Vivre la vie d'un Senior

jeudi 30 janvier 2014

Qu'est-ce que le bonheur ?




Et cet état peut-il être permanent? Et comment y arriver?

Étymologie

Le mot bonheur provient de l’expression latine bon eür signifiant «accroissement accordé par les dieux à une entreprise». D’où probablement le proverbe: Aide-toi et le ciel t’aidera. Le bonheur n’est pas inné même si, selon Stefan Klein, une personne sur trois naît avec un plus grand potentiel d’optimisme.

Pour trouver le bonheur, encore faut-il y mettre les efforts nécessaires. Le bonheur serait ainsi le résultat d’une construction et l’accumulation de nombreuses petites victoires. Même si on dit que le bonheur n’est pas le but du voyage, mais plutôt une façon de voyager, les recherches semblent plutôt démontrer que l’on peut apprendre à être heureux au même titre que l’on apprend à lire ou à cuisiner.

Le cerveau

Depuis toujours, on a davantage étudié le malheur et les souffrances psychiques que le bonheur. Les psychologues et les psychiatres savent davantage expliquer l’origine des névroses et des psychoses que le chemin pour arriver au bonheur. Ce qui a donné naissance à toute une industrie pour lutter contre le stress et la dépression.

Depuis peu, grâce à la technologie moderne, nous pouvons observer directement le cerveau en activité. C’est ainsi que nous savons mieux comment s’effectue la pensée et comment se développent les émotions. Nous savons, par exemple, comment se manifeste la joie dans nos neurones lorsque nous pensons à l’être aimé et quelle est la biochimie de cette joie provoquée par l’image de l’être aimé.

Il existe des régions spécifiques dans notre cerveau qui produisent du bonheur. Il existe aussi une biochimie du bonheur. Tout comme nous pouvons stimuler le centre du langage pour apprendre à parler, nous pouvons aussi apprendre à stimuler ces «centres du bonheur».
Le cerveau continue de se construire toute notre vie et nous pouvons influencer cette construction par des apprentissages appropriés. Exprimez votre colère et vous deviendrez de plus en plus colérique et susceptible, car vous sensibiliserez les neurones de la colère. Rappelez-vous tous vos mauvais souvenirs et je vous garantis que vous stimulerez la production d’«hormones tristes» et que vous deviendrez prophète de malheur.

Mais ce qui est vrai pour les émotions dites négatives (colère, peur, tristesse, culpabilité) l’est aussi pour les émotions positives. Souriez et riez et vous serez plus joyeux. Exprimez votre enthousiasme et vous deviendrez de plus en plus optimiste. Dites à votre partenaire que vous l’aimez et non seulement l’aimerez- vous davantage, mais celui-ci deviendra de plus en plus aimable.

La thérapie du bonheur

Le choix vous appartient: vous pouvez apprendre à être heureux ou être malheureux en choisissant d’exprimer des émotions heureuses ou malheureuses. Apprendre à contenir ses mauvaises humeurs est une excellente façon de soigner son corps. L’expression de sentiments agréables renforce le système immunitaire, combat le stress et en réduit la nocivité.

Les preuves sont là: les personnes heureuses sont plus créatives, plus aimantes et plus aimables. Elles font plus facilement face aux adversités inévitables de la vie et résolvent mieux et plus rapidement les problèmes, car comme le dit si bien Thomas d’Ansembourg: «Le bonheur n’est pas toujours confortable »


Les pensées et les sensations sont les deux côtés d’une même médaille. Les sentiments positifs stimulent les connexions nerveuses du cerveau et favorisent la joie, l’amour et la gentillesse. Les couples qui se disent souvent «Je t’aime» sont plus heureux que ceux qui expriment davantage leurs frustrations. Le malheur détruit, le bonheur construit.
 
Apprendre à être heureux, édition Robert Laffont, 2002.

RD 

mercredi 25 décembre 2013




JOYEUSES FÊTES À TOUTES ET À TOUS LES SENIORS DU MONDE !

Désormais, nous allons former près de 25 % de la population mondiale, dans les quelques années qui vont suivre. Nous sommes les premiers humains à participer à cet événement planétaire. Du jamais vu!

BEAUCOUP DE BONHEUR ET HEUREUSE VIE AU QUOTIDIEN !

PHILOMAGE.
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dimanche 15 décembre 2013

À quoi ressemble une personne en bonne santé mentale?


 


Article de Yves Dalpé, Le Soleil, 15 déc. 2013

(Québec) On entend bien plus parler des travers de gens que de leurs qualités. On écrit bien plus sur la pathologie que sur les aspects positifs des gens. C'est peut-être parce que les aspects négatifs de la vie nous affectent plus que les aspects positifs. Les Anglais disent «Bad is stronger than good». Il faut le reconnaître, la psychopathologie est éclairante, car elle explore les attitudes, les comportements et les pensées nuisibles, ce qui nous permet d'en tirer des leçons.

Mais à quoi ressemble au juste une personne qui fonctionne bien dans la vie?

La réponse à cette question ne peut pas se fonder uniquement sur l'absence de défauts et de psychopathologie. Peut-être que l'énumération suivante des qualités et des attitudes d'une personne en bonne santé mentale vous intéressera. Le psychologue américain et professeur d'université Shedler a conçu un instrument fiable pour définir la santé mentale d'une personne à partir de la conception des psychothérapeutes de toutes les allégeances théoriques. Voici un aperçu de cet instrument qui décrit de façon opérationnelle la santé mentale d'un client. Cet outil est utilisé en recherche dans le domaine de la psychologie et les réponses aux questions sont données par le clinicien et non par le client lui-même.

Selon cet instrument de recherche, une personne en bonne santé mentale :

- Utilise ses talents et son énergie de façon efficace et productive
- Prend plaisir dans les défis et dans l'accomplissement
- Est capable d'entretenir une relation amoureuse significative caractérisée par une intimité authentique
- Est empathique et est sensible aux besoins et aux sentiments des autres
- S'affirme de façon efficace et appropriée quand c'est nécessaire
- Apprécie l'humour et réagit en conséquence
- Est capable d'accueillir des informations dérangeantes sur le plan émotionnel et d'en bénéficier. Elle est capable, par exemple, d'entendre des idées contraires aux siennes ou des commentaires remettant en cause sa perception d'elle-même
- A fait la paix avec son passé douloureux
- S'exprime de façon articulée sur elle-même
- Entretient une vie sexuelle active et satisfaisante
- Est confortable en présence des gens
- Est satisfaite de ses diverses activités et y trouve du bonheur
- Exprime ses émotions de façon appropriée en quantité et en qualité selon la situation
- Est capable de reconnaître la valeur des points de vue opposés aux siens même sur des sujets qu'elle chérit
- Est créatrice
- Est consciencieuse et responsable
- Est énergique
- Est branchée sur sa communauté
- Est capable de se comprendre et de comprendre les autres de façon subtile et sophistiquée
- Trouve du sens et de la satisfaction dans la poursuite de ses objectifs et de ses ambitions à long terme
- Est capable de former des liens d'amitié qui soient proches et durables caractérisés par du support mutuel et le partage d'expériences.

 De plus, saviez-vous que plusieurs recherches ont validé l'idée qu'on pouvait rattacher la capacité d'amour romantique d'une personne à son sentiment de sécurité fondamentale acquise auprès de ses parents? Ces personnes vivent un style d'attachement qu'on qualifie de confiant. Cela signifie que ce sont les individus équilibrés et en bonne santé mentale qui ont le plus de chances de vivre des amours romantiques à long terme. Ils vivent le même genre de relations satisfaisantes qu'ils ont expérimenté avec leurs parents. Dans l'intimité, ils se sentent en sécurité et font confiance à l'autre. Comme ils se savent aimables tout simplement parce qu'ils ont été aimés d'emblée par leurs parents, ils croient les autres qui les aiment.

Ils s'engagent plus dans leur relation amoureuse, font plus confiance à l'autre et sont plus satisfaits. On a noté chez ces gens bien dans leur peau de la candeur et de la sécurité, une attitude de confiance envers le monde et une représentation de soi positive, cohérente et intégrée. Leur jugement des autres est ouvert et flexible. Les hommes du style d'attachement confiant sont plus flexibles et moins défensifs dans leurs communications avec les autres. Ils adoptent des stratégies constructives pour résoudre leurs conflits.

Selon les psychologues québécois Sabourin et Lefebvre, l'exploration sexuelle des individus confiants se vit surtout dans des relations amoureuses à long terme, ce qui accroît leur satisfaction et leur stabilité relationnelle. Et leurs relations sexuelles sont vécues de façon positive sur le plan des émotions.

C'est ce genre de modèle que les psychologues ont en tête quand ils rencontrent leurs clients. Ils savent que les personnes défavorisées dans leur enfance ont moins de chance d'être épanouies. C'est pourquoi l'ambition des psychologues qui font de la psychothérapie est d'amener leurs clients à dépasser leurs limites personnelles et leurs souffrances, en les outillant pour actualiser leur potentiel le plus possible au-delà de leur héritage.

RD

lundi 25 novembre 2013

Pour bien vieillir, il n'est jamais trop tard pour bouger


 personnes âgées

























Journal de Montréal, 25 novembre 2013

Des chercheurs ont montré que les personnes âgées qui avaient eu une activité physique régulière modérée avaient de meilleures chances de bien vieillir.


PARIS - Même entamée tardivement par des seniors, une activité physique régulière multiplierait par trois leurs chances de mener «une vieillesse en bonne santé», selon une étude parue mardi.

En étudiant pendant huit ans un échantillon de 3 500 personnes dont l'âge moyen était de 64 ans, des chercheurs britanniques ont montré que ceux qui avaient eu une activité physique régulière modérée ou vigoureuse avaient sept fois plus de chances de bien vieillir que les personnes inactives.

Les chances étaient encore trois fois supérieures chez les 10% d'anciens inactifs ayant repris une activité physique entre 2002 et 2010, selon l'étude publiée dans la revue British Journal of Sports Medicine, qui fait partie du groupe du British Medical journal (BMJ).

À la fin de la période étudiée, une personne sur cinq était considérée comme en «bonne santé, tandis que 4 sur 10 avaient développé une pathologie chronique, un sur cinq souffrait d'une dépression ou d'un déficit cognitif et un tiers d'une incapacité au moins partielle».

Pour arriver à leurs résultats, les chercheurs dirigés par le Dr Mark Hamer, un épidémiologiste de l'University College de Londres, ont tenu compte des principaux autres facteurs susceptibles d'avoir un effet sur le vieillissement comme le tabagisme, la consommation d'alcool, le statut marital ou les ressources financières.

Alors qu'il n'existe pas de consensus sur le sujet, ils ont estimé que le «vieillissement en bonne santé» pouvait être défini par le fait de ne pas avoir de maladie chronique, ni de déficit cognitif majeur ou de limitation importante de ses capacités physiques et d'être en bonne santé mentale.

«Cette étude, concluent-ils, soutient les politiques de santé publique visant à inciter les seniors à avoir une activité physique, même à un âge déjà avancé».

RD


vendredi 8 novembre 2013

Se renseigner sur le régime d'un diabétique


 


On estime à 930 000 le nombre de personnes prédiabétiques et diabétiques au Québec. La prévalence croit, parallèlement au poids des Québécois qui ne cesse d'augmenter. Pour mieux gérer sa glycémie et éviter les complications à long terme, rien de tel que des astuces gagnantes qui ont fait leur preuve. 

Cap sur 7 d'entre elles :

  1. ÉVITEZ LES EXCÈS DE SUCRE
  2. PRIVILÉGIEZ LES GLUCIDES DONT L'INDICE GLYCÉMIQUE EST FAIBLE
  3. SURVEILLEZ VOTRE CONSOMMATION D'ALCOOL
  4. MANGEZ RÉGULIÈREMENT, SANS EXCÈS
  5. OPTEZ POUR DES BONS GRAS
  6. PRATIQUEZ RÉGULIÈREMENT DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE
  7. CHOISISSEZ DES ALIMENTS RICHES EN FIBRES

Dans cette brève liste ressortent trois (3) éléments majeurs :

L'ALIMENTATION, L'EXERCICE PHYSIQUE et LA PERTE DE POIDS


Le régime diabétique :

Le contrôle et la surveillance de l'alimentation sont fondamentaux pour un diabétique. L'alimentation représente un véritable traitement, au même titre que l'activité physique et les médicaments. La surveillance de l'alimentation permet d'éviter des modifications importantes de la glycémie et de prévenir l'apparition des complications du diabète (cardio-vasculaires, rénales, ophtalmiques ...). L'alimentation conseillée aux diabétiques est identique à celle recommandée à la majorité des personnes.

Alimentation d'un diabétique
  • Ne pas faire de régime sévère
  • Pouvoir manger de tout
  • Avoir une alimentation variée et équilibrée
  • Manger en quantité raisonnable
  • Ne pas comptabiliser obsessionnellement les calories consommées
  • Prendre l'avis d'un nutritionniste ou un diététicien, avec l'accord de son diabétologue
  • Eviter la consommation isolée d'aliment riche en sucre
  • Respecter à chaque repas la proportion des différentes catégories d'aliments indispensables :
  • 40 à 50 % de glucides
  • 15 % de protéines
  • 30 à 45 % de lipides
  • Ne jamais consommer de morceau de sucre sauf lorsqu'une situation exceptionnelle le nécessite (hypoglycémie par exemple)
  • Respecter les quantités totales de glucides autorisés
  • Contrôler son poids : chez les patients diabétiques de type II, une perte de poids, quel qu'elle soit, améliore la glycémie
  • Rythme des repas : le fractionnement des repas est indispensable pour maintenir un bon équilibre de la glycémie
  • Effectuer 3 repas principaux ainsi qu'une ou deux collations
  • Prendre ses repas régulièrement
  • Ne pas sauter de repas
  • Manger des légumes et fruits à tous les repas
  • Consommer des féculents à chaque repas, celui du midi et du soir
  • Associer légumes et féculents
  • Eviter les produits riches en sucre
  • Préférer les viandes maigres
  • Manger du poisson au moins 2 ou 3 fois par semaine
  • Consommer des féculents en les répartissant sur la journée pour que l'apport en glucides corresponde aux besoins de l'organisme et à votre activité physique
  • Varier les aliments
  • Faire un vrai petit déjeuner
  • Boire de l'eau en quantité suffisante
  • Eviter les boissons sucrées , grandes pourvoyeuses de sucre
  • Diminuer la consommation de plats cuisinés

Sport et diabète

 Pratiquer une activité sportive permet d'avoir une bonne condition physique, de s'épanouir psychologiquement mais également de prévenir les maladies cardio-vasculaires, l'hypertension artérielle, l'apparition du cancer, de maitriser son stress, de maintenir un poids de forme ou de permettre de ne pas reprendre des kilos après un régime ...
  • Le sport a également une action préventive et curative du diabète en raison de son effet hypoglycémiant : le dosage de la glycémie avant le début d'un sport et 1 à 2 heures après un effort de 30 minutes environ, met en évidence une baisse significative de la glycémie.
  • Pratiquer une activité physique représente un véritable traitement d'un diabète de type II, aussi important que les règles diététiques et les médicaments
  • Pratiquer une activité physique régulière est fondamental dans le traitement du diabète.
  • Gary Hall, sportif américain de haut niveau, atteint d'un diabète a gagné plusieurs médailles aux JO de Sydney en 2000.

POUR UNE INFORMATION PLUS DÉTAILLÉE, VOIR LE SITE SANTÉ-MÉDECINE.NET


 RD

Regard sur la vieillesse


 Harold Gagné
LAISSEZ-NOUS VIEILLIR! | livres: HAROLD GAGNE | ISBN: 9782764807910

(Article de Marie-France Bornais, Journal de Québec, 8 nov. 2013)

À travers des témoignages de personnes connues et moins connues, dont Jean Béliveau, Janette Bertrand, Lise Payette et Yvon Deschamps, le journaliste Harold Gagné pose un regard lucide sur la vieillesse dans son troisième livre, « Laissez-nous vieillir!, Libre Expression, 264 pages »
 Adresse pour l'obtenir : Librairie PANTOUTE

LAISSEZ-NOUS VIEILLIR!



Avec respect et intelligence, il parle de la maladie, de la dégénérescence du corps et de l'esprit. Il évoque tout ce que représente la vieillesse: la retraite, l'isolement, l'amour, le déchirement, les surprises.

«Je fais beaucoup de reportages sur les personnes âgées. À la télévision, c'est très court, et je trouvais important de creuser un peu plus à fond», commente l'auteur en entrevue téléphonique.

«Je voyais tellement de choses dont je ne pouvais parler que j'ai décidé de le faire. Je raconte aussi au début du livre que ma grand-mère est morte très jeune d'un cancer - à 63 ans - et dans ce temps-là, il n'y avait pas beaucoup de soins palliatifs et ça m'avait beaucoup marqué.»

Préoccupé

Il a rencontré Jean Béliveau, qui lui a parlé de la façon dont il vieillit. «Quand tu es un athlète professionnel et que tu as été un des meilleurs joueurs de hockey au monde, puis que tu te retrouves à 81 ans et que tu as eu des AVC, des maladies cardiaques, tu te sens faiblir. J'ai partagé son regard sur la vieillesse. Comment on peut s'imaginer à cet âge.»

Harold Gagné est particulièrement préoccupé par le vieillissement de la population. «Seulement 4 % des gens demeurent dans les centres d'hébergement, mais je couvre tellement de drames qui se passent dans des centres d'hébergement - j'en raconte deux qui ont fait les manchettes au Québec - et je pense qu'il y en a trop. Si ça arrivait à des êtres démunis comme des enfants, on n'accepterait pas ça. Pourquoi l'accepterait-on sur des personnes âgées?»

Valeurs

Le journaliste constate que beaucoup de gens s'occupent bien des personnes âgées et les respectent, mais qu'il y en a d'autres qui les ont carrément laissé tomber.

«C'est ce que raconte Janette Bertrand et c'est ce que racontent d'autres personnes. On devrait, en tant que société, se pencher sur nos valeurs. On vénère beaucoup la jeunesse, mais on devrait s'occuper beaucoup plus des personnes âgées parce que dans 10 ans, elles vont être majoritaires dans la société. Elles vont avoir le pouvoir et les jeunes qui vont suivre vont devoir s'en occuper.»

RD

Place aux grands-parents



Auteure de l'article  : Nathalie Parent, psychologue

Cette professionnelle, écrivaine, chargée de cours et conférencière, a écrit plusiers articles et livres, incluant : « La famille et les parents d'aujourd'hui », « La communication interpersonnelle au travail » et « Pour grands-parents, seulement! ». (Journal de Québec, collaboration spéciale, 6 nov. 2013.)

Une petite fille de 10 ans parle au téléphone à sa grand-maman qui lui demande comment ça se passe pour elle à l'école.

La petite lui répond : « Tu sais, grand-maman, moi j'ai de la difficulté. Je ne suis pas comme mon frère et je dois travailler très fort pour réussir. Je stresse pour mon prochain examen de math, car ce n'est pas ma force. »

La grand-maman l'écoute attentivement, puis l'encourage.  Quelques jours plus tard, la petite reçoit une carte par la poste dans laquelle il était écrit : « Lâche pas ma cocotte, tu es capable et je t'envoie toute mon énergie pour tes examens, dont celui de math. Je sais que tu es capable et tes efforts seront récompensés!! Ta mamie qui t'aime de tout son coeur. XXX. »

La petite, toute fière va affronter ses craintes aveec courage, car elle ne sera pas seule, elle sentira la présence et l'encouragement d'une personne importante pour elle.

Les grands-parents ont tout un rôle à jouer auprès de leurs petits-enfants, une place très différente de celle des parents. Dans la situation précédente, si le geste avait été fait par les parents, il n'aurait pas eu le même impact auprès de l'enfant.

La vie moderne, avec son rythme et ses exigences, impose aux parents certaines contraintes qui font en sorte que les grands-parents peuvent être de précieux partenaires dans la dynamique familiale.

DES GRANDS-PARENTS EN BONNE SANTÉ

De plus, statistiquement parlant, on sait que les « papis » et les « mamies » d'aujourd'hui sont en bien meilleure santé que ceux de la génération précédente. Ils peuvent donc être présents bien longtemps. Raison de plus pour trouver la complémentarité plutôt que la compétition entre parents et grands-parents auprès des petits.

Les grands-parents ne jouent plus tout à fait le rôle de maman ou de papa et doivent renoncer aux privilèges de ce rôle pour accéder à celui de grand-parent. Ils peuvent d'une part, aider leur enfant à développer leur confiance en soi dans leurs compétences parentales et, d'autre part, ils peuvent créer et tisser avec leurs petits-enfants des liens de confiance qui évolueront au fil de la vie.

Plus dégagés des contraintes, des règles et de l'éducation, les grands-parents peuvent amoindrir les effets du stress et des exigences de performances. Les enfants ont besoin plus que jamais de sentir qu'ils appartiennent à une lignée, à une histoire familiale... alors place aux grands-parents.

RD