Vivre la vie d'un Senior

mardi 5 mars 2013

Perspectives d'une vie en bonne santé beaucoup plus longue.




Article de Didier Coeurnelle
Vice-président  de l'AFT Technoprog! et coprésident de Heales (Healthy Life extension Society)

« Nous ne vieillirons pas ensemble »

http://blog.transhumanistes.com/search/label/Immortalit%C3%A9%20biologique

Chaque jour, la mort, la grande faucheuse, fait son travail avec un peu plus de difficulté. En effet, chaque jour nous gagnons environ 6 heures d'espérance de vie. Ces progrès ne sont pas également répartis. Contrairement à ce que beaucoup pensent, c'est dans la plupart des pays du Sud et non pas dans les pays du Nord que les progrès sont les plus rapides. Une étude vient d'être publiée dans le prestigieux magazine médical le Lancet, décrivant l'évolution mondiale de la santé de la population durant ces dernières décennies. Cette recherche est peu médiatisée dans le public francophone comme souvent pour des travaux qui démontrent des évolutions positives. Le lecteur de la presse anglophone y découvrira notamment que dans des pays comme le Bangladesh, l'Iran ou le Pérou, depuis les années 70, la durée de vie moyenne a cru de plus de 20 ans.


En Europe, en 40 ans, nous avons gagné environ 10 années d'espérance de vie. La majorité de ces années sont des années en bonne santé. L'évolution moindre ici est due au fait que, dans les pays les plus riches, la durée de vie moyenne était déjà élevée auparavant et la mortalité infantile était déjà très faible. Les progrès de la santé dans les pays riches se concentrent donc là où les gains sont les plus difficiles: chez les personnes les plus âgées. Mais les avancées sont quand même considérables. La mortalité liée au cancer recule progressivement mais inexorablement.  De manière générale, le taux de survie dans les 5 ans au cancer qui était de plus ou moins un tiers dans les années 70 approche maintenant les deux-tiers dans plusieurs pays d''Europe occidentale. En Belgique une étude récente confirme que le pourcentage de décès dans les 5 années après la découverte d'un cancer  diminue de près d'un % par an. Le cancer du sein, la maladie qui était dans les années 70, un des symboles du mal moderne presque incurable, devient progressivement une maladie chronique non mortelle.

Après-demain, vieillirons-nous encore ?

Au début du 20e siècle, nous étions souvent vieux et en mauvaise santé dès 50 ou 60 ans. Aujourd'hui, c'est plus fréquemment à 70 ou 80 ans. Nous vivons des temps vertigineux dans le domaine de la santé, souvent sans nous en rendre compte.  Les perspectives à moyen ou long terme sont bien plus vertigineuses encore. Elles concernent entre autres :
  • Les nouveaux produits. De par le monde, sur des hommes, sur des souris et sur d'innombrables autres êtres vivants, systématiquement ou involontairement, l'être humain expérimente des millions de produits et méthodes ayant une influence sur la durée de vie. L'observation de ces expérimentations nous permet de découvrir de nouvelles méthodes pour gagner des années de vie en bonne santé mais elle n'est pas encore suffisamment systématique. 
  • Les cellules souches. Une cellule normale de l'organisme ne se divise qu'une cinquantaine de fois. Cependant, certaines cellules de notre corps se reproduisent sans limitation. Ce sont les cellules souches. Les expérimentations d'introduction de ces cellules dans le corps pour régénérer des tissus et des organes se multiplient. Les progrès dans ce domaine peuvent notamment être liés à une meilleure compréhension des mécanismes de régénération chez d'autres êtres vivants. Nous pouvons déjà régénérer naturellement notre peau et une partie de notre foie. Certains batraciens, reptiles et poissons peuvent régénérer des membres entiers.
  • Les thérapies géniques. Le vieillissement est un phénomène d'une complexité extraordinaire qui n'est pas encore pleinement compris. Mais il est certain que des espèces animales très proches ont des durées de vie maximales très différentes. Il est certain également que des individus vivent plus longtemps que d'autres notamment pour des raisons d'ordre génétique. Il est déjà possible d'appliquer des thérapies géniques pour guérir quelques maladies. Les thérapies géniques pour transformer nos cellules en cellules plus résistantes à la vieillesse sont envisageables à terme.
  • Les nanotechnologies médicales. La chirurgie se fait de plus en plus précise et de moins en moins invasive. Mais ce n'est que le début. La combinaison de la médecine, de l'informatique et des nanotechnologies pourraient permettre, un jour, d'introduire dans notre corps, des "nanorobots" capables de nous réparer de l'intérieur en réparant les tissus, détruisant les amas graisseux, attaquant les sources d'infection,... 
  • Le mental ("l'esprit") changeant de corps. A beaucoup plus long terme ou en tout cas dans un futur beaucoup plus hypothétique, il est envisageable que nous soyons capables de transférer notre conscience sur un support informatique. Beaucoup estiment que ce futur est trop disruptif pour être un espoir à court ou à moyen terme.  A court ou moyen terme, faire fonctionner notre "bon vieux corps" de manière améliorée apparaît comme plus souhaitable.
Nous ne vieillirons plus ensemble mais qui vieillira encore ?

Aujourd'hui, comme chaque jour, 100.000 personnes meurent de maladies liées au vieillissement. Il s'agit des deux-tiers des décès de la planète.  Toutes les autres causes réunies de mortalité dans le monde, de la malnutrition aux épidémies en passant par les guerres, le terrorisme, la criminalité, les accidents de voiture, la pollution,... tuent donc deux fois moins.  Tout progrès médical dans les domaines cités plus haut peut permettre de sauver des vies à une échelle inégalée. Ces progrès peuvent être utiles non pas seulement ici et maintenant, dans nos pays riches mais partout dans le monde aujourd'hui et dans le futur.

Cela ne se passera pas sans difficultés. Les maladies cardiovasculaires et les cancers reculent spectaculairement mais la suralimentation et  certaines pollutions sont très loin d'être des phénomènes maîtrisés. De plus, vu la durée de vie plus longue, les maladies neurodégénératives, particulièrement la maladie d'Alzheimer touchent un nombre plus important d'individus. L'évolution des consciences et les  progressions techniques sont en cours mais restent insuffisants pour diminuer rapidement l'impact de ce fléau.

Un jour cependant, sauf catastrophe ou renoncement collectif, nous ne vieillirons plus ensemble. Cela peut signifier que nous ne vieillirons plus du tout ou que seulement certains, les plus pauvres, les malchanceux,... continuerons à vieillir. Pour les progressistes d'aujourd'hui, le droit à la vie est un droit humain fondamental, quel que soit l'origine, l'opinion ou la taille du portefeuille virtuel. Pour que ce soit encore le cas demain, il faudra être "technoprogressiste", exiger que les progrès en matière de longévité continuent à diminuer les inégalités. Concrètement, cela signifie:

  • Faire des recherches en matière de santé une priorité à tous les niveaux. Aujourd'hui, les pauvres meurent plus rapidement de vieillesse que les riches.
  • Financer des recherches scientifiques publiques en veillant à ce que les résultats des recherches soient communiqués largement. Ainsi, les progrès pourront être accessibles au plus grand nombre.
  • Lorsque des recherches sont effectuées sur base de capitaux privés, exiger politiquement, juridiquement et socialement que les résultats soient rendus rapidement accessibles à tous, le cas échéant moyennant une juste rémunération des investisseurs non bénévoles.
Les hommes et les femmes contemporains mènent une vie plus longue, en meilleure santé et avec plus d'accès aux connaissances que jamais dans l'histoire de l'humanité. Le futur n'est pas univoque. Les progressions technologiques comportent des risques considérables, depuis les changements climatiques jusqu'aux risques militaires. Ce qui permet à nos semblables de vivre plus longtemps, d'être plus résilients,  en meilleure santé et plus heureux est souhaitable pour chacun individuellement mais également pour la société dans son ensemble car cela fait de nous des personnes plus interdépendantes et plus soucieuses du futur.

RD

dimanche 20 janvier 2013

Quelle sorte de « vieux » devenons-nous?

 

Voici deux articles très intéressants qui viennent de paraître dans un grand journal du Québec, La Presse et qui témoignent d'un changement d'attitude des Seniors face à la retraite et au vieillissement. 

(Article de Louise Leduc, la Presse, 15 janv. 2013)

On n'a plus les «vieux» qu'on avait

Le culte de la performance gagne les personnes âgées, au grand dam de celles qui n'ont aucune envie d'une retraite au grand galop. A-t-on encore le droit, quand on est vieux, de se bercer tranquillement?

«Je ne cours pas, je ne joue pas au tennis, je n'ai aucune envie de faire le tour de la planète et non, je ne me lèverai pas de bonne heure le matin pour aller marcher au centre commercial. J'ai été une super infirmière, je n'ai pas le goût d'être une super vieille.»

À 69 ans, Ginette Martel se sent fatiguée. Elle a envie de flâner, de se lever vers 10 h si ça lui chante. L'ennui, c'est qu'elle se sent de plus en plus marginale. «Il y a ma coiffeuse qui continue à travailler à temps plein à 65 ans, en plus de marcher tous les jours et de jouer aux quilles. J'ai une amie de 65 ans qui court, qui joue au golf et au tennis. Moi, je ne crois pas que l'on vit plus vieux en bougeant davantage. Ma mère a vécu longtemps et je l'ai vu couler ses vieux jours en restant tranquillement à la maison.»

S'il n'y avait que l'entourage! Mme Martel ne se reconnaît pas non plus dans les personnes âgées qu'elle voit à la télévision. Comment font-elles, les Janette Bertrand, Denise Filiatrault et Monique Mercure de ce monde, toutes exceptionnelles de vitalité?

En même temps, Mme Martel ne cache pas être plutôt trompe-l'oeil, elle aussi. Non, on n'a plus les «vieilles» qu'on avait. «On cherche à demeurer coquette, on s'habille jeune. Nos proches ne réalisent donc pas qu'on vieillit quand même. Ils ne comprennent pas que non, ça ne nous tente pas de conduire seules, l'hiver, jusqu'en Gaspésie.»

Le magazine Le Bel Âge, avec ses chroniques sur les crèmes antirides, sur la lutte aux varices et sur les liftings, illustre combien vieillir, c'est de l'ouvrage.

«Dans les sites de rencontre, les femmes qui cherchent un compagnon se font dire de ne jamais révéler qu'elles ont plus de 60 ans, relève Mme Martel. Avant, les vieux qui sortaient avec des petites jeunes, ça se voyait à Hollywood, mais là, on dirait que ça nous rattrape. Prenez Jean-Pierre Ferland qui sort avec une femme de 40 ans!»

Sylvie, qui préfère taire son nom de famille, le constate aussi. «Mon père, qui a 90 ans et qui jouait au tennis jusqu'à récemment, sort avec une femme qui en a 58. Il a toujours eu l'air jeune, et il a d'ailleurs menti sur son âge quand il l'a rencontrée. Et jamais, au grand jamais, il n'aurait flirté avec une femme de son âge!»

En bonne baby-boomer, Sylvie a bien vécu - «j'étais une cliente assidue du Thursday's» - et admet s'être usée un peu prématurément. À 64 ans, elle n'a plus la santé et elle n'a pas envie de performer, «comme cette amie de Montréal qui fait des triathlons à 75 ans».

Béatrice Picard, notre Marge Simpson nationale, ne fait pas dans le sport, mais à 83 ans, elle foule toujours les planches et il lui arrive d'abattre des semaines de travail de 60 heures. À l'écouter parler, ce qui l'épuise, c'est de tenir à bout de bras certaines personnes âgées de sa connaissance qui n'ont pas le goût de grand-chose. Mais qu'on ne se méprenne pas. «Quand je me lève, certains matins, j'ai 108 ans!»

Le sociologue Richard Lefrançois, professeur associé à l'Université de Sherbrooke, relève deux cas de figure: ces dynamos qui n'arrêtent pas et ceux qui ont envie de se poser un peu. «Il y a quelques années, je donnais une conférence sur l'importance pour les personnes âgées de rester actives. Un homme a levé sa main et il a demandé: «Mais est-ce correct de ne pas vouloir aller au gym, de ne pas avoir le goût de faire trop de bénévolat et d'avoir envie, souvent, de regarder tomber la neige?»»

Tant qu'on ne s'isole pas, qu'on ne devient pas dépressif ou au contraire, qu'on ne s'illusionne pas sur sa mortalité, chacun fait comme il le sent, rappelle M. Lefrançois.

Le problème, c'est qu'il y un «déni de la vieillesse» très fort chez un grand nombre de baby-boomers qui avancent en âge. «On ne veut pas vieillir, on refuse la mort, et les personnes âgées dans les publicités et les magazines sont presque toujours de très jeunes vieux.»

Dans le magazine Time, en 2009, Catherine Mayer inventait le mot «amortalité» pour définir cette idée voulant que la vieillesse soit «out» et que l'on dispose aujourd'hui de tout un arsenal pour la combattre.

De fait, constate Richard Lefrançois, «grâce à de bons soins de santé, on est vieux de plus en plus tard et de moins en moins longtemps. Ce n'est pas comme à une certaine époque où l'on se faisait vieux dès ses 55 ans. De nos jours, cela n'arrive souvent que vers 75 ans... et l'on meurt parfois cinq ans plus tard».

Mais s'il vous plaît, docteur, pas trop ridé et en ayant résisté aux lois de la gravité?

(Article de Pierre Foglia, La Presse, 15 janv. 2013)

Deux sortes de vieux
 
On n'a plus les vieux qu'on avait, disait ma collègue Louise Leduc. «Le culte de la performance gagne les personnes âgées, au grand dam de celles qui n'ont pas envie d'une retraite au grand galop.»

Ben là, Louise! Samedi, mettons. Samedi, il faisait 10 au-dessus. Que vouliez-vous que je fisse? Que je tricote? Que je me berce? Dix, un 12 janvier! Je suis parti à vélo, évidemment: 55 kilomètres euphoriques avec, à chaque coup de pédale, le sentiment enivrant de fourrer l'hiver jusqu'au trognon.

J'ai même ôté mes gants. J'avais assez faim en arrivant à L'Oeuf! La tarte au sucre avec de la crème fouettée dessus était assez cochonne...

J'ai demandé à Normandeau, le propriétaire, si j'étais son premier cycliste de l'année. Je l'étais. Ç'a été ma seule petite fanfaronnade de la journée.

Redites-moi ça, Louise? «Au grand dam de celles qui n'ont aucune envie d'une retraite sur le grand plateau?» Moi non plus, je n'étais pas sur le grand plateau, samedi. J'ai mouliné tranquille tout le long. Ai-je dit qu'un pâle soleil diffusait une lumière presque blanche et que les champs faussement avertis du printemps se découvraient en larges cercles de terre brune? Qu'un chien de ferme m'a couru après? Un vieux, les poils du museau tout blancs. Je me suis arrêté. Il s'est approché: vieux nono, j'ai dit gentiment. Il a remué la queue.

En passant, c'est pas juste les chiens qui font ça. Essayez avec un vieux de votre entourage. Dites-lui gentiment: vieux nono. Vous allez voir, il va remuer la queue.

Pourquoi sont pas contentes que je sois allé rouler samedi, vos madames? Performance ou pas, en quoi cela peut-il bien les chagriner? Moi, je ne les empêche pas de faire la grasse matinée puis d'aller à tous petits pas jusqu'au salon de thé.

Non seulement ça ne me dérange pas qu'elles aillent à tout petits pas, mais je les applaudis même très fort de ne pas aller jouer au volleyball le mardi matin avec l'Amicale des aînés de Laval. Voyez-vous, Louise, la grande différence, chez les vieux, n'est pas entre ceux qui font de l'exercice et ceux qui n'en font pas, mais entre ceux qui font partie d'un club, d'un groupe ou d'un regroupement, d'une association, bref, entre ceux qui vieillissent en troupeau et ceux qui vont seuls (ou par deux) et qui sont bien dans leur solitude.

La différence entre les vieux n'est pas entre ceux qui vont vers la mort à petits pas et ceux qui y vont en courant, mais entre ceux qui y vont en autobus, le même autobus qui les conduit au casino, à Sainte-Anne-de-Beaupré ou au théâtre d'été, et ceux qui y vont seuls ou presque.

Mais pour être vraiment sérieux, Louise, je vous dirais qu'il y a deux sortes de vieux: ceux qui sont malades et ceux qui ne le sont pas. Les autres différences ne sont pas très importantes.

En passant, vous direz à votre sociologue, celui qui vous parle «du déni de la mort», qu'on est pas mal tannés de l'entendre, celle-là. Les vieux ne nient pas la mort, ils y pensent tout le temps, ils n'ont rien d'autre à faire.

Et non, à 72 ans, je ne fais pas de vélo pour la repousser. Je fais du vélo pour ne pas trop me faire chier en l'attendant.

RD

jeudi 10 janvier 2013

Les dix lois universelles de la santé




Lors d'un encan de la bibliothèque de la Ville de Québec, j'ai mis la main sur un petit volume intitulé : « Les 10 lois universelles de la santé ». Il m'apparaissait contenir un message encourageant pour les personnes qui vont atteindre l'âge de la retraite. Publié en 2000 par les Éditions Quebecor par l’auteure Betty Thorton, ce livre nous donne les grands jalons à suivre pour se garder en santé et profiter de la vie à la retraite .Voici brièvement de quoi il en retourne.

Au temps des Romains, l’espérance de vie était approximativement de 28 ans. En 1900, c’est à 49 ans que l’on mourait, en moyenne. Au début du XXe siècle, seulement 10 % de la population réussissait à passer la frontière de 65 ans. Dans les années 1990, l’âge fatidique moyen est passé à 75, alors qu’au Japon, les femmes atteignent en moyenne 82 ans.

 Les êtres humains vivent aujourd'hui en moyenne dix ans de plus qu'en 1970, mais passent davantage de temps à combattre des maladies comme le cancer, selon un rapport sur la santé dans le monde, publié le 13 déc. 2012).

De 1970 à 2010, l'espérance de vie à la naissance a augmenté de 11,1 ans pour les hommes et 12,1 pour les femmes dans le monde, selon
la revue médicale britannique Lancet qui a regroupé des données obtenues sur 187 pays au total.

Mais en vivant plus vieux, les gens ne vivent pas forcément en bonne santé, avec des affections comme le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète en pleine explosion, note le rapport.

Enfin, malgré tout, on constate qu’un nombre impressionnant de Seniors défoncent la barrière des 80 ans, pour ne pas dire les cent ans.

L’argument clé en faveur de la prolongation de la vie est le suivant : on aimerait bien tous vivre plus longtemps pour autant que l’on puisse aussi compter sur une certaine qualité de vie. Vieillir dans la dégénérescence, la maladie et la souffrance n’a rien de bien inspirant, en effet.

L’ingrédient essentiel, c’est la SANTÉ.  Depuis la nuit des temps, universellement, l’homme a cherché à conserver sa santé, parce que la santé, c’est la vie.

Betty Thorton, auteure du Livre « Les 10 lois universelles de la santé » nous donne la recette suivante : « Que vous soyez malade, en santé, jeu ou plus âgé, ce sont ces 10 lois universelles de la santé qu’il faut respecter pour retrouver ou garder force et vigueur. »

Quel que soit notre âge, nous savons tous qu’il n’est jamais trop tard pour décider de prendre de bonnes et saines habitudes de vie. En agissant sagement et à temps, notre potentiel vital se revitalise et nous permet d’envisager une vieillesse heureuse et en santé. 

Rappelons-nous que « vivre négativement, c'est assurément attirer vers soi la frustration et le désespoir. Comment pourrions-nous accepter consciemment de sombrer dans un état pareil ? Ne rêvons-nous pas tous plutôt de satisfaction, de bonheur et de bien-être ? Ces états sont pourtant tout près de nous, accessibles, pour autant que nous y mettions quelques efforts, pour autant que nous acceptions de dire oui à la vie. De la sorte, c'est la joie que nous invitons à naître en nous et à se répercuter dans chaque parcelle de nous-mêmes. » (p. 86)

LES DIX LOIS UNIVERSELLES DE LA SANTÉ

Première loi : Ton corps, sainement tu nourriras


Deuxième loi : Ton corps sainement, tu entretiendras.


Troisième loi : Ton corps, tu laisseras récupérer.


Quatrième loi : Corps et esprit, tu unifieras.


Cinquième loi : Positif et confiant, tu resteras.


Sixième loi : La nature, au centre de la vie tu placeras.


Septième loi : À t’adapter, tu apprendras.


Huitième loi : Actif et utile, tu seras.


Neuvième loi : L’équilibre, tu rechercheras.


Dixième loi : La voie de l’amour, tu choisiras.

RD

lundi 24 décembre 2012

Joyeuses fêtes de la part de PHILOMAGE

LE TEMPS DES FÊTES, LE TEMPS OÙ TOUT S'ARRÊTE POUR REFAIRE NOS FORCES POUR L'ANNÉE QUI S'EN VIENT ET PRENDRE DU RECUL FACE AUX ALÉAS DE LA VIE.
*************************************
RAPPELONS-NOUS 1913! LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE RAGEAIT À CE MOMENT-LÀ SUR LE TERRITOIRE EUROPÉEN. UNE ÉPOUVANTABLE GUERRE DE TRANCHÉES AVALAIT QUOTIDIENNEMENT DES MILLIERS DE JEUNES GENS ET NE CONNAISSAIT AUCUN RÉPIT. QUE DE MORTS ET DE SOUFFRANCE POUR RIEN! 

MÊME AUJOURD'HUI, AU XXIe SIÈCLE, UN CONFLIT EN ATTISE UN AUTRE. C'EST SANS FIN. QUI SOMMES-NOUS POUR CONTINUER À NOUS ENTREDÉCHIRER COMME ÇA, ENTRE HUMAINS? 

SOUHAITONS-NOUS UN MONDE MEILLEUR, BEAUCOUP DE BON TEMPS ET LA PAIX DU CORPS ET DE L'ESPRIT, LA MEILLEURE DES SANTÉS ET ÉVIDEMMENT UNE LONGUE VIE EN TANT QUE SENIOR! 

L'HUMANITÉ MÉRITE UN RÉPIT, À TOUT LE MOINS UN TEMPS DE RÉFLEXION SUR SON AVENIR ET SON DEVENIR. C'EST FONDAMENTAL! POURQUOI NE PAS FAIRE DE 2013, L'ANNÉE DU RENOUVEAU ET DE LA FIN DE CE MONDE BELLIQUEUX ! UNE VÉRITABLE RENAISSANCE DE L'HUMANITÉ, UN NOUVEAU DÉPART MILLÉNAIRE, APRÈS LA FIN DU CYCLE PRÉVU PAR LES MAYAS.

JOYEUX NOËL À TOUS, À NOS PROCHES, À NOS CONCITOYENS ET AU MONDE ENTIER! 

Signé : PHILOMAGE

<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
RD

lundi 17 décembre 2012

Tout s’apprend, même à 100 ans !


(Article de Sonia Lévesque, L'information - Hebdo régional, 11décembre 2012)


Rachel Lavoie reçoit une tablette électronique pour souligner son anniversaire. Bravo! Elle vient d'avoir ses cent ans.

MONT-JOLI - Québec À voir les doigts de Rachel Lavoie Bélanger s’activer sur sa tablette électronique, son ardoise comme elle l’appelle, on est loin de se douter qu’ils ont un siècle d’âge.

Madame Lavoie Bélanger, que la Résidence du Saint-Rosaire a fêtée récemment, franchira le cap des 100 ans le 22 décembre sans les paraître aucunement. Sous nos yeux, elle fait défiler les jeux sur sa tablette un après l’autre, visiblement amusée de notre surprise. Centenaire et branchée, deux mots qui ne vont pas nécessairement ensemble, croit-on. Détrompez-vous ! Rachel Lavoie Bélanger fait la preuve par 100 que l’on peut être de son temps à tout âge.

Tout s’apprend

« J’ai toujours eu de la patience et tout s’apprend, même à 100 ans ! » souligne-t-elle de son rire coquin. « Je ne peux pas m’ennuyer, j’ai toujours quelque chose à faire. J’ai toujours été occupée, je n’ai jamais perdu une minute de ma vie ! » ajoute-t-elle sur le même ton enjoué.

Ce n’est certainement pas de ne pas avoir travaillé qu’elle doit sa très grande forme. Native de Price, elle et son défunt mari ont élevé leurs 13 enfants sur une terre qu’ils ont eux-mêmes défrichée à Duffaultville (anciennement Padoue), aux limites de Saint-Moïse, puis à Saint-Nil près de Matane.

« On n’a jamais manqué de rien » souligne Marie-Paule, l’aînée de la fratrie. Tous les fruits de la terre étaient utilisés. Elle se rappelle de sa mère, plus jeune, qui trouvait le temps de jouer avec eux, malgré un emploi du temps surchargé. « Elle glissait avec nous ».

Énergie et talents

« Je faisais des casse-tête avec les enfants, le soir, surtout l’hiver, parce que l’été, on sortait dehors. Je me couchais souvent à 2 h, 3 h, je travaillais tout le temps». Et pour cause. Il fallait nourrir, vêtir, nettoyer, sans les commodités d’aujourd’hui. Madame Lavoie Bélanger était cuisinière, couturière (non seulement pour la famille mais pour les autres aussi) et même barbière ! « Je faisais de belle coupes » se souvient la jeune centenaire. « Elle faisait du tricot, du crochet. Maman avait beaucoup d’énergie et beaucoup de talents » indique Marie-Paule Bélanger.

Comme si ce n’était pas suffisant, elle a aussi travaillé à l’ex-hôpital de Mont-Joli auprès des personnes atteintes de tuberculose et du côté de la psychiatrie. « J’ai été la première engagée comme préposée pour travailler dans ce département à son ouverture» rappelle fièrement cette dame exceptionnelle.

Hôpital

Si ce n’est pour travailler, elle n’avait jamais mis les pieds dans un hôpital avant qu’elle ne se fracture une hanche, l’an dernier. « J’ai vu ma mère couchée pour la première fois ! » indique sa fille Marie-Paule qui partage avec sa mère ce même goût pour rire et s’amuser. « C’est de famille. Quand on se rencontre, on a toujours des histoires à se raconter pour rire » ajoute-t-elle. La musique a toujours fait partie aussi de la vie familiale. On ne s’étonnera pas que quelques-uns de ses petits-enfants sont des musiciens accomplis comme Gabriel Dionne, enseignant au Conservatoire de Rimouski et membre de l’Orchestre symphonique de l’Estuaire.

Encore aujourd’hui, madame Lavoie Bélanger ne trouve pas le temps de s’ennuyer. « Je lis » souligne cette abonnée du Journal de Québec. « Je joue aux cartes, je joue au Skip-Bo avec deux de mes filles, tous les soirs » poursuit la dame dans son coquet appartement de la Résidence du Saint-Rosaire.

Il lui arrive bien sûr de penser à la mort mais « je ne m’arrête pas à cela, je me change les idées ». Ce qu’elle réussit très bien en demeurant ce qu’elle a toujours été: une femme pleine de vie.

RD

samedi 8 décembre 2012

Vieillir ne fait pas peur


(Article de Réal Demers, Le Journal des 50 +)

Les Québécois affichent une certaine sérénité face au vieillissement. En effet, 60 % d'entre eux ont peu ou pas du tout peur de vieillir, mais la crainte de la maladie et de la perte d'autonomie reste bien présente. Voilà quelques faits saillants d'un sondage réalisé par CROP auprès de 1000 Québécois en avril 2012 pour le compte de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).

En fait, la perspective de vieillir est autant associée à des éléments positifs que négatifs. Pour la majorité des répondants, le vieillissement apparaît rassurant puisqu'il permet d'être actif plus longtemps et augmente l'espérance de vie, sans compter les avancées de la science et la possibilité de partager ses expériences. Par contre, la maladie, la perte d'autonomie, de la mémoire, du conjoint et des amis constituent des aspects du vieillissement qui font peur au plus grand nombre de participants.

La vieillesse à 72 ans

En moyenne, les Québécois se considèrent vieux à 72 ans. Toutefois, l'âge perçu de la vieillesse s'accroît en vieillissant. Ainsi, les répondants de 65 ans se disent vieux à 80 ans, tandis que les 50-64 ans situent cet état à 77 ans et les 18-34 ans à 60 ans.

À 75 ans, je serai...

Invités à imaginer leur vie à 75 ans, la majorité des Québécois se représentent autonomes (63 %), entourés de parents et d'amis (56 %), engagés dans la communauté (53 %) et à l'aise sur le plan financier (51 %). Chez les 65 ans et plus, on note des pourcentages plus élevés dans presque tous ces aspects.

RD

Vieillir chez soi, du rêve à la réalité


(Article de Réal Demers, Le Journal des 50 +, juin 2012)

Que ce soit dans leur maison, leur condominium ou dans une résidence privée avec services, la majorité des aînés ont un rêve en commun : vieillir chez soi.

Selon Jean-Pierre Lavoie, chercheur en gérontologie sociale, la notion de chez soi occupe une place importante dans l'esprit et le coeur des personnes âgées.

« Il s'agit d'un espace d'intimité qui revêt aussi un caractère social en raison de la présence d'un réseau d'amis. Bien que les déménagements soient plus fréquents qu'autrefois, la grande majorité des personnes de 65 ans et plus souhaitent passer leurs vieux jours dans leur domicile. » Aujourd'hui, on déménage d'une chez soi à un autre chez soi pour diverses raisons comme le fait de se rapprocher des services, parce que la maison est devenue trop grande ou qu'elle nécessite trop d'entretien. Mais on demeure toujours chez soi...

Perte d'autonomie et soins à domicile

Vieillir chez soi apparaît donc comme la solution idéale pour la plupart des aînés. Mais, que faire en cas de perte d'autonomie ? « Il faut allouer davantage de ressources pour les soins à domicile, adapter les logements aux besoins des personnes âgées et aider les proches aidants », affirme Jean-Pierre Lavoie. Le maintien des aînés à domicile et préférablement dans leur milieu de vie nécessite également la mise en place de services de première ligne adaptés à leurs besoins, notamment en ce qui concerne l'accès à un médecin.

Éviter l'hébergement

En 2031, le Québec devrait compter pas moins de 2,2 millions de personnes âgées de 65 ans et plus dont un bon nombre de 80 ans et plus. Cette situation pourrait avoir un impact majeur sur le financement des services et soins de santé, notamment en matière d'hébergement. Raison de plus pour favoriser le développement des soins à domicile. « L'espérance de vie augmente, mais la santé de la population s'améliore. On pourrait donc assister à d'agréables surprises. Chose certaine, il faudra améliorer la qualité des services sociaux pour répondre aux besoins d'un nombre grandissant d'aînés qui souhaiteront eux aussi vivre à domicile », conclut Jean-Pierre Lavoie.

RD