Vivre la vie d'un Senior

vendredi 17 juin 2011

Nutrition des seniors : les bonnes clefs


L’alimentation est un facteur déterminant dans l’augmentation de la durée de vie chez les personnes âgées. En oublier l’importance peut avoir des conséquences considérables sur l’état de santé en général et diminuer par le fait même la qualité de vie de tous les jours.

Voici un article intéressant sur la nutrition des séniors. Il traite tout particulièrement des comportements alimentaires à adopter quand on fait partie des aînés.

Avec l’âge, une alimentation saine et équilibrée est particulièrement importante pour se maintenir en bonne santé et prévenir l’apparition ou l’aggravation de processus souvent liés au vieillissement. Du fait de la diminution des capacités d’adaptation de l’organisme, les seniors sont en effet plus sensibles à des apports alimentaires insatisfaisants.

Des besoins nutritionnels souvent sous-estimés

L’estimation des besoins nutritionnels du senior est variable en fonction de son âge et de son état de santé. Mais ses besoins nutritionnels ont souvent tendance à être sous-estimés.

Beaucoup de personnes pensent, qu’avec l’âge, il est normal de diminuer ses apports alimentaires, étant donné une dépense physique moins élevée.

Ce n’est pas vrai ! Il ne faut pas manger moins en vieillissant. Si l’activité physique est effectivement souvent diminuée chez le sujet âgé, son rendement métabolique est également moins bon, ce qui entraîne une augmentation des besoins nutritionnels pour un même niveau d’énergie. Par exemple, les besoins en protéines sont 25 % plus élevés chez le senior par rapport au jeune adulte.

Certains besoins en vitamines et minéraux peuvent également être revus à la hausse : les apports conseillés en calcium et en vitamine D sont augmentés chez le senior, afin de limiter les problèmes de perte osseuse à l’origine de fractures invalidantes.

La diminution de la sensation de soif et de l’efficacité des mécanismes de régulation entraîne un risque de déshydratation non négligeable chez le sujet âgé. L’apport suffisant d’eau dans cette population est donc particulièrement important et doit être augmenté en cas de fièvre ou de canicule.

Quelles déficiences dans l’alimentation des seniors en France ?

Outre les situations de dénutrition sévère, beaucoup de seniors sont sujets à des déficiences en vitamines et minéraux, susceptibles d’entraîner une diminution des défenses immunitaires.

Très souvent, les personnes âgées ne consomment pas en quantité suffisante ce dont elles ont besoin pour se maintenir en bonne santé.

En effet, il a été constaté, par exemple, que 20 % des personnes âgées en bonne santé consomment une quantité de protéines inférieure à leurs besoins, alors que ces dernières sont indispensables pour le maintien de la masse musculaire.

En ce qui concerne les graisses, les seniors ont tendance à consommer trop de graisses saturées (beurre, pâtisseries, fromages…) au détriment des acides gras insaturés (huiles, graisse de volaille, olives…), ce qui est mauvais sur le plan cardio-vasculaire.

Les déficiences en vitamines et minéraux sont aussi fréquentes chez le senior : c’est le cas du magnésium, qui participe au bon fonctionnement nerveux, de la vitamine D et du calcium, indispensables pour maintenir son capital osseux et diminuer le risque de fractures.

La diminution des apports en fibres et en eau avec l’âge est par ailleurs à l’origine de nombreux troubles du transit chez le senior.

Comment expliquer le phénomène de la dénutrition chez le sujet âgé ?

La malnutrition chez le sujet âgé est souvent la conséquence d’une multitude de facteurs. Avec l’âge, c’est une accumulation de petits problèmes de santé qui font que l’alimentation perd en quantité, mais aussi en qualité.

Le vieillissement peut entraîner des modifications physiologiques : les sens (vue, goût, odorat) et l’état bucco-dentaire peuvent s’altérer progressivement et diminuer ainsi le plaisir de manger.

Des troubles du transit (surtout des constipations), des modifications métaboliques de certaines vitamines et sels minéraux, ainsi que des troubles moteurs (diminution de l’aptitude à préparer les repas ou à faire les courses) peuvent aussi accentuer une situation de malnutrition.

Diminution des performances intellectuelles (en particulier la mémoire), dépression, voire un certain isolement social, sont d’autres facteurs susceptibles d’aggraver une telle situation.

RD

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