Vivre la vie d'un Senior

samedi 23 septembre 2017

Comment les aînés doivent-ils se protéger contre la fraude ?

Chronique de ÉDUCALOI, Journal de Québec, 22 septembre 2017

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Courrier, courriels, téléphone, porte-à-porte ou infiltration dans le cercle social : quelle que soit la méthode, les fraudeurs savent choisir leurs victimes, quitte à profiter de la vulnérabilité des aînés. Comment les éviter ?

Des méthodes variées

Les fraudeurs ne manquent pas d’imagination. C’est pourquoi la fraude financière peut prendre des formes bien différentes. Par exemple :
  • le vol d’identité : voler des informations personnelles (numéro d’assurance maladie, numéro de compte bancaire, etc.) et les utiliser pour dépenser l’argent de la victime ;
  • la fraude par carte de crédit ;
  • la fausse loterie : faire croire à une personne qu’elle a gagné quelque chose pour lui soutirer des informations personnelles ;
  • l’investissement trompeur : prétendre que la valeur des actions d’une compagnie est sur le point de monter en flèche pour inciter la victime à investir ;
  • le faux organisme de bienfaisance : réclamer des dons pour un organisme de bienfaisance qui n’existe pas.
Un cadre juridique vous protège

Les pratiques commerciales sont encadrées par la loi. Lorsqu’on souhaite vous vendre quelque chose, quelle que soit la méthode, mieux vaut donc connaître quelques règles de base.

Par téléphone, par internet ou par courrier : vous pouvez exiger du commerçant plusieurs informations, qui doivent être faciles à comprendre et à trouver. Par exemple :
  • son nom et ses coordonnées ;
  • une description détaillée du produit ou du service ;
  • le prix total, comprenant les taxes et les frais additionnels ;
  • la devise avec laquelle vous allez payer ;
  • la date de livraison du produit ou de réalisation du service ;
  • le mode d’expédition et le nom de la compagnie de transport ;
  • la politique d’échange et de retour.
En porte-à-porte : s’il vend des biens de plus de 25 $, le commerçant doit avoir un permis de l’Office de la protection du consommateur.

Il n’est pas obligé de vous le montrer, mais doit pouvoir vous donner le numéro du permis. Vous pourrez alors vérifier sa validité auprès de l’Office.

Si vous achetez, le vendeur doit vous donner un contrat écrit comprenant certaines informations comme ses coordonnées, le prix total et les modalités de paiement.

S’il s’agit d’investissements : au Québec, les personnes ou les sociétés qui vous proposent d’investir dans des actions d’une compagnie ou des fonds communs de placement doivent être enregistrées auprès de l’Autorité des marchés financiers, une agence du gouvernement.

Consultez le registre en ligne ou appelez au 1 877 525-0337 pour vérifier si la personne ou la société est enregistrée.
 
Victime : à qui vous adresser ?

Si vous êtes victime d’une fraude financière, vous pouvez contacter :
  • la police locale ;
  • la Sûreté du Québec au 514 598-4141 ;
  • le Centre antifraude du Canada au 1 888 495-8501 ;
  • l’Autorité des marchés financiers au 514 873-3090 ou au 1 877 525-0337 si la situation implique des conseillers financiers ou des conseillers en placement ;
  • l’Office de la protection du consommateur (bureaux régionaux).
En cas de vol d’informations personnelles, contactez la police ainsi que les institutions concernées : banques, compagnies de cartes de crédit ou encore les départements gouvernementaux responsables des documents impliqués (permis de conduire, cartes d’assurance maladie, etc.).

Lors d’une condamnation criminelle, le fait que la fraude ait été faite à l’endroit d’une personne aînée constitue un facteur aggravant. La peine du fraudeur pourrait donc être plus sévère !

RD

mardi 12 septembre 2017

Il existe 9 types d’intelligence, lequel possédez-vous ?


intelligence

Bio : Howard Earl Gardner

(né en 1943 à Scranton) est un psychologue du développement américain, père de la théorie des intelligences multiples. Ses travaux se répercutent parfois dans le milieu scolaire qui selon Howard Gardner, devrait être la raison d’être de l’école : le développement de toutes les formes d’intelligences.

Il existe 9 types d’intelligence, lequel possédez-vous ?


Ce sont les 9 types d’intelligence selon Gardner.

Il s’agit tout simplement de diverses formes d’intelligence plus ou moins acquises par les gens.

1. L’intelligence linguistique

Ce type d’intelligence se concentre sur les compétences linguistiques, comme son nom l’indique. Ce type d’intelligence donne les meilleurs écrivains, poètes et orateurs.

C’est l’aptitude à penser avec des mots et à employer le langage pour exprimer ou saisir des idées complexes. On la retrouve chez les écrivains et les poètes, les traducteurs et les interprètes. C’est l’intelligence la plus mise en avant et utilisée à l’école (avec l’intelligence logico-mathématique).
L’intelligence verbo-linguistique (ou verbale) consiste à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l’on pense. Tout comme l’intelligence logico-mathématique, on la mesure dans les tests de QI. Elle permet l’utilisation de la langue maternelle, mais aussi d’autres langues. C’est aussi l’intelligence des sons, car les mots sont des ensembles de sons. Les personnes auditives ont ainsi beaucoup plus de facilités à entendre des mots que de voir et de retenir des images.

Tous les individus qui manipulent le langage à l’écrit ou à l’oral utilisent l’intelligence linguistique : orateurs, avocats, poètes, écrivains, mais aussi les personnes qui ont à lire et à parler dans leur domaine respectif pour résoudre des problèmes, créer et comprendre. Victor Hugo maîtrisait à merveille ce type d’intelligence.

2. L’intelligence logico-mathématique.

Ce type d’intelligence se concentre sur la capacité à penser de façon analytique et à discerner des schémas. Cela ne signifie pas nécessairement que vous soyez bon en mathématiques, mais que vous les apprenez plus facilement.

Les personnes qui ont une intelligence logico-mathématique développée possèdent la capacité de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifiques. Elles analysent les causes et les conséquences d’un phénomène ou d’une action et sont capables d’expliquer le pourquoi des choses. Elles ont aussi tendance à catégoriser et à ordonner les objets. Elles aiment les chiffres, l’analyse et le raisonnement.

3. L’intelligence corporelle-kinesthésique.

Ce type d’intelligence vous permet d’utiliser votre corps avec plus d’habileté que les autres. Cela fait d’excellents athlètes, chirurgiens et artisans.

L’intelligence kinesthésique est la capacité d’utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou réaliser une activité physique donnée. Elle est particulièrement utilisée par les professions de danseur, d’athlète, de chirurgien et d’artisan. L’ancien joueur de hockey Mario Lemieux en était un bon exemple; on disait de lui qu’il faisait des feintes et des passes intelligentes. Il existe donc un potentiel intellectuel, qui permet par exemple, au joueur de basket-ball de calculer la hauteur, la force et l’effet du lancer au panier. Le cerveau anticipe le point d’arrivée du ballon et met en branle une série de mouvements pour résoudre le problème. Les possibilités de création et d’expression de ses émotions par le corps montrent la présence d’un potentiel intellectuel à ce niveau.

4. L’intelligence spatiale.

Ce type d’intelligence est le plus souvent caractérisé par la pensée en images et la capacité à se rappeler des souvenirs et des images plus facilement. Cette intelligence est très fréquente chez les artistes.

L’intelligence spatiale permet à la personne d’utiliser des capacités intellectuelles spécifiques pour avoir mentalement une représentation spatiale du monde. Les Amérindiens voyagent en forêt à l’aide de leur représentation mentale du terrain. Ils visualisent des points de repère : cours d’eau, lacs, types de végétation, montagnes… et s’en servent pour progresser ; des navigateurs autochtones font de même et naviguent sans instrument dans certaines îles du Pacifique.

Toute activité qui demande de résoudre des problèmes et de créer dans le domaine visio-spatial exige l’utilisation de ce type de capacités intellectuelles. Les géographes, les peintres, les dessinateurs de mode, les architectes, les dessinateurs industriels, les pilotes d’aéronefs (avions, hélicoptères) pilotes d’engins mécaniques (Moto, F1, rallye, karting), les photographes, les caméra-mans, les adeptes de courses d’orientations, chirurgiens, dentistes, radiologues mettent à profit ce potentiel intellectuel.

5. L’intelligence interpersonnelle.

Ce type d’intelligence est caractérisé chez les personnes qui ont plus d’empathie que les autres. Cette intelligence vous permet d’identifier par l’expérience ce que les autres ont. Les personnes qui ont ce type d’intelligence font d’excellents travailleurs sociaux, politiciens et enseignants.

L’intelligence interpersonnelle (ou sociale) permet à l’individu d’agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. Elle l’amène à constater les différences et nuances de tempérament, de caractère, de motifs d’action entre les personnes. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance.

Elle permet de détecter les intentions de quelqu’un sans qu’elles soient avouées. Cette intelligence permet de résoudre des problèmes liés à nos relations avec les autres ; elle nous permet de comprendre et de générer des solutions valables pour les aider. Les personnalités charismatiques ont toutes une intelligence interpersonnelle très élevé.

6. L’intelligence musicale.

Ce type d’intelligence est caractérisé par la capacité à se souvenir de la musique, apprendre facilement d’un instrument, et à apprécier les subtilités de la musique que les autres n’entendent pas. Naturellement, ce type d’intelligence donne de meilleurs musiciens que les autres.

7. L’intelligence intrapersonnelle.

L’intelligence intrapersonnelle est centrée sur l’intérieur. Vous êtes capable de vous connecter avec vous-même et vos sentiments sur les choses. Vous vous faites passer en priorité sur les autres.

L’intelligence intrapersonnelle permet de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l’utiliser efficacement dans la vie. Elle sollicite plus le champ des représentations et des images que celui du langage. Il s’agit de la capacité à décrypter ses propres émotions, à rester ouvert à ses besoins et à ses désirs. C’est l’intelligence de l’introspection, de la psychologie analytique. Elle permet d’anticiper sur ses comportements en fonction de la bonne connaissance de soi. Il est possible mais pas systématique, qu’une personne ayant une grande intelligence intrapersonnelle, soit qualifiée par son entourage de personne égocentrique.

Ces personnes sont intuitives, elles ont le sens de l’auto critique, aiment apprendre et s’améliorer.

8. L’intelligence naturaliste.

Ce le type d’intelligence est le plus rare dans la liste. L’intelligence naturaliste est une intelligence relative au monde naturel. Vous comprenez l’environnement et vous êtes souvent capable d’apprendre facilement les différents types de plantes et les différentes espèces animales.

L’intelligence naturaliste, permet de classer les objets, et de les différencier en catégories. Très sollicitée chez les zoologistes, botanistes, archéologues » tel Darwin. « C’est l’intelligence qui permet d’être sensible à ce qui est vivant ou de comprendre l’environnement dans lequel l’homme évolue. C’est la capacité d’apprécier, de reconnaître et de classer la faune, la flore et le monde minéral. Cette capacité s’applique aussi, par extension, à l’univers culturel qu’il permet d’interpréter

9. L’intelligence existentielle.

L’intelligence existentielle est l’intelligence des penseurs profonds et des philosophes. Elle pousse les gens à remettre en question l’existence elle-même.

L’intelligence existentielle, ou intelligence spirituelle, chez Howard Gardner, se définit par l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses (Winston Churchill). C’est la capacité à penser nos origines et notre destinée. Cette intelligence spirituelle, existentielle ou morale est encore définie comme l’aptitude à se situer par rapport aux limites cosmiques (l’infiniment grand et l’infiniment petit) ou à édicter des règles ou des comportements en rapport aux domaines de la vie.

( A noter que Gardner qualifiait cette intelligence de « huitième et demi » car il ne la considérait pas comme une intelligence à part entière.  )

Et vous, combien possédez-vous d’intelligence et lesquelles?

RD

vendredi 1 septembre 2017

10 stratégies pour être heureux

Article de Jacqueline Simoneau, Le Bel Âge, 23 février 2013


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La recette magique du bonheur n’existe pas, mais on peut augmenter sensiblement notre part de bonheur. Voici 10 stratégies gagnantes pour être heureux.


Sonja Lyubomirski, directrice du laboratoire de psychologie positive à l’Université de Californie et auteure du bouquin Comment être heureux et le rester (Marabout), rappelle judicieusement que le bonheur n’est pas un objet à traquer, mais plutôt un élément à «construire». Ça tombe bien. Grâce aux recherches, nous connaissons mieux les facteurs indispensables à cet état de bien-être.


1. Apprenez à dire merci

Prenez le temps de remercier et d’exprimer votre gratitude. Cliché, mais ça marche!

2. Soyez ouvert au changement

Acceptez de quitter vos «vieilles pantoufles» pour vous défaire de certaines attitudes négatives. Les gens heureux possèdent en effet l’aptitude de se remettre en question. Ils perçoivent les changements comme des occasions d’évoluer positivement.

3. Dédramatisez

Utilisez l’humour pour désamorcer les tensions et apprenez à rire de vos bévues et de vos travers. Maintenez à distance les événements que vous ne pouvez changer. Les ruminer ne fait que nourrir le découragement et miner le moral. Au lieu de chercher ce qui va mal, demandez-vous ce qui va bien. Et faites confiance à la vie.

4. Apprenez à pardonner

La rancune est un boulet qui empêche d’être heureux. Or, des recherches ont démontré que pardonner est un geste libérateur. Cela vous fera plus de bien que d’attendre inutilement que l’autre reconnaisse ses torts. Cela n’implique pas forcément de restaurer les liens avec lui ni de l’excuser, mais plutôt de faire la paix en vous. Demandez-vous: «Jusqu’à quel point cela me rend-il malheureux? Est-ce que j’ai envie que ça prenne autant de place dans ma vie?» Votre réponse sera déterminante. Du même coup, acceptez de vous pardonner vos propres erreurs du passé.

5. Souriez

Chaque fois que vous souriez ou riez, votre cerveau libère des hormones du bonheur, dont la sérotonine et la dopamine. Même un sourire forcé réussit à les activer. Alors, souriez souvent, seul ou avec d’autres, cela vous rendra heureux.

6. Soyez généreux

Faire du bien autour de soi, sans attendre de compensation, est gage de bonheur. Faites du bénévolat, aidez un ami en difficulté, visitez une personne malade, vous n’en serez que plus heureux.

7. Faites un bilan

Qu’est-ce qui me rend malheureux? Qu’est-ce que je n’ai pas réglé avec mon passé? Quels étaient mes rêves d’autrefois? Quels sont ceux que je n’ai pas poursuivis? Pour quelles raisons? Qu’est-ce qui est vital pour moi aujourd’hui? Qu’est-ce que j’aime et que je veux garder (travail, amitiés, amour, activités, etc.)? Un retour sur le passé permettra de mieux vous connaître, de définir les éléments essentiels à votre bonheur et de tirer les leçons qui s’imposent. Conseil: ne restez pas accroché aux événements malheureux du passé. Utilisez plutôt ce bilan pour vous en libérer.

8. Renforcez vos liens

Les gens heureux partagent une caractéristique commune: ils entretiennent des liens serrés avec leurs familles et leurs amis. Alors, gardez le contact.

9. Multipliez les plaisirs

Les gens heureux prennent le temps de vivre le moment présent et de s’offrir quotidiennement de petits plaisirs.

10. Cultivez l’optimisme

Chaque jour, vous avez le choix d’être joyeux ou d’être de mauvais poil, de regarder le beau côté ou de remarquer le plus laid, de jouir de la vie ou de vous en plaindre, de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Or, en remplaçant vos idées pessimistes par des pensées plus joyeuses et en privilégiant une attitude positive, vous accroîtrez radicalement votre niveau de bonheur.

Autre bonne raison: des études démontrent que les personnes optimistes sont en meilleure santé et vivent de 7 à 10 ans de plus que les gens pessimistes, qu’elles sont moins stressées et qu’elles affrontent mieux les difficultés. Donc, à défaut de pouvoir changer les événements, vous pouvez porter un nouveau regard sur eux de façon à tirer le meilleur de la situation, même dans les circonstances les plus éprouvantes.

RD

samedi 26 août 2017

Le désir sexuel a-t-il un âge ?

Article de Julie Pelletier, Journal de Québec, 26 août 2017

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La sexualité est-elle un privilège de jeunesse ? Bien sûr que non, mais plusieurs s’efforcent de le faire croire. Ces croyances populaires ont la vie dure ! Or, il peut devenir facile de se camper dans une position d’inactivité sexuelle en vieillissant, le corps et l’esprit vivant toutes sortes de bouleversements qui influencent alors le désir. Et vous, de quelle façon vivez ou vivrez-vous votre sexualité en vieillissant ?

Faits ou croyances ?

D’emblée, il pourrait s’avérer judicieux de répondre... un mélange des deux. Tout d’abord des faits : puisque la réalité n’est autre que changements et vieillissement. Le corps de l’homme et de la femme se modifie avec les années et les expériences vécues laissent également leurs traces.

Les aspects émotifs et mentaux, quant à eux, ne résistent pas plus aux saisons ! Il est donc naturel que les changements du corps affectent les relations sexuelles. Or, l’apanage de l’humain n’est-il pas de s’y adapter ? La meilleure façon de garder une vie sexuelle active est sans aucun doute de ne jamais l’arrêter ! Certes, elle se modifie, s’adapte en fonction du vécu du moment.

«Parmi tous les changements sexuels physiologiques prévisibles et normaux, le principal et le plus traumatisant pour l’homme est certes la baisse de la spontanéité de ses érections. Certains hommes paniquent et deviennent impuissants. Ils cessent leurs initiatives sexuelles par peur de l’échec et leurs femmes interprètent ce comportement comme une perte de leur propre attraction sexuelle et diminuent, elles aussi, leurs initiatives sexuelles au moment où, au contraire, elles devraient augmenter leurs initiatives et être plus actives pour aider l’homme à découvrir une sexualité plus sensuelle.

La contrepartie de la baisse de la spontanéité érectile, pour l’homme qui accepte ce changement, est que celui-ci peut maintenir des érections plus longues sans éjaculation [...] Le fonctionnement sexuel durant les années que dure la ménopause est extrêmement variable d’une femme à l’autre et dépend de son état psychique général et des relations qui la lient à son partenaire. La cessation brusque du fonctionnement ovarien provoque une baisse brutale du taux d’œstrogènes et de progestérone. Ces bouleversements endocriniens s’accompagnent chez la plupart des femmes d’excès d’irritabilité, de dépression, d’instabilité affective et d’un comportement plus agressif.» Source : Iv Psalti, octobre 2012.

Naturellement, chaque homme et chaque femme étant différents, il n’est pas toujours facile d’être d’accord avec les généralités ! Or, c’est ce que les études démontrent auprès de certains échantillonnages de la population.

Deuxièmement : croyances puisque les préjugés ont la vie dure ! Solange, une femme de 81 ans, nous livre ses confidences : «J’ai perdu mon mari à l’âge de 68 ans après 41 ans de mariage. Mes trois enfants ont failli perdre connaissance quand je leur ai présenté mon nouvel amoureux Roger. Roger a quatre ans de plus que moi et il est veuf lui aussi. On s’est rencontré dans une soirée de bingo et, depuis ce temps-là, on ne se lâche plus ! Et c’est le cas de le dire ! Vous savez, j’ai toujours pensé que le sexe est un beau cadeau que Dieu a fait aux hommes et aux femmes, alors pourquoi ne pas en profiter ? J’ai passé ma vie entière à faire plaisir à mon mari et à être fidèle. Maintenant, j’ai envie de penser à moi ! J’aime mes petits plaisirs coquins de temps en temps. C’est sûr qu’on est moins actifs que quand on avait 40 ans, mais quand même... Et laissez-moi vous dire que ce n’est pas vrai que ça meurt ces affaires-là ! On peut toujours faire quelque chose pour que ça reste bien vivant ! Mes enfants pensent sans doute que notre amour est platonique – et je pense aussi que la société diminue l’importance du sexe pour les seniors –, mais ils ne peuvent pas avoir plus faux ! S’ils savaient...»

Gare aux menaces qui peuvent planer

La menace la plus grande est certainement celle de nier le vieillissement. Cette négation peut s’avérer pathologique puisqu’elle force quasiment les gens à vouloir rester jeunes à tout prix. Il faut donc se méfier de ces désirs de vivre dans une société homogène et sans âge ! Osons vieillir en beauté, assumer notre âge et faire rayonner notre bonheur !

Certes, avec l’âge arrivent également parfois les maladies, les complications de la santé et des limitations. Mais si vous parvenez à respecter adéquatement ce corps qui vieillit, vous saurez lui apporter ce dont il a le plus besoin. Il en va de même chez les couples qui vieillissent. Plus les menaces seront contournées, plus agréable en sera la relation. Voici quelques exemples d’entraves possibles à une sexualité active pour le couple senior :
  • Les carences ou les dérèglements hormonaux ;
  • Des troubles physiques ou des douleurs ;
  • Des dysfonctions sexuelles : qui font douter et qui déstabilisent l’équilibre du couple ;
  • Un état mental négatif, une nostalgie importante du passé, la peur de vieillir, le poids des idées reçues (« ça ne se fait pas ! »), le pessimisme, l’anxiété, la dépression – bref, des troubles d’ordre psychique qui occasionnent une baisse importante (voire une absence) de désir et d’intérêt pour la sexualité ;
  • Des problèmes de couple et une mésentente physique préexistants.
Le désir sexuel n’a certainement pas d’âge, il a simplement besoin de belles conditions de vie pour naître, se développer et perdurer !

RD

samedi 19 août 2017

Comment parler des attentats aux personnes très âgées

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Les attentats du 13 novembre ont suscité beaucoup d’émotions dans les familles. S’il faut trouver les mots justes pour en parler avec les plus jeunes, nos aînés ont également besoin d’écoute et d’attention pour surmonter ces événements qui ravivent parfois des souvenirs douloureux. 

Ces propos demeurent plus que d'actualité avec les nouveaux attentats qui viennent d'avoir lieu à Barcelone (18 août 2017).

Entretien avec le docteur Olivier de Ladoucette, psychiatre et gérontologue.

Comment parler des attentats aux personnes très âgées
« Quel que soit l’âge de la personne, âgée ou très âgée, il n’y a pas de raison d’aborder la question des attentats de manière spécifique. Le plus important est de ne pas leur cacher la vérité. Il faut, au contraire, expliquer ce qui s’est passé pour désamorcer d’éventuelles angoisses. Certaines personnes sont déjà inquiètes à l’idée de sortir de chez elles par peur de la chute ou même d’une agression, ces événements risquent donc d’être particulièrement anxiogènes.

Prendre le temps de les voir et de les écouter

Afin de dissiper les craintes, on peut les faire parler de leurs souvenirs, leur demander ce que ces attentats évoquent pour eux. Certains parleront de la guerre d’Algérie. D’autres de leur enfance pendant la Seconde Guerre mondiale. Des moments souvent douloureux et inquiétants qui peuvent être ravivés par ces attaques terroristes. Leur donner l’occasion de raconter leur vécu leur permet de relativiser ce qui se passe aujourd’hui. La plupart surmonteront bien ces événements et seront sans doute moins paniqués que certains jeunes.

Lorsque les personnes sont un peu fragiles ou lorsqu’elles ont des problèmes cognitifs, il faut peut-être adapter son propos. De toute façon, il ne servirait à rien d’occulter la réalité car elles voient les images à la télévision et cela risque de les angoisser plus encore que des explications.

Leur montrer qu’ils comptent

Quel que soit le profil de la personne, il faut saisir cette occasion pour aller la voir et s’assurer que tout va bien, que ces événements dramatiques ne génèrent ni trop d’angoisse ni d’insécurité. Le plus douloureux pour les parents ou les grands-parents, c’est la peur d’être oubliés par leurs proches. Il est donc important dans ce contexte difficile de leur montrer qu’ils comptent et que tout le monde pense à eux.

Si la personne est très affectée, si elle panique, le mieux est de l’accueillir chez soi un temps. Il peut également s’avérer utile d’en parler à son médecin pour un petit traitement apaisant.
Celles qui vivent à Paris risquent d’être particulièrement inquiètes à l’idée de ressortir dans la rue. 

Dans ce cas, il faut prendre le temps de les accompagner et même de les amener dans les lieux qui leur font peur. En voyant que tout semble normal, hormis une présence policière renforcée, elles seront rassurées. »




samedi 12 août 2017

La doyenne de l'humanité est une Jamaïcaine de 117 ans, Violet Brown.

Article de Daniel Blanchette Pelletier

 Le saviez-vous?

La doyenne de l'humanité est une Jamaïcaine de 117 ans, Violet Brown. Elle détient le titre depuis avril, après la mort de l'Italienne Emma Morano, qui était âgée elle aussi de 117 ans. Mais ni l'une ni l'autre ne détient le record de longévité. Celui-ci va plutôt à la Française Jeanne Calment, qui est morte à l'âge de 122 ans, en 1997.


La doyenne de l'humanité, Violet Brown, est âgée de 117 ans.

NomDate de naissanceÂgePays d'origine
Violet Brown10 mars 1900117 ansJamaïque
Nabi Tajima4 août 1900116 ansJapon
Chiyo Miyako2 mai 1901116 ansJapon
Ana María Vela Rubio29 octobre 1901115 ansEspagne
Marie Josephine Gaudette25 mars 1902115 ansItalie
*en date du 6 juillet 2017

RD

Non, l’être humain n’a pas atteint son âge limite

Article de Daniel Blanchette Pelletier, 7 juillet 2017


La Française Jeanne Calment est morte à l'âge de 122 ans, en 1997. Sur la photo, elle est âgée de 121 ans.
 La Française Jeanne Calment est morte à l'âge de 122 ans, en 1997. Photo : Reuters

 Vivre éternellement tient davantage du rêve que de la réalité. Mais une équipe de chercheurs de l'Université McGill a déterminé que l'être humain n'a pas encore atteint la durée maximale de sa vie, même si la mort a toujours fini par le rattraper.


Les biologistes Bryan G. Hughes et Siegfried Hekimi viennent ainsi contredire les travaux de deux confrères américains, qui avaient fixé l’an dernier la durée maximale de la vie humaine à 115 ans.
« Les gens vivent de plus en plus longtemps et il n’y a pas d’indication claire que ça va s’arrêter », estime Siegfried Hekimi.

Il en arrive à cette conclusion en ayant repris les mêmes données de la Human Mortality Database qu’avaient utilisées les chercheurs américains. Cette base de données regroupe les informations de près de 40 pays, dont les États-Unis, la France et le Japon, sur l’espérance de vie de leur population.
« Il n’y a pas de signes, statistiquement, que ça va s’arrêter. Autant que l’on sache, l’âge auquel les gens vont réussir à vivre va continuer d’augmenter. »



Le biologiste Siegfried Hekimi de l’Université McGill
 Le passé garant de l’avenir

Pour preuve, il suffit d’observer l’évolution de la durée de vie humaine des trois derniers siècles, selon lui. L'être humain vit en effet beaucoup plus longtemps que son ancêtre. « Et au 20e siècle, ça s’est accéléré », rapporte le biologiste.

Un Canadien pouvait, par exemple, vivre environ 50 ans en 1901, alors que l’espérance de vie se chiffre aujourd’hui à plus de 80 ans. « C’est possible que ça augmente encore longtemps », croit-il.
« C’est une augmentation constante de la durée de vie moyenne. Elle s’applique presque au monde entier, mais évidemment davantage aux pays les plus développés, comme le Canada et les pays européens », précise Siegfried Hekimi.

Les progrès technologiques et les avancées de la médecine jouent donc un rôle important dans le prolongement de la vie.

« Plus notre vie est devenue industrialisée, plus on a pu contrôler notre environnement, notre confort », poursuit le chercheur, citant l’hygiène, le chauffage, l’alimentation et les vaccins comme exemples. Même le travail est devenu moins exigeant physiquement, ajoute-t-il.
« Pour toutes ces raisons, les gens vivent plus vieux », estime Siegfried Hekimi, ajoutant que les avantages qu’on tire d’avoir un environnement aussi contrôlé dépassent les inconvénients.
« Les gens sont de plus en plus en bonne santé, de plus en plus longtemps. C’est la raison même pour laquelle ils réussissent à vivre plus vieux. »



 Le biologiste Siegfried Hekimi de l’Université McGill

Le biologiste rejette ainsi l’impact négatif que pourraient avoir l’industrialisation et les progrès technologiques sur la santé humaine. Il ne voit que du positif pour l’avenir.
NomDate de naissanceDate du décèsÂgePays d'origine
Jeanne Calment21 février 18754 août 1997122 ans et 164 joursFrance
Sarah Knauss24 septembre 188030 décembre 1999119 ans et 97 joursÉtats-Unis
Lucy Hannah16 juillet 187521 mars 1993117 ans et 248 joursÉtats-Unis
Marie-Louise Meilleur29 août 188016 avril 1998117 ans et 230 joursCanada
Emma Morano29 novembre 189915 avril 2017117 ans et 137 joursItalie