Vivre la vie d'un Senior

lundi 27 mars 2017

L'attitude du médecin avec son patient a un impact sur sa santé

Article de Delphine Chayet, figaro.fr, 2014

UN MEILLEUR CLIMAT DE CONFIANCE « MÉDECIN-PATIENT » AMÉLIORERAIT LA SANTÉ...
 Résultat de recherche d'images pour "relation médecin patient communication"

En coupant la parole à un malade qui relate ses symptômes ou en gardant les yeux sur son ordinateur, le praticien réduit l'efficacité de sa consultation.

Regarder son patient dans les yeux, lui donner le temps de décrire ses symptômes sans l'interrompre ou poser des questions ouvertes ne sont pas seulement de banales marques d'attention, mais une véritable compétence clinique. Selon une étude publiée dans la revue scientifique PLOS ONE , la qualité de la relation entre le médecin et ses malades influe directement sur le résultat de la consultation. «Des interventions visant à améliorer la communication ont un effet mesurable sur certains marqueurs de l'état de santé, comme la pression artérielle, la perte de poids ou les scores de douleur», indique le Dr John Kelley, chercheur à l'université de Harvard dans le Massachusetts.

Avec son équipe, ce spécialiste de psychologie médicale a passé en revue treize études scientifiques mesurant de manière concrète le bénéfice thérapeutique d'une meilleure relation médecin-patient. Les critères subjectifs, comme la satisfaction du malade ou son adhésion à la prescription médicale, ont été ignorés. L'analyse montre que des efforts portés sur la communication ont un impact «faible, mais statistiquement significatif» qui peut être comparé, selon les chercheurs, à la prise d'aspirine pour réduire le risque d'infarctus du myocarde ou aux conséquences d'un sevrage tabagique sur la mortalité masculine après huit ans.

Interrompu au bout de 18 secondes

«Comme il y a des millions de consultations médicales, un effet limité à l'échelle individuelle est très intéressant du point de vue de la santé publique», relève le Dr Jacques Puichaud, psychiatre et président d'une association de formation continue aux techniques relationnelles. Au Canada, cet enseignement est obligatoire dès la faculté de médecine. Il est réalisé sous forme de jeux de rôle, lors desquels les futurs médecins développent leur sens de l'empathie et de l'écoute. On apprend notamment à laisser parler son patient, à se positionner physiquement face à lui, à interpréter les signes non verbaux d'anxiété ou encore faire face à ses émotions.

Des compétences en partie innées, mais qui s'avèrent peu utilisées dans la pratique quotidienne. Un patient qui décrit ses symptômes serait par exemple interrompu au bout de dix-huit secondes en moyenne, selon une étude canadienne. En début d'année, une autre recherche révélait qu'un médecin passe un tiers du temps de la consultation les yeux rivés à son écran. Enfin, il a été démontré que médecin et patient ont souvent du mal à s'entendre sur la nature du problème.
 
Le patient, un acteur à part entière

Le Dr Puichaud résume ainsi l'objectif des techniques relationnelles: «Parvenir à une compréhension partagée du problème et de la décision médicale prise, en faisant du patient un acteur à part entière de la consultation».

Médecin de campagne en Charente-Maritime, le Dr Jacques Auger applique ces recettes depuis vingt-cinq ans. Sa pratique en a été bouleversée. «Après mon installation, j'ai vite découvert que beaucoup de mes patients n'écoutaient pas mes prescriptions diététiques ou ne prenaient pas leurs médicaments, raconte-t-il. En réalité, être bien intentionné et aimable ne suffit pas ; il faut aussi que le message médical soit acceptable.»

Le médecin généraliste a donc pris l'habitude de vérifier la demande de son patient en la reprenant avec lui - mais sans traduire ses phrases en jargon médical. Il a aussi appris à tenir compte des convictions du malade qui lui fait face, tout comme de son mode de vie, de sa volonté et de sa capacité à changer ses habitudes alimentaires ou sportives. «De manière générale, les jeunes médecins ont tendance à donner trop d'informations, relève le Dr Chloé Delacour, médecin libéral et enseignante à la faculté de médecine de Strasbourg. Il est inefficace, par exemple, de noyer un diabétique sous les conseils nutritionnels.»

Des consultations plus efficaces

Alors que les maladies chroniques constituent une part de plus en plus importante de l'activité médicale et qu'une consultation dure seize minutes en moyenne, s'assurer la coopération du patient permet au médecin d'être plus efficace. Il en retire un grand confort de travail, selon le Dr Auger, «car il se sent moins exposé aux échecs et à la répétition des consultations».

La démarche est une source de satisfaction pour le malade. Mais l'amélioration de la communication est aussi bénéfique pour la collectivité. La Haute autorité de santé estime que des aides à la décision fournies au patient pour augmenter son implication peuvent contribuer à «améliorer la qualité et la sécurité des soins». Des chercheurs néerlandais, eux, ont démontré qu'une formation à la communication peut avoir un effet sur les prescriptions de médicaments. Face à des personnes souffrant de bronchites, les médecins participant à cette étude devaient explorer les peurs de leurs malades, demander leur opinion sur les antibiotiques ou encore souligner la durée normale d'une infection respiratoire. Grâce à cette simple intervention, les prescriptions d'antibiotiques sont passées de 54 à 27 %.

L'annonce du cancer, un moment délicat

L'annonce d'une maladie grave est un moment très délicat. Depuis le premier plan cancer, une consultation est dédiée à l'explication du diagnostic et des traitements dans les hôpitaux. «Le médecin doit à son patient une information loyale, claire, appropriée et délivrée avec empathie», rappelle le Dr Jean-Marie Faroudja, membre du Conseil de l'ordre. Selon l'Inca, le malade doit pouvoir bénéficier d'une écoute et d'un soutien suffisants, d'une information adaptée et d'un accompagnement personnalisé. Certains CHU proposent ainsi des jeux de rôle aux soignants pour les former à l'annonce du cancer.

RD

jeudi 16 mars 2017

Un cœur pour la vie Prévention cardiovasculaire globale

UN LIVRE À LIRE : « Un cœur pour la vie - Prévention cardiovasculaire globale » 

Par l'auteur Martin Juneau

  Un cœur pour la vie - Prévention cardiovasculaire globale

Tout sur la santé cardiovasculaire expliqué au grand public par un cardiologue spécialisé en prévention

Écrit par le cardiologue Martin Juneau, de l'Institut de cardiologie de Montréal, qui dirige depuis plus de trente ans le Centre ÉPIC, plus grand centre de prévention cardiovasculaire du Canada, cet ouvrage est un mode d'emploi détaillé et scientifique pour vivre mieux et plus longtemps en santé.

Dans la plupart des pays occidentaux, l'espérance de vie a beaucoup progressé depuis un demi-siècle. Cependant, l'espérance de vie en santé n'a pas augmenté au même rythme : les hommes et les femmes passeront en moyenne leurs dix dernières années avec une ou plusieurs maladies chroniques. Toutefois, selon l'Organisation mondiale de la santé, nous pouvons prévenir la grande majorité des problèmes cardiovasculaires et respiratoires ainsi que de nombreux cancers : quel que soit notre bagage génétique, les choix que nous faisons tous les jours peuvent empêcher l'apparition précoce de ces maladies et améliorer de façon importante notre qualité de vie en « comprimant » la période d'invalidité en fin de parcours. Être en santé ne dépend pas seulement des avancées de la médecine, mais aussi, et peut-être surtout, de notre mode de vie quotidien.

À partir de sa grande expérience clinique, et d'une manière accessible au non-spécialiste, le Dr Juneau explique le fonctionnement du cœur, les pontages et les autres opérations de sauvetage cardiaque. Il décrit l'importance de l'exercice et de l'alimentation en prévention, ainsi que le rôle joué par les émotions et le stress, en s'appuyant sur de nombreuses études. 

ADRESSE POUR OBTENIR LE VOLUME : http://www.editions-trecarre.com/coeur-pour-vie/martin-juneau/livre/9782895686958

ISBN : 9782895686958
Date de parution : février 2017
Sujet : Médecine-Santé-Esthé.
Collection : Sante
Nombre de pages : 192 pages
Statut : Disponible 

PRIX : 29.95 $


RD

Maladies cardiaques: 5 habitudes pour mieux les prévenir

Article de Jackie Middleton, selection.ca

Maladies cardiaques: 5 habitudes pour mieux les prévenir


De petites modifications dans votre vie quotidienne pourraient abaisser votre risque de maladies cardiaques. Voici cinq bonnes habitudes à prendre dès maintenant!

L’Agence canadienne de santé publique affirme que neuf Canadiens sur dix (90%) sont menacés par au moins un facteur de risque de maladie cardiaque ou d’accident cardiovasculaire (tabac, alcool, inactivité physique, obésité, hypertension, cholestérol élevé, diabète). Vous pouvez heureusement remédier à ce problème en apportant de petites modifications à votre quotidien. Voici cinq nouvelles habitudes à prendre pour un cœur en santé.

De bonnes nuits de sommeil

Lésiner sur les heures de sommeil peut faire de vous une cible pour la maladie cardiaque. Selon la Clinique Mayo, les gens en manque de sommeil courent plus de risques de faire de l’hypertension, du diabète et d’avoir des problèmes de poids, des facteurs de risque de maladie cardiaque. Une étude publiée en juillet 2013 dans l’European Journal of Preventative Cardiology suggère un minimum de sept heures de sommeil pour diminuer vos risques de faire une maladie cardiaque. Pour vous réveiller frais et dispos et garder tout problème cardiaque à distance, couchez-vous et levez-vous à heures fixes. Les nuits réparatrices impliquent une température fraîche et de l’obscurité dans la chambre à coucher, ainsi que vous coucher et vous lever toujours aux mêmes heures.

Réduisez votre stress

Votre sommeil est-il dérangé par un sentiment de tension, des troubles de la digestion ou des céphalées? Tout ceci pourrait être causé par le stress. Le stress ne fait pas que vous déranger par l’inconfort qu’il provoque, mais peut également accroître dangereusement votre risque de maladie cardiaque. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada affirme qu’un taux élevé de stress s’accompagne souvent de facteurs qui peuvent mener à la maladie cardiaque, dont l’hypertension, l’hypercholestérolémie, l’absorption d’aliments nocifs et l’abus de l’alcool.

Un bon moyen de combattre le stress est d’identifier vos grandes causes d’anxiété. En définissant les éléments déclencheurs de stress, il vous sera plus facile d’adapter vos réactions en conséquence. Faire des exercices, discuter avec des amis ou la famille, préparer des repas santé à heure fixe et garder du temps pour vous détendre et retrouver votre énergie éloignent le stress et favorisent une pleine santé cardiaque.

Soyez plus actif

L’Agence de la santé publique du Canada a démontré l’effet positif de l’activité physique sur plus de 25 grands problèmes de santé, dont la maladie cardiaque et l’AVC. Dans votre cas, inclure des exercices dans vos journées ne devrait pas être trop difficile. Privilégiez la marche sur l’auto, les escaliers sur l’ascenseur et diminuez le temps que vous passez devant l’ordinateur ou le téléviseur. Le complément idéal à ces activités serait de faire chaque semaine au moins 150 minutes d’activité sportive aérobique modérée (vélo, marche rapide) ou plus exigeante (course, ski de fond, basketball, soccer). Si vous manquez de temps, divisez vos périodes d’exercice en blocs d’au moins 10 minutes pour arriver à un total de 150 minutes par semaine.

Mangez pour votre cœur

Un moyen délectable de prévenir les maladies cardiaques et d’en diminuer les risques est de planifier ses repas à l’avance. Un régime qui se définit par des choix dans chacun des quatre grands groupes alimentaires (fruits et légumes, produits céréaliers, lait et substituts et viandes et substituts) et qui est faible en gras et riche en fibres alimentaires a tout pour garder votre cœur dans la bonne voie. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC propose le Guide alimentaire canadien comme outil de référence pour les portions, les quantités et les choix d’aliments.

Relevez le défi #ChangeofHeart Challenge

Les résolutions qui sont amusantes sont les plus faciles à tenir. Le défi Jamieson #ChangeofHeart Challenge est un moyen proactif et amusant pour adopter de nouvelles habitudes de santé cardiaque dans votre vie quotidienne. En adoptant des habitudes simples pendant 28 jours, vous faites les premiers pas vers une meilleure santé cardiaque. Inscrivez-vous à: www.facebook.com/jamiesonvitamins et prenez avec des milliers de Canadiens le chemin vers l’élimination progressive des risques de maladie cardiaque.

RD

mercredi 15 mars 2017

Planifier sa succession, partir l’esprit tranquille


Une chronique de ÉDUCALOI, Journal de Québec, 9 mars 2017
Planifier sa succession, partir l’esprit tranquille

Planifier sa succession, partir l’esprit tranquille
Résultat de recherche d'images pour "planifier sa succession"


Planifier sa succession est essentiel pour s’assurer de ce qu’il adviendra de nos proches et de nos biens après notre décès: héritage, patrimoine, impôt...

Mais avant cela, c’est aussi l’occasion de faire le point, de son vivant, sur sa situation financière et familiale.

Rassembler ses documents

Avant d’entamer toute démarche pour planifier sa succession, vous devez rassembler un certain nombre de documents:
  • contrat de mariage (ou convention de vie commune pour les conjoints de fait);
  • jugement de divorce ou de séparation;
  • convention de copropriété;
  • polices d’assurance-vie;
  • déclarations de revenus.
Définir ses objectifs

Vous devez ensuite déterminer vos objectifs: que voulez-vous pour vos proches après votre décès? Planifier votre succession permet notamment de:
  • faciliter la transmission de votre héritage;
  • faire fructifier votre patrimoine pour vos enfants;
  • transférer le contrôle de votre entreprise;
  • adopter une stratégie pour réduire les impacts fiscaux pour vos héritiers.
De nombreuses options

Une fois vos objectifs définis, plusieurs actions sont possibles:
  • Rédiger un testament: pour choisir qui héritera de vos biens, comment ils seront distribués, ou encore qui s’occupera de vos enfants mineurs en cas de décès de l’autre parent;
  • Souscrire à une assurance-vie: pour contribuer à la sécurité financière de vos proches et désigner à qui la compagnie d’assurance versera un montant qui n’est pas imposable;
  • Préparer un mandat de protection: ce document contient vos volontés pour s’occuper de vous et de vos finances si vous devenez inapte;
  • Exprimer à votre entourage, verbalement ou par écrit, vos volontés concernant vos funérailles;
  • Indiquer votre volonté de donner vos organes et vos tissus en signant l’autocollant apposé au dos de votre carte d’assurance-maladie.
Demandez l’aide d’un professionnel

Différents professionnels sont qualifiés pour vous accompagner dans la planification de votre succession. Les notaires ont une expertise dans ce domaine et peuvent vous conseiller ou même rédiger différents documents, que ce soit un testament, un mandat de protection, un bilan patrimonial, etc. Un avocat peut également vous assister dans la rédaction de différents actes juridiques et vous conseiller sur leur contenu.

Dans le cas où vos besoins en planification sont multiples, les planificateurs financiers ont aussi la capacité de vous aider, non seulement quant à l’aspect financier de votre succession, mais aussi pour faire le lien entre vous et d’autres professionnels: notaires, avocats, comptables, etc.

Pour en savoir plus, consultez l’article Planifier sa succession: les professionnels à consulter sur le site web d’Éducaloi.

Des changements dans votre vie ? Révisez votre planification !

Chaque fois qu’un événement important survient dans votre vie, votre planification devrait être révisée. En effet, les objectifs que vous vous êtes fixés au départ peuvent changer, que ce soit parce que vous divorcez, qu’un nouveau membre s’ajoute à votre famille ou que votre patrimoine connaisse des changements significatifs.

Il est aussi souhaitable de consulter un professionnel du droit aux trois à cinq ans afin de vérifier si des changements dans la loi affectent votre planification.

Texte informatif – Ce texte ne constitue pas un avis juridique; il est recommandé de consulter un avocat ou un notaire pour un tel avis. Éducaloi est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’informer les Québécois de leurs droits et obligations dans un langage clair».

RD

Vous avez reçu une lettre de mise en demeure: que faire?

Une chronique de ÉDUCALOI, 3 mars 2017





Si vous avez reçu une lettre de mise en demeure, c'est qu'une personne vous reproche quelque chose et qu'elle envisage sérieusement de vous poursuivre devant les tribunaux. On dit souvent que c’est un dernier avertissement, parce qu’après vous avoir envoyé une lettre de mise en demeure, il n’y a généralement plus d’obstacles à une poursuite devant les tribunaux.

Par contre, ce n’est pas parce que vous recevez une lettre de mise en demeure que vous serez automatiquement poursuivis. Vous pouvez finir par vous entendre, ou la personne qui envoie la mise en demeure peut tout simplement décider de ne pas vous poursuivre. Finalement, vous et cette personne pouvez aussi décider d’utiliser un autre moyen que le tribunal pour régler votre conflit. En fait, vous avez tous deux l’obligation de considérer ces moyens.

Comment réagir lorsque vous recevez une lettre de mise en demeure?

Lorsqu'une personne vous envoie une lettre de mise en demeure, vous avez plusieurs options. Vous pouvez :
  • accepter de faire ce qu'elle vous demande et ainsi mettre fin au conflit;
  • contacter cette personne ou son avocat pour lui expliquer en quoi vous n’êtes pas d’accord avec elle. Vous pouvez aussi à cette occasion et lui proposer d’utiliser la négociation ou la médiation, par exemple, afin d’éviter d’aller devant les tribunaux; 
  • contacter cette personne ou son avocat pour l'informer que vous refusez de faire ce qu'elle vous demande et pour lui expliquer pourquoi;  
  • ne rien faire et attendre la suite des choses, ce qui peut être une poursuite devant les tribunaux.
Dans tous ces cas, consulter un professionel du droit peut vous aider à mieux comprendre vos options.

Attention! Si vous avez une assurance-responsabilité, pensez à contacter votre assureur. Vous devez rapidement l'informer de tout conflit qui risque d'entraîner une poursuite contre vous.

Des facteurs à considérer avant de répondre à une lettre de mise en demeure

  • Le bien-fondé de la réclamation : La personne est-elle vraiment en droit de vous demander quoi que ce soit?
Vous pouvez vous référer à nos capsules d'information sur différents sujets de droit pour connaître les règles légales qui s'appliquent à votre conflit. Sinon, vous pouvez consulter un avocat.
  • Le montant de la réclamation : Ce qui vous est demandé semble-t-il raisonnable?
Par exemple, si la personne vous demande 800$ pour réparer une fenêtre qui en vaut 150$, cela semble très peu raisonnable.
  • Les frais à payer : Sachez qu'il y a des frais à payer lorsque vous décidez d'aller devant les tribunaux.
Est-ce souhaitable de payer ces frais, en plus de perdre une journée de travail le jour du procès, pour un conflit qui implique un montant de 150$? À vous de voir.
Devant cette cour, vous n'avez pas le droit d'être représenté par un avocat. Mais attention! Vous pouvez quand même vous faire conseiller par un avocat avant le procès. Il ne pourra simplement pas vous représenter le jour du procès.
Ces méthodes vous permettent d'arriver à une entente avec la personne qui souhaite vous poursuivre, sans avoir à vous présenter devant un tribunal.

Dans tous les cas, un professionnel du droit peut vous aider à y voir plus clair si vous ne savez pas comment répondre à une lettre de mise en demeure.

RD

5 méditations courtes et faciles

Article de Danielle Choquette, Journal de Québec, 11 mars 2017

Résultat de recherche d'images pour "méditation"

( Pour lire les paragraphes : Ctrl + bouton milieu de la souris)


Environ 47 % de notre temps éveillé se passerait en vagabondage mental. Ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien de nos journées, mais plutôt qu’on travaille, aime, mange, tout en pensant à autre chose. Ce temps passé à vagabonder a certainement des utilités, comme réfléchir à des problèmes et planifier le futur, mais il peut peser lourd sur notre humeur, car on n’est jamais tout à fait là où l’on est ! Un truc pour revenir à soi et s’aérer l’esprit ? Pratiquer une méditation simple quelques minutes par jour.

1. Méditer dans le métro.

Dans le métro, dans l’autobus, pendant une pause au travail, vous êtes tendu ? Prenez 3 minutes pour vous. Portez ­attention à votre corps: assis ou debout, les pieds bien à plat, les mains posées (sur vos genoux ou sur une barre verticale si vous êtes dans l’autobus), le visage droit, les yeux mi-clos (ça ne ­paraît pas), concentrez-vous sur votre respiration. Expirez 4 secondes, restez vide 2 secondes (si vous êtes à l’aise), inspirez 4 secondes. Quand une pensée se ­présente, observez-la comme si elle se trouvait devant vous – à l’extérieur –, prenez de la distance. Ne jugez rien. Retournez à votre respiration.

2. Méditer en marchant.

À la campagne, en ville, peu ­importe, car tout est potentiellement beau ou intéressant. En respirant lentement et naturellement, portez attention à chacun de vos pas: le talon de votre pied se pose, puis l’arche, puis les orteils, puis l’autre pied, ainsi de suite. Soyez conscient des changements de rythme: vous accélérez, puis vous ralentissez. Observez ce qui se passe autour de vous: concentrez-vous sur les arbres, les ­couleurs, les gens. Faites un choix. Le visage des gens est intéressant à observer. Yunmen Wenyan a dit: «Quand tu marches, marche. ­Assis, sois assis. Surtout, n’hésite pas.»

3. Méditer par les sons.

Marc de Smedt, dans Petit ­cahier d’exercices de ­méditation au quotidien, décrit ces méditations. Celles-ci nous ­demandent d’être seul à la ­maison, ou de la faire à deux ou en famille. Il s’agit de chanter les voyelles AEIUO, trois fois de suite, en allant jusqu’au bout du souffle. Aaaaaa... Aaaaa... Aaaaa.... Eeeeee... On ­finit par O, car c’est le son qui ­descend le plus bas dans l’abdomen. On peut ajouter un M à la fin du dernier O pour faire OM, à la manière hindoue. Évidemment, on se concentre sur les sons, on délaisse les pensées.

4. Méditer en position ­allongée.

Allongez-vous sur le dos, par terre, sur le sofa ou dans votre lit, comme vous voulez. La tête est posée à plat ou sur un oreiller mince. Les pieds sont détendus, les bras écartés, les paumes vers le haut ou le bas, selon votre confort. Fermez les yeux, expirez et inspirez lentement en remplissant bien le ventre. On s’apprête à voyager dans le corps pour ­apaiser les tensions. Commencez par le haut de votre tête, puis descendez lentement en portant attention à chaque partie de votre visage: «mon front se détend, mes yeux se détendent, mon nez se détend, mes joues se relâchent, mes lèvres se reposent, mon menton aussi, mon cou est ­souple...» En imaginant qu’on est un entrepreneur qui dit à ses ­travailleurs et travailleuses (les muscles) que la journée est finie, c’est plus facile. Continuez ainsi pour chaque partie de votre corps. En général, on lâche avant la fin, donc commencez parfois par les bras ou les jambes.

5. Méditer en mangeant.

Il s’agit de porter attention à chacun de vos gestes. ­Évidemment, il est possible, si vous êtes accompagné, qu’on vous trouve un peu étrange, mais que ne ferait-on pas pour s’aérer l’esprit?

Concentrez votre attention sur chaque aliment de votre ­assiette, mastiquez lentement. Goûtez pleinement. Laissez les pensées se présenter devant vous, mais revenez à votre assiette, aux aliments qui s’y trouvent, à ce que vous buvez. Tout sera savouré avec lenteur.

On pourrait aussi méditer en écoutant attentivement une ­chanson, une pièce de musique, en se concentrant sur une peinture, etc. Jon Kabat-Zinn a dit: «Quand vous êtes dans votre douche, ­assurez-vous d’être dans votre douche. Il se peut que vous soyez déjà en réunion de travail, peut-être même que la réunion entière est dans la douche avec vous!» Ne prenons pas trop d’avance sur la journée. Profitons de ce qu’on vit maintenant, même si on a hâte au printemps!

RD

lundi 27 février 2017

Raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison

Article de PAMÉLA EGAN, Journal de Québec, 25 février 2017

TÉLÉ ASSISTANCE POUR PERSONNES ÂGÉES DEMEURANT CHEZ SOI

Résultat de recherche d'images pour "logement des personnes âgées"
(Pour agrandir l'image, Ctrl + bouton milieu de la souris)

Le vieillissement de la population suscite de nombreux questionnements dans notre société. L'un des points soulevés à maintes reprises repose sur le logement.

En sachant qu'un peu plus d'un Canadien sur sept est actuellement un aîné (65 ans ou plus) et que cette proportion passera à un sur quatre dans 50 ans, pas surprenant que la Société d'hypothèques et de logement (SCHL) s'intéresse à ce sujet.

L'organisme a notamment examiné les facteurs qui influencent les choix de logements des aînés. Alors, quelles sont les raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison pour aller vivre dans des logements avec services de soutien ?

La SCHL a constaté que la plupart des aînés souhaitent fortement demeurer ch«z eux en vieillissant. Malheureusement, cet idéal n'est pas toujours possible, ce qui amène bon nombre de personnes vieillissantes à devoir trouver une autre option plus viable. C'est à ce moment de leur vie qu'un logement avec services de soutien devient parfois même essentiel.

La SCHL, définit un logement avec service de soutien comme étant « un milieu de vie sûr et chaleureux où sont offerts des services tels que les repas, l'entretien ménager et des activités sociales et récréatives ».

Habituellement, les logements avec services de soutien offrent un niveau de service flexible donc qui peut être adapté à mesure qu'évoluent les soins requis ». Il s'agit donc de ce que nous appelons communément une résidence pour personnes âgées.

L'ISOLEMENT

L'une des raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison est l'isolement. La SCHL souligne d'ailleurs que : « les personnes qui ont un conjoint ou dont les enfants ou les amis habitent suffisamment près pour leur venir en aide ou leur tenir compagnie, sont plus susceptibles de continuer d'habiter leur logement actuel ».

LES SOINS À DOMICILE

Une autre raison mise en lumière par la SCHL est le manque de ressources en matière de soins à domicile. En effet, un aîné qui n'arrive pas à combler ses besoins à domicile n'aura d'autre choix que de se tourner vers un établissement de soins de longue durée, et il devra parfois même y avoir recours de manière prématurée. « Les études indiquent que 50 % des aînés en attente de soins de longue durée pourraient continuer de vivre dans leur milieu si un meilleur soutien leur était offert », rapporte la SCHL.

LA SITUATION FINANCIÈRE

La situation financière est un autre enjeu de taille dans la décision d'un aîné de quitter son domicile. « Au Canada, la moitié des aînés et des pré-aînés ont certaines préoccupations quant à leur capacité de payer le niveau de soins dont ils pourraient avoir besoin », indique la SCHL.

AUTRES FACTEURS

Parmi les multiples raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison pour aller vivre dans des logements avec services de soutien, nous pouvons notamment ajouter la mobilité et la sécurité. Les aînés devront alors peser et soupeser la valeur qu'ils accordent à leur intimité et à leur autonomie par rapport à ce que leur mode d'habitation peut leur procurer. Bref, comme le constate la SCHL, « les facteurs qui influencent les décisions concernant le choix d'un logement sont complexes ».

RD