l'emporte sur tout et que, jusqu'à présent, les progrès de la médecine n'ont pas été en mesure de vaincre ces contraintes biologiques, explique José Manuel Aburto.

Les chercheurs espèrent que leur étude, dont les résultats sont publiés dans la revue Nature Communications (Nouvelle fenêtre) (en anglais), permettra de mieux comprendre l'écologie et l'évolution d'un large éventail d'espèces animales dans le monde, ainsi que leur conservation.

RD

Pas de gènes associés à l'extrême longévité

 Article de Radio-Canada.ca, 18 juin 2019

Vieillesse: existe-t-il des gènes de la longévité?

EXISTE-T-IL DES GÈNES DE LA LONGÉVITÉ ?


Une vingtaine de grands centenaires comptant parmi les personnes les plus âgées de la planète ont vu leurs génomes séquencés dans le but de découvrir les secrets génétiques d'une longévité exceptionnelle. Résultat : Les chercheurs n'ont pas trouvé de variations génétiques spécifiques liées à une extrême longévité.

Le généticien Hinco Gierman et ses collègues de l'Université Stanford, en Californie, ont effectué le séquençage complet du génome de 17 de ces grands centenaires, mais n'ont pas trouvé de variations génétiques rares produisant des protéines qui pourraient expliquer leur longévité.

Même si ces résultats ne permettent pas de mieux cerner les mécanismes biologiques de la longévité, les auteurs ont quand même rendu public le séquençage de ces génomes pour de futures recherches.

La chute du taux de natalité et la forte augmentation de l'espérance de vie font que la population américaine vieillit rapidement. Selon le Bureau du recensement, un Américain sur cinq aura plus de 65 ans d'ici 2050, et au moins 400 000 seront alors centenaires.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PLOS 1.

Le saviez-vous?

Pas moins de 74 grands centenaires ont été recensés sur la planète. Tous ont plus de 110 ans, et de ces personnes, les plus vieilles de l'humanité, 22 vivent aux États-Unis.

RD

La durée de la vie humaine aurait atteint ses limites

 Article d'Alain Labelle, Radio-Canada.ca, 18 juin 2019

La durée de la vie humaine aurait atteint ses limites | Monde | Actualités  | Le Soleil - Québec

La durée maximale de la vie humaine est fixe et soumise à des contraintes naturelles, tendent à montrer les travaux de chercheurs américains.

 Le généticien Jan Vijg et ses collègues du Albert Einstein College of Medicine de New York pensent que notre « coquille biologique » n'est pas destinée à survivre au-delà de 115 ans. La limite absolue serait de 125 ans.

Ils en sont venus à cette conclusion après avoir analysé les données de la Human Mortality Database, recueillies dans 38 pays par des démographes américains et allemands depuis les années 1920.

L'espérance de vie a fortement augmenté au cours du 20e siècle, principalement en raison de la diminution rapide de la mortalité infantile et de l'amélioration des conditions sanitaires.

Les chercheurs ont constaté que de plus en plus d'individus vivent au-delà de 70 ans dans la quarantaine de pays pour lesquels des données existent.

Cependant, l'augmentation de la survie chez les personnes âgées de plus de 100 ans a commencé à plafonner, puis à baisser à partir de 1980.

Le saviez-vous?

Aucun centenaire n'a jusqu'à présent réussi à égaler ou à dépasser le record de longévité de la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans.

Plusieurs démographes et biologistes estiment qu'il n'y a pas de raison de penser que l'augmentation continue de la durée de vie maximale se terminera bientôt.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature (Nouvelle fenêtre) reconnaissent que leurs résultats tendent à montrer, mais ne prouvent pas que la durée de vie humaine pourrait avoir une limite naturelle.

De nouveaux progrès dans la lutte contre les maladies infectieuses et chroniques pourraient encore augmenter l'espérance de vie moyenne de la population, mais pas la durée maximale de la vie.

Une citation de : Dr Jan Vijg

Selon le Dr Vijg, pour étendre la longévité humaine au-delà de la limite des 125 ans, il faudrait des percées thérapeutiques importantes capables de maîtriser les nombreuses mutations génétiques qui semblent déterminer collectivement la durée de la vie humaine.

En 2014, le généticien Hinco Gierman et ses collègues de l'Université Stanford, en Californie, ont effectué le séquençage complet du génome de 17 de ces grands centenaires. Résultat : ils n'ont pas trouvé de variations génétiques rares produisant des protéines qui pourraient expliquer leur longévité.

La même année, une étude française avait montré que l'espérance de vie plafonnait depuis quelques années chez les athlètes de très haut niveau comme chez les personnes de plus de 110 ans.

RD

L'espérance de vie atteindra 90 ans en 2030

 Article de Reuters, 18 juin 2019

L'espérance de vie atteindra 90 ans en 2030 | Radio-Canada.ca

L'espérance de vie moyenne va augmenter dans de nombreux pays d'ici 2030, franchissant par endroits la barre des 90 ans, une évolution qui doit être davantage préparée par les responsables politiques, montrent les résultats d'une vaste enquête internationale.

Parmi les pays développés, les Sud-Coréens devraient avoir l'espérance de vie la plus élevée d'ici 2030, tandis que les États-Unis devraient figurer en queue de classement, lit-on encore dans cette étude menée par l'Imperial College de Londres en association avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Le fait que nous allons continuer à vivre plus longtemps sous-entend que nous devons commencer à réfléchir au renforcement des systèmes de soins et des prestations sociales afin de soutenir une population vieillissante avec des besoins multiples dans le domaine de la santé », déclare Majid Ezzati, le responsable de l'enquête, professeur à l'école de santé publique de l'Imperial College.

Aux États-Unis, l'espérance de vie devrait être de 79,5 ans pour les hommes d'ici 2030 et de 83,3 ans pour les femmes, des niveaux équivalents à ceux observés dans des pays à revenus moyens tels que la Croatie et le Mexique.

Cela s'explique notamment par l'absence d'un système de soins universel dans la première économie mondiale, mais aussi par d'autres facteurs tels que des taux de mortalité infantile et maternelle relativement élevés et des taux d'homicides et d'obésité élevés, poursuit l'étude.

Le portrait en Europe et en Asie

En Europe, ce sont les femmes françaises et les hommes suisses qui devraient jouir de l'espérance de vie la plus longue, avec une moyenne de 88,6 ans pour les premières et de près de 84 ans pour les seconds.

En Corée du Sud, une fille née en 2030 aura une espérance de vie moyenne de 90,8 ans, celle d'un garçon devant atteindre 84,1.

Ces performances du pays sont notamment dues à une alimentation saine des enfants, une tension artérielle basse, un faible niveau de tabagisme et un bon accès aux soins.

« Beaucoup de gens étaient persuadés que les 90 ans étaient la limite pour l'espérance de vie, mais cette étude montre que nous allons franchir cette barrière, dit Majid Ezzati.

L'étude, publiée dans le journal médical Lancet, a été menée dans 35 pays développés et émergents.

RD     

Pour la première fois, l'espérance de vie des hommes atteint l'âge de 80 ans

 Article de LA PRESSE CANADIENNE, 26 novembre 2020

Espérance de vie à la naissance · ICIS

Une première au Canada s'est produite l'an dernier : l'espérance de vie à la naissance chez les hommes a atteint l'âge de 80 ans, 32 ans après que les femmes eurent accédé à ce plateau, en 1987.

Statistique Canada ajoute qu'en 2019, l'espérance de vie chez les femmes s'élevait à 84,2 ans. Depuis sept ans, un peu plus de quatre ans séparent l'espérance de vie des hommes et des femmes à la naissance.

Chez les hommes, c'est au Québec que l'espérance de vie était la plus élevée en 2019, soit de 81,1 ans, alors que chez les femmes, elle a atteint un sommet en Colombie-Britannique, de 84,8 ans. Les plus faibles espérances de vie ont été relevées au Nunavut : 69,3 ans pour les hommes et 72,8 ans pour les femmes.

D'autre part, Statistique Canada a dénombré l'année dernière 284 082 décès, le total annuel le plus élevé depuis 1921, date à laquelle le système d'enregistrement et de statistiques de l'état civil a été introduit. La hausse du nombre de décès s'explique par l'augmentation de la population et son vieillissement.

Avec la Saskatchewan, le Québec a été l'une des deux provinces du Canada où il y a eu un déclin de 2018 à 2019 du nombre de décès, de 0,6 %.

Au cours des deux dernières décennies, les cancers et les maladies du cœur ont été les deux principales causes de décès, et ce, tant chez les hommes que chez les femmes. Ensemble, ces deux causes ont été à l'origine de 46,7 % des décès au Canada en 2019, selon l'agence fédérale.

Par ailleurs, pour comprendre les répercussions de la pandémie de coronavirus sur les décès au pays, Statistique Canada affirme qu'il faut mesurer la surmortalité qui se produit lorsque le nombre de décès au cours d'une période est supérieur à ce qui serait attendu.

Ainsi, lors de la période de 2020 où la COVID-19 a fait le plus de ravages, il y a eu plus de 7500 décès en surnombre au Canada de mars jusqu'au début de juin, ce qui cadrait bien avec les 8345 décès causés par la COVID-19 pour la même période.

RD