Vivre la vie d'un Senior

vendredi 17 juin 2011

Poids : les vérités que l’on n’ose pas dire



Le poids humain est sans mesure. Rien n’est moins juste ni objectif qu’une balance : ce qui s’y inscrit n’a de sens que rapporté à notre histoire. Autant dire que trois kilos nous alourdiront plus ou moins selon qu’ils signent des agapes heureuses ou qu’ils ancrent des échecs ou des chagrins.

À cet œil de l’intérieur qui décrypte, à sa manière, les chiffres du cadran, s’en ajoute un autre, de plus en plus insistant : celui du « social » et de ses diktats. Nous ne sommes plus seuls à nous vouloir minces : la vox populi l’exige et clame l’indignité de ceux qui sont « incapables » de se conformer à ses idéaux. La fracture pondérale est d’autant plus douloureuse que le monde entier, désormais, nous assourdit des mêmes canons. Depuis la chute du mur, les ex-Soviétiques ont perdu, en moyenne, douze kilos et les observateurs étrangers sont frappés par l’alignement morphologique des jeunes Chinoises.

On ne peut plus grossir dans son coin sans déclencher aussitôt un scandale planétaire. Mais qui prête l’oreille entend voler les mensonges en même temps que les kilos : le premier – énorme – consistant à considérer le poids comme un phénomène purement mécanique donc mécaniquement maîtrisable. Comme le dit remarquablement le docteur Gérard Apfeldorfer, psychiatre spécialiste des troubles du comportement alimentaire et notre guide dans ce labyrinthe marécageux de la perte de poids, les patients, égarés par ce qu’ils lisent ou ce qu’ils ont déjà médicalement vécu, « vous apportent leur corps à réparer ». Le gras sur la table ; la tête au vestiaire ; le régime au milieu… et un pas en enfer.

Second mensonge, collectif celui-là, une double injonction contradictoire à vivre à la fois dans le plaisir et dans la contrainte. À jouir et à contrôler. « Au tabou du poids et de l’absence de maîtrise qu’il paraît signifier, s’en ajoute un autre, totalement opposé : celui de la privation. On doit mincir et baigner dans la satisfaction sensorielle. Voilà comment on vous fait croire qu’on peut “maigrir de plaisir” à coups de recettes gastronomiques. » Ou l’art de s’éclater sans exploser… Toute l’histoire de la minceur semble s’articuler sur des dénis. Qu’il s’agisse de catégories alimentaires, d’émotions ou d’individus, on gomme et on remplace par des tableaux d’interdits et des modèles universels. Comment maigrir – et surtout ne pas regrossir – quand tout le travail se fait dans la confusion et l’absence à soi-même ? Ce sont peut-être quelques-unes de ces contrevérités qu’il faut mettre au jour pour éclaircir le chemin et le rendre intelligible, donc praticable. Car s’il n’existe ni règles ni régimes infaillibles, il y a tout de même des pistes utiles à suivre.

Oui, les régimes sont tous fondés sur l’interdit et l’exclusion

On vous dira toujours que vous ne serez privé de « rien ». Un rien qui s’assortit de « sauf » et de « mais », que l’on escamote en déniant aux aliments incriminés le droit d’exister. Un tour de passe-passe épinglé par le docteur Apfeldorfer : « Les aliments exclus n’existent pas. Pour Michel Montignac, la pomme de terre est à proscrire : c’est un tubercule pour cochons. Et pour les adeptes de la diète protidique, c’est tout aussi simple : ce qui vous fait envie n’est pas comestible… » Suit une série de disparitions et d’anathèmes qui conduisent l’adepte à une sorte d’autohypnose : il raye de sa carte mentale les nourritures maudites. « Le problème, c’est que l’on n’est jamais à l’abri du réel. » Lorsque l’homme ou la femme à l’univers sans frites en reprend une et s’aperçoit, un, que ça existe, et deux, que c’est bon, il plonge dans un chaos annonciateur de désastres pondéraux. « Le grand piège et le grand échec des régimes sont bien dans le déni et la frustration. »

Non, les hommes ne naissent ni libres ni égaux en poids

La minceur n’est pas un droit imprescriptible, mais une prédisposition quasi janséniste : elle serait donnée, comme la grâce, à quelques élus. Une inégalité qui agrège un nombre impressionnant de facteurs : « D’abord, l’héritage génétique du sujet, ses particularismes physiologiques et morphologiques. Ensuite, son histoire alimentaire, qui va bien au-delà des habitudes acquises et inclut le sens donné à la nourriture dans son enfance. Son histoire tout court, avec la construction de sa personnalité, ses manques et ses fragilités. Et d’autres facteurs, plus ponctuels, comme l’âge. »

Alors, les pêcheurs originels n’auraient plus qu’à baisser les bras et les autres, à s’empiffrer ? C’est oublier que, pour tous, le salut se gagne tous les jours. Cela pour dire que l’on ne va pas impunément contre sa nature et que l’effort porte d’abord sur la compréhension intime de ce que l’on a vécu, de ce que l’on est, et de la place que les kilos occupent dans notre histoire.

Oui, on peut maigrir en mangeant n’importe quoi…

… et fondre en se nourrissant de bretzels et de Nutella. « En ce moment, on entretient la confusion entre deux discours, qui ne se recoupent pas forcément : le discours minceur et le discours santé. Je ne dis pas qu’il faille maigrir en ne tenant aucun compte des besoins de l’organisme. Je dis simplement que ce qui compte, pour perdre du poids, c’est l’apport calorique, calculé sur la semaine, pas la qualité nutritionnelle des aliments. » Le résultat, on le connaît : c’est la pesanteur du nouveau conformisme diététique qui tricote allégrement le sain et le léger pour nous soumettre à la férule accablante du « nutritionnellement correct ».

Oui, on peut maigrir en mangeant n’importe quand

Autre entreprise de normalisation : la règle des trois repas réguliers. Elle n’a même pas l’excuse de l’histoire ou de la géographie : elle est seulement en usage depuis le XIXe siècle et ne se vérifie que dans certaines régions du monde. « Prenez les habitants de l’Asie du Sud-Est… On ne peut pas dire qu’ils sont gros et pourtant, leurs rues sont pleines de marchands ambulants qui vendent toute la journée des plats à manger sur place. » Là-bas, on n’écoute, semble-t-il, que les sirènes de sa faim, et on a raison, puisque celles de la ponctualité obligée n’ont aucun droit scientifique à chanter. « Une étude menée par l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, à Paris, a prouvé que ni le nombre ni le moment des prises alimentaires n’avaient d’importance dès lors qu’étaient respectés les besoins caloriques. À cette condition, on peut très bien faire un seul repas par jour, si c’est le rythme qui nous convient. On a également analysé la courbe de poids des musulmans en période de ramadan. On pourrait penser que leur jeûne provoque un amaigrissement. Eh bien, pas du tout ! Il est équilibré par l’apport du repas nocturne, et les croyants maintiennent leur poids de départ. »

Non, se bourrer d’aliments hypocaloriques ne trompe ni le corps ni la tête

On a dû vous le faire plus d’une fois, le coup du volume, à grands renforts de kilos de salade. Et pour pas grand-chose… « Ce n’est pas se remplir l’estomac qui importe ; le rassasiement est affaire de calories et de goût. La faim se comble avec des aliments qui ont une réelle fonction de restauration. Seulement, on en arrive à reprocher à la nourriture d’être… nourrissante. » Et on ne tolère plus que le naturellement ou artificiellement « light ». Résultat, on est toujours en deçà de sa ration de calories et de saveurs, et confronté à l’alternative infernale des régimes : ou se contraindre à claquer du bec ad vitam, ou se ruer par périodes sur du lourd et du calant, et faire le deuil intermittent de la minceur et définitif du plaisir. Il ne faut surtout pas oublier la dimension affective de la nourriture ni ses pouvoirs réparateurs. Les sucrer – si j’ose dire ! – équivaut à se condamner aussi à ce que le docteur Jean-Philippe Zermati appelle les « troubles du réconfort ». « C’est vrai qu’un gâteau au chocolat console et restaure, explique Gérard Apfeldorfer. Que se passe-t-il si on est un fou de régime ? On résiste. On se dit qu’un yaourt maigre fera l’affaire. Mais il ne la fait pas. Alors, on en prend deux, puis trois. Et enfin, on engloutit dans la culpabilité ce qu’on aurait dû prendre tout de suite et en toute légitimité : son gâteau au chocolat. »

Oui, il existe des chemins qui mènent quelque part

Alors ? Serions-nous condamnés à notre caverne et n’en sortirions-nous que par à-coups, tremblant de faim, pour y replonger périodiquement la tête basse ? Non, si on fait la lumière et si on s’aperçoit qu’elle vient, comme toujours, de l’intérieur…

• D’abord, se rebeller contre les autres et contre soi-même ! Ne plus vouloir dépendre ni de leur regard ni de leurs prescriptions et comprendre que l’entreprise, pour réussir à terme, doit être décidée pour soi et menée par soi. Le véritable effort, c’est d’accepter sa solitude – donc son autonomie – face au problème. Et de réfléchir à ses émotions, à ses réactions et au rôle qu’y joue la nourriture.

• Ne pas s’installer dans la frustration, mais dans la vérité de ses sensations et la réalité de la fonction alimentaire : « L’important, c’est de réapprendre à percevoir le double mouvement de faim et de satiété. Très souvent, dans les régimes, on anticipe la faim – que l’on sait inéluctable – en mangeant pour “tout à l’heure” et, en même temps, on se sent toujours vide. Rien ne se fait durablement si on ne retrouve pas ce balancier intérieur de la faim et du rassasiement. Car pour perdre du poids, et le maintenir, il faut, un, manger ce dont on a envie ; deux, quand on a faim ; trois, ne pas manger quand on n’a pas faim ; quatre, ni quand on n’a plus faim. »

• Bouger, mais pas s’épuiser. Le sport ne fait pas maigrir, mais le mouvement aide à se « réhabiter ». Quand on se trouve gros, on se paralyse dans une coquille épaissie ; son corps devient « ce corps » et on le tient à la distance d’un étranger indésirable. À sentir son sang circuler et ses muscles s’échauffer, on le réanime, au contraire, et on se le réapproprie. Je trouve remarquable l’exercice suggéré à ses patients par le docteur Apfeldorfer, parce qu’il remet en mouvement tous les mécanismes court-circuités par la souffrance du surpoids : « Le simple fait de marcher d’un bon pas est utile. En se redressant, sans se raidir, pour l’allure. L’idéal, c’est de le faire en public, sans esquiver ni le regard des autres ni celui que l’on porte sur eux. En longeant des terrasses de café, par exemple. Cet échange aide à se replacer. »

• S’occuper de soi. Jamais une crème amincissante ne réduira de dix-huit centimètres votre tour de cuisse, mais elle vous fera une peau de rêve et un bien fou. Les soins du corps, le docteur Apfeldorfer les recommande aussi. Parce que le massage quotidien et les soins cosmétiques apportent un vrai bien-être, remettent en contact avec soi-même et valorisent. Comme des vêtements bien choisis ou un parfum très personnel. Pour vous réconcilier avec vous-même, n’attendez pas de pouvoir passer sous la porte… C’est le pari inverse qu’il faut faire : pour vivre mince, sortez de votre cachette et vivez heureux.

TEMOIGNAGES :

Graciane, 50 ans : “Jamais je n’ai renoncé à mon gratin dauphinois”

"J’avais toujours été mince. Et puis, alerte médicale, traitement hormonal, angoisse rentrée et six kilos de plus. Je ne me reconnaissais pas. Je bouillais de colère contre
le sort, contre le monde, contre moi. J’ai commencé à manger comme on sort un bazooka et j’ai pris en tout quatorze kilos. Au bout de trois ans, quand les choses se sont remises à leur place, je me suis dit : “J’arrête.”

Je suis gourmande, coquette et médecin… J’ai spontanément opté pour le plus simple et ce qui me paraissait le plus sûr : réduire les quantités sans rien changer à mes habitudes. J’ai perdu quatorze kilos – que je n’ai jamais repris – dans une sorte d’allégresse réparatrice. Jamais – j’en suis incapable – je n’ai renoncé à mon gratin dauphinois ni à mon ficelle-crevettes-beurre salé. Simplement, quand j’en avais assez, j’arrêtais.

Une chose m’a beaucoup aidée. Je suis dermatologue et j’ai enfin mis en pratique ce que je conseillais à mes malades depuis des lustres sans avoir le courage de le faire moi-même : je me suis exfoliée, hydratée, massée avec de plus en plus de plaisir et avec le sentiment d’y gagner quelque chose d’essentiel tous les jours… »

Lætitia, 37 ans : “Vivre heureuse d’abord, avec ou sans kilos en trop”

« Toute ma vie j’ai fait la chasse aux kilos. Comme ma mère. Guarana brûle-graisse, gélules coupe-faim, steack haché-yaourt matin, midi et soir : j’ai tout essayé.

Tout réussi. Le hic : entre chaque régime, je reprenais le double du poids perdu.

Il y a deux ans, j’ai fait le forcing. Pesée et piqûres tous les matins chez un “acupuncteur” qui, si je n’avais pas perdu mes 400 grammes réglementaires, sévissait à coup de “correctif” : une pomme par repas et basta.

Régime-boulot-dodo : j’ai tenu huit mois, barricadée dans une forteresse intérieure pour fuir toutes tentations. Mais quelle récompense : dix-huit kilos envolés ! Restait à me stabiliser. C’est alors que le contrôle m’a échappé…

Six mois plus tard, je m’effondrais en larmes chez le psy. Dépression ? J’ai décidé de suivre une thérapie centrée sur les troubles du comportement alimentaire. En notant mes envies de manger, j’ai repéré ma révolte contre une angoisse de perfection qui pesait sur mon corps comme sur ma vie : travailler dur, être une bonne élève, toujours, tout le temps, et faire trois repas par jour diététiquement corrects ! Surtout, j’ai appris à manger de tout, mais moins. En savourant tous les jours un carré de chocolat mais en jetant le reste de la tablette à la poubelle, j’ai compris que je pouvais laisser sans remords de la nourriture dans mon assiette si je n’avais plus faim.

Maigrir vite et bien ? Je n’y crois plus. Vivre heureuse d’abord, avec ou sans kilos en trop, voilà ma priorité. »

Le poids des mots

Il y a des ouvrages qui éclairent et font avancer. Les livres du docteur Gérard Apfeldorfer sont de ceux-là. Parce qu’il analyse les ressorts cachés des comportements alimentaires ; parce qu’il est un praticien rigoureux et un véritable écrivain ; parce qu’il a un sens de l’humour à décorner les poncifs.

RD

Conseils pratiques pour bien s’alimenter



Conseils pratiques pour bien s’alimenter

Une consommation suffisante de glucides, protéines et lipides est indispensable au maintien d’un état de santé satisfaisant. Veiller à couvrir ses besoins en sels minéraux et oligo-éléments est aussi indispensable.

Les protéines

Il est indispensable que le senior consomme quotidiennement une quantité de protéines suffisante. Celles-ci peuvent être trouvées dans certains végétaux (légumes secs) mais surtout dans les produits animaux comme la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers…

On recommande au sujet âgé de consommer une portion de protéines animales au moins une fois par jour (à raison d’une portion de viande ou de poisson de 150 g ou de 2 œufs).

Les glucides (sucres)

Les personnes âgées ont souvent un goût prononcé pour le sucré. Certes, consommer des produits sucrés de temps en temps est source de plaisir, mais les glucides sont surtout à puiser dans les féculents, comme le riz, les pâtes, les pommes de terre, la semoule.

Il est recommandé de consommer du pain (de préférence complet, aux céréales ou au son pour sa richesse en fibres) ainsi qu’un fruit à chaque repas pour sa richesse en vitamines.

Les lipides (graisses)

La population âgée consomme globalement trop de graisses saturées, caractéristiques des produits animaux (beurre, crème). Il est recommandé de remplacer une partie de ces graisses par des lipides d’origine végétale (les huiles en particulier), riches en acides gras insaturés. Consommer de l’huile de colza ou de noix, ainsi que du poisson gras (saumon, thon, maquereau…) permettra de satisfaire les besoins en acides gras essentiels Oméga-3, particulièrement importants pour cette catégorie de population car indispensables au bon fonctionnement cardio-vasculaire.

Les boissons

Pour des apports hydriques suffisants, la personne âgée doit essayer de boire 1,5 L de boissons (eau, tisanes, bouillons, jus de fruits…) régulièrement tout au long de la journée, même si elle n’éprouve pas forcément de sensation de soif.

Les vitamines et minéraux

La prévention des déficits en vitamines et minéraux passe avant tout par une alimentation variée, riche en fruits et légumes frais.

Les vitamines anti-oxydantes (C, E, béta-carotène) sont particulièrement importantes car elles luttent contre les radicaux libres à l’origine du vieillissement cellulaire.

La vitamine C se trouve en grande quantité dans le cassis, le kiwi, les agrumes, ainsi que le persil et les choux de Bruxelles, alors que les principales sources de vitamine E sont les huiles végétales (huile de tournesol, d’olive). Le béta-carotène est présent en grande quantité dans les fruits et légumes colorés en orange, comme la carotte, la pêche, l’abricot, le melon…

Un complément vitaminique peut être envisagé en cas de carence particulière, après avis médical.

Des apports suffisants en calcium peuvent être obtenus par une alimentation diversifiée et suffisante. Il est conseillé de consommer régulièrement des produits laitiers au cours de la journée, et de privilégier les eaux minérales riches en calcium.

Les fromages à pâte dure comme le beaufort, le cantal, l’emmental, le comté ou encore le parmesan sont particulièrement riches en calcium.

Le zinc joue un rôle important dans l’immunité et le maintien d’un état nutritionnel satisfaisant, et il se trouve en grande quantité dans les viandes, les poissons et les fruits de mer.

De manière générale, chez le sujet âgé, les restrictions trop drastiques en certains aliments sont à éviter. Cela concerne en particulier le sel, dont l’apport est souvent considéré comme trop important chez l’adulte en bonne santé ; cependant, chez la personne âgée, un régime restrictif en sel peut s’avérer potentiellement dangereux. Il est bon, dans tous les cas, de se conformer à la prescription du médecin traitant.

RD

Nutrition des seniors : les bonnes clefs


L’alimentation est un facteur déterminant dans l’augmentation de la durée de vie chez les personnes âgées. En oublier l’importance peut avoir des conséquences considérables sur l’état de santé en général et diminuer par le fait même la qualité de vie de tous les jours.

Voici un article intéressant sur la nutrition des séniors. Il traite tout particulièrement des comportements alimentaires à adopter quand on fait partie des aînés.

Avec l’âge, une alimentation saine et équilibrée est particulièrement importante pour se maintenir en bonne santé et prévenir l’apparition ou l’aggravation de processus souvent liés au vieillissement. Du fait de la diminution des capacités d’adaptation de l’organisme, les seniors sont en effet plus sensibles à des apports alimentaires insatisfaisants.

Des besoins nutritionnels souvent sous-estimés

L’estimation des besoins nutritionnels du senior est variable en fonction de son âge et de son état de santé. Mais ses besoins nutritionnels ont souvent tendance à être sous-estimés.

Beaucoup de personnes pensent, qu’avec l’âge, il est normal de diminuer ses apports alimentaires, étant donné une dépense physique moins élevée.

Ce n’est pas vrai ! Il ne faut pas manger moins en vieillissant. Si l’activité physique est effectivement souvent diminuée chez le sujet âgé, son rendement métabolique est également moins bon, ce qui entraîne une augmentation des besoins nutritionnels pour un même niveau d’énergie. Par exemple, les besoins en protéines sont 25 % plus élevés chez le senior par rapport au jeune adulte.

Certains besoins en vitamines et minéraux peuvent également être revus à la hausse : les apports conseillés en calcium et en vitamine D sont augmentés chez le senior, afin de limiter les problèmes de perte osseuse à l’origine de fractures invalidantes.

La diminution de la sensation de soif et de l’efficacité des mécanismes de régulation entraîne un risque de déshydratation non négligeable chez le sujet âgé. L’apport suffisant d’eau dans cette population est donc particulièrement important et doit être augmenté en cas de fièvre ou de canicule.

Quelles déficiences dans l’alimentation des seniors en France ?

Outre les situations de dénutrition sévère, beaucoup de seniors sont sujets à des déficiences en vitamines et minéraux, susceptibles d’entraîner une diminution des défenses immunitaires.

Très souvent, les personnes âgées ne consomment pas en quantité suffisante ce dont elles ont besoin pour se maintenir en bonne santé.

En effet, il a été constaté, par exemple, que 20 % des personnes âgées en bonne santé consomment une quantité de protéines inférieure à leurs besoins, alors que ces dernières sont indispensables pour le maintien de la masse musculaire.

En ce qui concerne les graisses, les seniors ont tendance à consommer trop de graisses saturées (beurre, pâtisseries, fromages…) au détriment des acides gras insaturés (huiles, graisse de volaille, olives…), ce qui est mauvais sur le plan cardio-vasculaire.

Les déficiences en vitamines et minéraux sont aussi fréquentes chez le senior : c’est le cas du magnésium, qui participe au bon fonctionnement nerveux, de la vitamine D et du calcium, indispensables pour maintenir son capital osseux et diminuer le risque de fractures.

La diminution des apports en fibres et en eau avec l’âge est par ailleurs à l’origine de nombreux troubles du transit chez le senior.

Comment expliquer le phénomène de la dénutrition chez le sujet âgé ?

La malnutrition chez le sujet âgé est souvent la conséquence d’une multitude de facteurs. Avec l’âge, c’est une accumulation de petits problèmes de santé qui font que l’alimentation perd en quantité, mais aussi en qualité.

Le vieillissement peut entraîner des modifications physiologiques : les sens (vue, goût, odorat) et l’état bucco-dentaire peuvent s’altérer progressivement et diminuer ainsi le plaisir de manger.

Des troubles du transit (surtout des constipations), des modifications métaboliques de certaines vitamines et sels minéraux, ainsi que des troubles moteurs (diminution de l’aptitude à préparer les repas ou à faire les courses) peuvent aussi accentuer une situation de malnutrition.

Diminution des performances intellectuelles (en particulier la mémoire), dépression, voire un certain isolement social, sont d’autres facteurs susceptibles d’aggraver une telle situation.

RD

mercredi 1 juin 2011

Habitudes alimentaires et conseils « SANTÉ »


En vieillissant, la qualité nutritionnelle des aliments prend de plus en plus d’importance. On pourrait même dire que, conjuguée aux bons gènes et à l’exercice, c’est la meilleure façon de se garantir de nombreuses années de santé sans défaillance. C’est une question vitale à ne pas négliger, en aucun cas. Soyons-en donc tous très conscients! Nous allons donc approfondir cette question de la bonne alimentation.

Mais tout d’abord, deux GUIDES ALIMENTAIRES à consulter attentivement et à retenir comme références prioritaires aux ajustements à nos habitudes alimentaires.

GUIDE ALIMENTAIRE FRANÇAIS « LA SANTÉ VIENT EN MANGEANT »
Disponible gratuitement à l’adresse suivante :
 
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GUIDE ALIMENTAIRE CANADIEN

Disponible gratuitement à l’adresse suivante :

RD

La musicothérapie, vous connaissez?


LA MUSIQUE ET SES EFFETS: LA MUSICOTHERAPIE

La musicothérapie[1], c'est l'utilisation de la musique dans un but thérapeutique. Cette thérapie n'est pas nouvelle. Déjà des peuples anciens entrevoyaient les pouvoirs des effets sonores et musicaux sur le comportement et les émotions de l'être humain.

De nos jours, la musicothérapie fait l'objet de travaux scientifiques qui lui ont permis de prendre place dans de nombreux Centres Hospitaliers comme thérapeutique complémentaire ou à part entière.

Quelles sont les musiques de relaxation, anti-stress, de gestion du stress, de détente, de mieux-être, de bien-être? Peuvent-elles s'appliquer pour le reïki, le shiatsu, l'ostéopathie, les différentes formes de médecines douces aussi bien que dans la salle d'attente d'un cabinet dentaire?

Consultez le site Internet suivant :


Quelques questions additionnelles à se poser pour découvrir les bienfaits de la musicothérapie[2] :

  • Qu'est-ce que la musique de relaxation ?
  • Quelles sont les émotions éveillées par la musique ?
  • Quelles sont les applications de la musique de relaxation en musicothérapie ?
  • Quels sont les musiciens qui composent de la musique de relaxation ?
  • Quelles sont les radios qui diffusent de la musique de relaxation ?
  • Où télécharger de la musique de relaxation sur internet ?

Plan de match anti-vieillissement


Le vieillissement peut être retardé largement par des moyens simples et à notre portée. C'est le bon sens qui nous dicte de faire les bons gestes. En fait, avec la précarité qui s'installe en vieillissant, les aînés n'ont d'autres choix que d'être vigilants, exigeant avec l'âge des soins aussi importants qu'un tout jeune bébé.

Pour assurer votre confort matériel et financier, vous devez faire un budget. Alors pourquoi ne pas avoir un plan de match pour conserver le plus longtemps possible votre bien-être corporel et mental ?
C'est pourtant quelque chose de fort simple et, tellement important. Ce plan de match pour les aînés est bâti à partir de Recettes de longévité dont les principales sont les suivantes :

Objectif principal : Vivre heureux et en santé le plus longtemps possible.

PLAN DE MATCH (individuel ou adapté à chacun d'entre nous) : 
  • Le plus de SOMMEIL réparateur possible ; C'est le sommeil qui permet au corps et à l'esprit de se refaire des forces et d'éliminer les toxines accumulées au cours de la période d'éveil ou encore face à la maladie. Vive les courtes siestes en après-midi ou en soirée!
  • Une ALIMENTATION sélective et bien dosée ; c'est grâce à l'alimentation que le corps humain va chercher les éléments essentiels pour maintenir la santé. Le régime alimentaire doit être personnalisée et sur mesure, afin de tenir compte des exigences particulières de chaque type de métabolisme. Il faut éviter les excès en tout temps.
  • L'EXERCICE PHYSIQUE et le PLEIN AIR en toute saison; voyagez, marchez, courez, jasez, mais bougez le plus possible, tant que vous avez le goût de le faire et toujours en respectant votre rythme personnel.
  • Un SUIVI MÉDICAL constant au plan de la santé ; une vérification périodique de nos paramètres vitaux est une nécessité pour détecter les déficiences et/ou les carences qui peuvent apparaître après 60 ans. Rappelons-nous l'adage suivant qui s'applique à tous : « il vaut mieux prévenir que guérir ». Ne pas oublier de suivre religieusement la médication prescrite par notre confident et ami médecin de famille.
  • Une bonne HYGIÈNE DE VIE et un minimum de STRESS ; l'âge fait en sorte que l'on doit accepter de se mettre des limites dans nos projets personnels, que ce soit au plan de l'exercice physique, des activités de loisir ou de travail, de la bouffe et des performances en tout genre. Soyez respectueux des seuils limites de votre corps et de votre esprit. Évitez les conflits et les confrontations dans la mesure du possible.
  • Une PENSÉE positive et beaucoup de CHALEUR HUMAINE ; il faut vivre en harmonie avec son corps et son esprit. « Garder un esprit sain dans un corps sain » disaient les Grecs, il y a plus de deux mille ans. Faites-vous plaisir et choyez les gens autour de vous. Ils vous le rendront au centuple. En bout de piste, vous garderez au fond de vous-même un sentiment de confort et de bien-être.
  • Un bon TIMING et PROMPTITUDE à réagir dans le bon sens ; lorsque l'on détecte un problème, il faut le régler le plus vite possible pour qu'il ne nous gâte pas les joies de tous les jours. S'il n'y a pas de solution immédiate, prendre le temps d'en analyser tous les aspects et éviter les situations paniques.
  • Une quête constante de LOISIRS et de PLAISIRS ; les difficultés passées doivent être oubliées au profit des bonheurs vécus au quotidien. Faire des projets, petits ou grands, à court, moyen et long terme. Il faut vivre au présent et se construire un futur immédiat qui comble nos attentes de tous les jours.
  • S'OCCUPER en tout temps et RELAXER en même temps ; le temps consacré au travail proprement dit tend vers zéro en vieillissant. À la retraite, on parle plutôt d'activités dont l'exécution est rarement chronométrée. Désormais, généralement, tout doit se passer à notre rythme et selon nos prédispositions.
CARACTÉRISTIQUES DES GENS HEUREUX ET EN SANTÉ
  • Ils démontrent une grande aptitude à établir des rapports humains chaleureux et intimes;
  • Ils ont une perception globale et réaliste du monde;
  • Ils démontrent une grande acceptation d'eux-mêmes, des autres et de la nature en général;
  • Ils ont le sens de l'humour, sont très spontanés et créatifs tout en étant simples;
  • Ils sont non conformistes tout en ayant un profond sens de l'éthique;
  • Ils sont concernés par l'humanité;
  • Ils sont religieux, c'est-à-dire reliés à l'univers;
  • Ils connaissent l'amour : l'être sain et conscient connaît l'amour de soi, l'amour des autres et de l'humanité et l'amour universel[1].
 RD

[1] Pour en savoir plus sur le sujet, lire le livre de Daniel Chabot intitulé « Plaisir et conscience », Les Éditions Québécor, 2001, 160 p.

Comment vieillir en jeunesse ?



ENTREVUE AVEC JEAN DROUIN


Dans une entrevue réalisée en septembre 2009,  la journaliste Sylvie Ouellet interrogeait le Dr Jean Drouin sur le contenu de son nouveau livre qui a pour objectif de comprendre et de contrer les effets du vieillissement.

Votre tout récent livre « Vieillir en jeunesse » aborde les principes de l'antiâging. Pourquoi vous intéressez-vous à ces principes?  Dans le cadre de l'évolution du concept anti-âge aux États-Unis, il est important de focaliser sur la qualité du vieillissement pour garder nos personnes vieillissantes  en contact avec la société active afin qu'elles y jouent un rôle. Éventuellement, les pyramides d'âges seront inversées et l'âge de la retraite sera retardé.

Il faut donc s'intéresser immédiatement aux effets du vieillissement et surtout aux moyens de le contrer pour miser sur la qualité de vie des personnes âgées et, du coup, trouver des solutions qui permettent de retarder les besoins de soins dans les centres de soins prolongés déjà engorgés.

À votre avis, peut-on réellement réduire ou même stopper le vieillissement?

Le processus du vieillissement commence dans la trentaine et il est intimement lié à la quantité de télomères – une sorte de capuchon qui se trouve à la surface des chromosomes – dont chaque être humain dispose. En fait, dans le processus de division cellulaire et de multiplication des cellules, ce capuchon se rétrécit et finit par ne plus pouvoir assurer la reproduction des cellules. Jusqu'à tout récemment, on croyait que ce processus de vieillissement était irréversible, mais les récentes recherches ont démontré que les bonnes habitudes de vie peuvent ralentir la dégradation de la séquence des télomères et donc réduire le processus de vieillissement.
Il y a trois facteurs de vieillissement : le stress oxydatif et les radicaux libres, l'immunité et les hormones. Pouvez-vous nous les décrire brièvement

Le stress oxydatif et les radicaux libres

Vieillir, c'est un phénomène inflammatoire. Mais d'où vient cette inflammation ? Elle provient en partie de la production de radicaux libres qui sont fabriqués par les mitochondries qui, comme des usines, produisent l'énergie de la cellule en utilisant l'oxygène pour produire l'adénosine triphosphate (ATP). Les radicaux libres sont les déchets libérés par cette activité et ils sont très inflammatoires. En vieillissant, ces usines à énergie fonctionnent plus au ralenti, et ainsi, les radicaux libres sont plus difficilement éliminés, d'où l'accroissement du phénomène inflammatoire.

L'immunité

Avec l'âge, le système immunitaire ralentit de plus en plus et il se dérègle. Il devient en hyperréaction (par exemple on pense aux cas d'allergies ou d'asthme), en autoréaction (par exemple, on pense aux cas d'arthrite ou de maladie de Chron) ou en hyporéaction (par exemple, on pense aux cas de fatigue chronique).

Les hormones

Normalement, avec l'âge, les hormones s'épuisent à un rythme lent. Toutefois, le rythme de l'épuisement est directement associé au régime de vie. Plus, on sollicite la production d'hormones par les éléments liés au stress, plus celles-ci vont s'épuiser rapidement. On peut aussi associer la baisse de la production d'hormones par les éléments liés au stress, plus celles-ci vont s'épuiser rapidement. On peut aussi associer la baisse de production d'hormones à une augmentation de l'inflammation. Par exemple, la baisse de la testostérone chez l'homme pourrait être associée à une augmentation de l'inflammation artérielle.

On entend beaucoup parler des antioxydants, mais qu'est-ce que c'est au juste?

Les antioxydants sont des molécules qui proviennent d'aliments ou de suppléments. Ces molécules ont pour mission de capter les radicaux orphelins (produits par la digestion et la production d'énergie – mitochondrie – et de la pollution atmosphérique) pour les empêcher de se lier à des cellules saines et en perturber le fonctionnement.

Quels sont les aliments bénéfiques pour contrer le vieillissement et quels sont ceux que l'on devrait éviter?

Voici les aliments bénéfiques:
Ø  les petits fruits (les canneberges, les framboises, les bleuets)
Ø  le romarin
Ø  les agrumes
Ø  le vin
Ø  le curcuma
Ø  le thé vert

Et voici quelques aliments à éviter : 
  • Ø Les aliments transformés (production industrielles utilisant les produits raffinés)
  • Ø     La friture
  • Ø    Aliments sans valeur nutritive (junk food)
  • Ø    Viande cuit sous les flammes du barbecue

De nos jours, beaucoup de gens connaissent les bienfaits des omégas. Cependant, y a-t-il des omégas qu'il faut consommer avec modération?

Il faut toujours privilégier les omégas provenant de l'alimentation, comme la consommation de sardines 3 fois par semaine par exemple. Si on consomme des suppléments, il est important d'avoir un plus grand apport d'oméga 3 (qui proviennent du poisson ou des graines de lin) plutôt que les omégas 6 ou 9, mais les omégas 6 et 9 ne sont pas à exclure totalement de notre alimentation. Il est important aussi de bien doser la consommation d'oméga 3 puisqu'une grande quantité peut éclaircir le sang et occasionner des saignements de nez.

Quel est la particularité de votre programme « Vieillir en jeunesse »?

Vieillir en jeunesse permet d'utiliser les six clés : l'alimentation, le mouvement, le stress, la génétique, l'environnement et la spiritualité, que j'ai développées dans le livre Guérir sa vie de manière pratique, en portant davantage attention aux trois facteurs du vieillissement : le système immunitaire, le stress oxydatif et les hormones. Ainsi, grâce à ces six clés, il est possible de diminuer l'intoxication, de renforcer le système immunitaire et de diminuer les effets désagréables des variations hormonales.

Quelle est ou quelles sont les attitudes (ou comportements) les plus nuisibles que vous rencontrez chez vos patients?

Les attitudes les plus nuisibles sont :

A : Alimentation trop éloignée du régime méditerranéen ou trop abondante, ou encore manger ses émotions.
S : Stress trop élevé ou incapacité à dire non.
M : Sédentarité.
E : Environnement toxique (moisissure, pollution électromagnétique).
S : Spiritualité négligée

Dans votre livre, vous apportez des visions du vieillissement selon les traditions amérindienne et chinoise. En quoi ces visions peuvent-elles nous aider à mieux vieillir?
Les médecines anciennes donnent un rôle de sagesse et une utilité dans la communauté aux personnes vieillissantes. On invite la personne vieillissante à transmettre sa sagesse. Selon la médecine chinoise, on prend conscience que, lors du vieillissement, l'énergie du Yin diminue. Il faut donc intensifier la recherche d'intériorité et diminuer les projets avec des grandes responsabilités et les heures de travail pour éviter l'épuisement professionnel.

En terminant, après toutes les recherches que vous avez faites sur le sujet, est-ce que l'idée de vieillir est rassurante pour vous?

L'idée de vieillir en jeunesse est rassurante et doit nous préparer à nommer l'innommable dans le grand passage de la mort.

RD