Vivre la vie d'un Senior

jeudi 12 mai 2011

Les centres d’achats : nouveaux lieux de pèlerinage


Avant de prendre ma retraite, j’avais l’habitude de me promener souvent dans les centres d’achats de la ville de Québec. En fait, il y avait quatre (4) grandes destinations possibles : Place Ste-Foy, Place Laurier, Galeries de la Capitale et Place Fleur de Lys.

C’était ma façon à moi de faire de l’exercice. En effet, comme j’aime particulièrement tout ce qui touche à l’informatique et que les magasins offrant de la marchandise de cette nature sont dispersés un peu partout à l’intérieur de ces grandes surfaces, mon grand plaisir était de me stationner loin, le plus loin possible de ces magasins et de m’y rendre à pied. Ce faisant, je faisais plusieurs kilomètres de marche sans vraiment m’en apercevoir. Et quels bénéfices pour la santé!

Les nouveaux lieux sacrés des seniors

Je n’étais pas sans regarder et observer autre chose en promenant mon regard un peu partout. C’est ainsi que je m’aperçus qu’il y avait beaucoup de personnes âgées qui occupaient les aires de repos. Il en était de même des petits bistrots qui étaient aussi le plus souvent occupées par des gens d’un certain âge, pour ne pas dire d’un âge certain. Je les voyais, souvent seuls, le regard lointain, en train de siroter une boisson quelconque. Des fois, je voyais aussi de petits attroupements formés de têtes blanches qui conversaient entre eux, perdus dans leurs conversations dont, évidemment, les propos m’échappaient complètement.

Mais, ce que je ne savais pas, c’était que le jour, ces personnes étaient encore beaucoup plus nombreuses à se rendre dans ces endroits de détente et de loisirs. Je ne pouvais le savoir puisque durant ces heures, moi, j’étais au travail et je ne visitais pas les centres d’achat durant le jour.

Lorsque je pris ma retraite, je me mis moi aussi à arpenter l’après-midi les centres d’achats et je me rendis compte que les Séniors étaient les grands maîtres des lieux. Il y avait bien les clients réguliers, surtout des femmes, qui faisaient leurs emplettes. Mais, surtout durant la saison hivernale, les gens âgés prenaient une très grande place un peu partout dans les cafés et petites bistrots à l’intérieur de ces centres d’achats.

L’automne, l’hiver et printemps sont les grandes saisons de fréquentation des centres d’achats. Dès que la température change et tourne vers le froid, les Séniors sortent et se rendent dans ces lieux remplis de richesses et de distractions pour les yeux. Achètent-ils beaucoup ? Sûrement pas plus qu’il ne faut. Mais, ce sont des lieux où circule du monde et il y a de la place pour regarder au loin.

J’ai pu constater qu’il est facile d’entrer en conversation avec ces personnes détendues qui semblent posséder tout le temps du monde pour relaxer et s’asseoir paisiblement, à la chaleur, dans un univers rempli de belles choses prêtes à être achetées. Ce sont pour la plupart des seniors dont l’âge varie sensiblement et qui ont la caractéristique d’être très mobiles et capables de se gérer 24 heures sur 24.

Maintenant que j’ai le temps, je me promène au milieu de ces gens et je les écoute discuter pour me faire une idée de leurs préoccupations. On trouve de tout dans un centre d’achats et pourquoi y aller faire un tour? Parce que c’est l’occasion de faire une sortie prolongée, de faire ses petites emplettes, de voir les nouveautés exposées, d’avoir plus d’espace à soi, de rencontrer plusieurs de ses amis et amies en même temps. C’est une nouvelle mode ou façon de vivre. Et, les jours sombres de l’hiver semblent moins longs lorsque l’on baigne dans la lumière des vitrines remplies de nouveautés. Et je crois sincèrement que le phénomène va s’amplifier avec l’arrivée de plus grandes cohortes de seniors, comme il est prévu d’arriver dans un proche futur.

Des attractions et des distractions garanties

Maintenant que je fais partie du décor comme eux, moi aussi, je sais que j’aurai toujours un endroit neuf à visiter et à revisiter chaque semaine. Je peux m’inventer des sorties et des lieux à visiter à chaque semaine. C’est beaucoup mieux que de croupir assis dans un fauteuil en écoutant la télévision, par exemple. C’est ma vision des choses pour l’instant.

Si je vois de très nombreux Séniors se rendre dans les centres d’achats, un peu comme on visitait autrefois des Lieux saints ou faisaient des pèlerinages, je ne suis pas certain que tout le monde profite de ces belles occasions. Il y a beaucoup de malades et de gens très âgés qui n’ont plus que la fenêtre de leur petite chambre pour seule distraction. Ils sont peu mobiles ou n’ont plus le goût de la découverte et des grandes jasettes. Le petit écran de télévision devient plus leur monde de tous les jours. Peut-être en sont-ils rendus à une autre étape de leur vie?

Je ne suis qu’au début de cette nouvelle phase de ma vie. Je ne connais pas encore les restrictions quant au déplacement et les limites que cela entraîne. Je vois toutefois que l’âge ne semble pas être un obstacle majeur si mes yeux voient bien ce que je voie car, assis tout autour des tables dans les centre d’achats, il y a Séniors de tout âge, du début de la soixantaine comme des gens de plus de quatre-vingt ans. Alors, je me dis qu’il y a des gens qui ont perdu des opportunités ou n’ont pas pris leur physique en main ou que la maladie a pris le dessus sur leur bon vouloir.

Ce que je sais, c’est que les gens que je vois converser ont encore une étincelle dans leurs yeux lorsqu’ils parlent et discutent. Ils ont des centres d’intérêt très diversifiés et semblent avoir gardé un goût certain de vivre.

Un paradis en train de se construire

Il y a beaucoup de mystères, là-dedans. Je n’ai pas encore tout découvert, ni tout compris! Chose certaine, que l’on soit contraint de rester à la maison ou qu’il nous soit possible de se promener dans les grands centres d’achats comme peut le faire tout enfant, adolescent ou adulte, c’est sûrement le goût de vivre et de se laisser vivre le plus longtemps possible qui doit primer en tout temps. C’est pourquoi je pense que les centres d’achats sont devenus des lieux de pèlerinage où l’on recherche le paradis des petits bonheurs de tous les jours. Un avant-goût du vrai paradis quoi, s’il existe toujours!

RD

Des projets pour se garder jeune


Il y a une chose que l’on réalise tout d’un coup quand on prend sa retraite: c’est que l’on a du temps devant soi, beaucoup de temps. 

L’autre réalité, c’est quoi faire de ce temps disponible pour faire en sorte que l’on manque finalement de temps.
Avant de partir à la retraite, on a fait beaucoup de projets, pleins de projets. Tant que l’on ne met pas l’épaule à la roue, ce ne sont que des rêves irréalisés. Et pour les traduire dans la réalité de tous les jours, il faut se donner des conditions gagnantes.

Une étape indispensable à franchir, c’est celle d’un premier grand repos prolongé. Tous les gens que je connais et qui ont pris leur retraire en même temps que moi, ont dû se débarrasser du stress accumulé avec les années de travail. Les conflits laissent leurs marques, les efforts au travail pour répondre aux attentes laissent des traces, le poids des ans vient s’y ajouter, pour ne pas ajouter les épreuves de la vie, que ce soit une perte de santé, d’un proche ou d’autres événements négatifs qui viennent miner notre appétit de vivre.

La première année à la retraite, c’est le moment des transitions vers une nouvelle façon de vivre. À ce que je sache, personne n’y échappe. Il y a les petits travaux de rénovation qui nous absorbent, mais il y a aussi la découverte que l’on peut changer sa vie et repartir à nouveau dans des avenues inexplorées jusque-là. Le mot clé est « projet ».

Combien de choses avons-nous pensé faire et que nous n’avons pas fait? Une foule, un grand nombre de choses. Des banalités comme des rêves fous. Il y avait toujours un obstacle, un imprévu ou un empêchement. Maintenant que nous sommes à la retraite, il y a lieu de regarder quels sont nos conditions gagnantes pour mettre en valeur ces projets et les réaliser le plus rapidement possible. C’est là que se trouve notre nouveau souffle de vie, notre espoir d’avoir un avenir, de se perdre comme avant dans les bonnes choses de la vie.

L’hygiène de vie à la retraite est faite de tout un ensemble de projets, des grands comme des petits, qui nous viennent à l’esprit et qui nous gardent jeunes. Ce peut être d’abord de se remettre en forme, d’améliorer sa condition physique par une meilleure alimentation et du repos, plein de repos.

Ensuite, l’organisation de son environnement personnel. Faire du ménage ou faire des rénovations amène un sentiment de bien-être et de confort. On se sent à nouveau utile. Faire du sport, quel que soit le sport en question, amène de la fatigue, mais aussi une bienfaisante récupération et du tonus. Une cure de sommeil, après beaucoup d’exercices, fait disparaître les rides et raffermit les muscles. Changer d’horizon, en faisant des petits voyages ou des excursions, génère des idées de changements, introduit de nouvelles connaissances, développe de nouveaux goûts, etc. Tout doit être orienté pour conditionner notre humeur générale vers un état de satisfaction, à tous les moments du jour, semaine après semaine, mois après mois et année après année.

Alors, l’âge n’a plus d’importance parce que l’on se sent toujours très jeune, du moment que l’on a un projet à réaliser devant soi. C’est l’avenue que j’ai prise et je me sens de plus en plus en forme et optimiste quant à mon avenir. Peut-être va-t-il m’arriver des contretemps, des coups durs ou des déceptions? Alors, j’aurai toujours d’autres projets dans ma tête pour réorganiser ma vie et m’ajuster pour que la vie soit encore belle à nouveau. C’est ce que j’espère tous les jours qui passent.

RD

Être à l’écoute des autres



Continuer à apprendre la vie sous toutes ses coutures

Nous avons été longtemps sur les bancs d’école, mais nous n’avons pas tout appris dans les maisons d’enseignement. L’école de la vie nous a apporté tout autant. Chacun d’entre nous avons vécu des expériences particulières, que ce soit au travail ou à la maison, face à la maladie ou à la détresse des autres, des joies et des peines. Cet enrichissement est là, gravé dans notre mémoire et si on ne le partage pas, il n’aura servi à rien, sauf peut-être à nos proches ou à nos amis les plus intimes.

Mais, quand est-ce que l’on a terminé d’apprendre? Jamais! Tous les jours qui passent sont une occasion de s’intéresser à tout ce qui se passe dans l’actualité, de faire de nouveaux apprentissages, d’accomplir de nouvelles activités,... C’est dans les échanges entre eux que les hommes et les femmes apprennent le plus, en partageant le souvenir de toutes sortes d’accomplissements et d’émotions ressenties face aux diverses expériences de la vie.

Pour celui qui sait être à l’écoute des autres, il y a énormément à apprendre de ce que l’on a pu vivre tous et chacun d’entre nous. Un exemple concret! Intéressé par tout ce qui touche la peinture, je m’arrêtai récemment pour regarder des gens en train de travailler des toiles dans une exposition d’art tenue dans un gros centre d’achats près de chez moi. N’étant guère familier avec toutes les techniques de la peinture, j’examinai attentivement les tableaux exposés ou en cours d’exécution. Mieux, je me mis à converser avec plusieurs des artistes présents et me fis expliquer comment ils procédaient pour réaliser leurs oeuvres. La conversation s’enclencha vite sur toutes sortes de sujets connexes à leur travail et à leur façon de voir la vie de tous les jours. Tellement, que je fis plus d’une visite aux personnes rencontrées. En peu de temps, j’appris aussi les rudiments du pastel, les techniques de base pour cadrer un paysage et j'en oublie. N’est-ce pas merveilleux!

RD

Cultiver le plaisir sous toutes ses formes



La contemplation de ce qui beau et agréable

Chaque journée de beau temps, de chaleur et de soleil s’emmagasine dans notre mémoire pour les temps plus difficiles où les jours seront plus sombres, plus froids et moins intéressants à vivre.
Il y a mieux que le fauteuil et la télévision à l’intérieur de la maison. Quand on prend la peine de faire une petite excursion par ci par là dans notre environnement, chaque fois que l’occasion se présente, on s’enrichit de ce que la Nature nous offre de plus beau, gratuitement, sans compter la Santé qui se met à resplendir dans n’importe quel décor champêtre. Les marches passées à flâner dans les sentiers aménagés, à traverser des ponts surplombant des chutes ou des rivières, les arrêts aux tables de piquenique pour calmer la petite fringale au fond de l’estomac sont tous des événements en soi bien banals, mais combien réconfortants.

Combien d’entre nous, ont l’occasion de faire de nouvelles connaissances ? Combien de temps pour admirer les beaux enfants qui gambadent un peu partout autour de nous, avec une soif de vivre et de s’amuser sans fin. C’est aussi là que l’on rencontre, de façon inattendue, des gens que l’on croyait disparus ou que l’on n’avait pas revu depuis des décennies. Juste la vue des paysages vaut le déplacement.

On se sent mieux quand, le soir venu, on retourne chez soi après de telles journées de plein air.

C’est une des bonnes recettes de santé qui vaut toutes les pilules du monde. Le bonheur est dans les choses simples, peu compliquées et faciles d’accès. Pourquoi pas plus de plein air pour nous tous. Moi, j’en suis! À bas la compétition, vive le bon air d’aller, sans s’en faire. Les plus beaux endroits sont souvent juste à côté de chez soi et on les a oublié dans la tourmente de la vie.

Il faut tout redécouvrir, même la simplicité des gestes de l’enfance, quand rien ne nous préoccupait outre mesure. Le plein air, c’est le souffle de la vie qui nous revient, à chaque pas que nous marchons.

Je souhaite que tout le monde partage mon enthousiasme pour les excursions extérieures, les petites trottes près de chez soi. C’est là que notre esprit se vivifie, en s’alimentant du meilleur oxygène qui soit, celui des bois et des sentiers pédestres qui sont à la portée de la main. Les coûts en argent sont à peu près nuls, mais les bénéfices au plan de la santé physique et mentale sont inestimables.

D’autres plaisirs à découvrir[1]

Si certains prennent le temps d’admirer un coucher de soleil, d'autres retrouvent leur vieux ballon de football et s’élancent avec quelques copains sur le premier parc venu. Il y a ceux qui passent des heures à bouquiner ou à fouiller pour dénicher un vieux disque qui fait remonter les souvenirs. Il y a les collectionneurs qui ouvrent leur armoire et jouissent de leurs trésors…

La liste est infinie, parce que le plaisir c’est la vie et, souvent, ça ne coûte rien ou presque. Attention! N’allez surtout pas croire que le plaisir est banal. Tous les psychologues consultés, ou lus, sont unanimes: le plaisir fait partie de nos besoins primaires et nous en faisons l’apprentissage dès le berceau. L’absence totale de plaisirs peut d’ailleurs conduire à la dépression, voire même à la mort psychologique.

Petits et grands plaisirs

Bien sûr, ce sont les plaisirs durables, ceux que procurent l'amour, la stimulation intellectuelle, la communication et l’épanouissement personnel, qui ont l’effet le plus profond sur la santé psychique et physique. Le plaisir généré par une réussite, une amitié, un accomplissement personnel sont des moteurs essentiels au développement de l’être humain.

Par contre, les petits plaisirs du quotidien — un souper entre amis, une partie de golf, un fou rire, un bon film… — sont éphémères, mais essentiels à l’équilibre psychologique. Ils constituent d’excellents antistress, renforcent l’image positive de soi, contribuent à percevoir le monde extérieur de façon moins menaçante, nous mettent en contact avec ce que nous sommes, avec notre corps et, finalement, nous obligent à mettre le pied sur le frein.

Bien sûr, il faut éviter les faux plaisirs, ceux dont on abuse pour compenser et qui nuisent à l’équilibre, les plaisirs qui détruisent au lieu de soigner : bouffe, drogue, alcool sans compteur, dépenses compulsives et toutes ces illusions de bonheur qui enfoncent plus qu’elles ne remontent. Un vrai plaisir, c’est celui que l’on ne regrette pas et qui ne nous nuit pas.

Le plaisir se cultive

Aux prises avec les responsabilités, coincés dans la routine ou la course folle, certains d’entre nous n’ont guère développé leur aptitude au plaisir. Bonne nouvelle: le plaisir se cultive à tout âge! Quelques trucs :

Premier truc : prendre conscience du plaisir que l’on ressent parfois à son insu. Le repas est bon? L’atmosphère agréable? Vous vous sentez bien? Ne laissez pas l’instant vous échapper. Soyez à l’écoute du plaisir ressenti. En apprenant à le reconnaître quand il passe, le plaisir vous deviendra plus familier et vous aurez plus d’aptitudes à le rechercher.

Deuxième truc : dressez une liste de cinq choses simples qui vous font plaisir et qui n’ont pas été à votre agenda depuis longtemps. Qui sait ? Ça vous donnera peut-être envie d’y goûter…  

Encore un truc : décidez de faire au moins une chose qui vous fait plaisir chaque jour : quelle bonne résolution du Nouvel An !
 
RD

[1] Article de Françoise Genest, www.lebelage.ca, avril 2008.

Les bienfaits du yoga


Le mot Yoga[1] veut dire "Joindre", "Réunir" ou "Relier" en Sanskrit.

Le yoga est originaire de l'Inde. Ses racines plongent dans le passé lointain de la civilisation indo-européenne. L'un des traités les plus anciens sur le yoga (les yoga sutras de Patanjali) est daté d'environ 500 av. JC.; c'est un traité de Raja Yoga. Le yoga des écoles de l'Inde du nord est passé par la suite au Tibet où une école de yoga très florissante s'est développée. Les techniques mentales du yoga se sont exportées en Chine, au Japon (école Zen) et dans tout l'Extrême-Orient véhiculées par les moines bouddhistes qui en faisaient grand usage.

 Le Yoga comprend plusieurs branches qui contribuent à l'épanouissement de nos différents plans : physique, psycho-physique, mental et spirituel, il peut nous aider à retrouver le bien-être, le bonheur et l'unité dans notre corps et dans notre âme. Cela peut aller de la simple détente jusqu'à la recherche spirituelle, ce qu'on appelle la "méditation".

Nés dans l'Hindouisme, les différents yogas ne sont pas forcément liés à une Religion. Le croyant comme le non-croyant, peuvent pratiquer les méthodes du yoga sans crainte de se voir imposer des principes en désaccord avec leurs convictions religieuses.

En Occident, c’est l’Hatha yoga qui est la forme de yoga la plus courante.  Hatha est un mot sanskrit qui signifie soleil et lune. L’Hatha yoga essaye d’équilibrer le corps et l’esprit par des exercices physiques (asanas, il en existe plus de 1000), le contrôle de la respiration (pranayama), la relaxation et la méditation.  Les postures portent souvent des noms évocateurs tels que l’arbre, la charrue, le cobra,… et leur degré de difficulté est progressif. Elles exigent des mouvements d’étirement, de flexion et de torsion qui favorisent la flexibilité de la colonne vertébrale, sollicitent les articulations, les nerfs et les muscles, et exercent une action sur tous les organes et les glandes. Le système digestif s’en trouve stimulé et la circulation sanguine, améliorée. De plus maintenir une posture pendant un certain temps entraîne l’esprit à développer persévérance et concentration, et lui procure les bénéfices de la médiation. Les techniques respiratoires demandent quant à elles d’être particulièrement attentif à sa respiration, d’inspirer très lentement ou encore par à-coups, d’alterner de narine, de placer la langue d’une certaine manière.

 Les effets bénéfiques tirés de la pratique du Yoga sont :

-         sur le plan physique, sous l'influence des différentes postures l'élasticité s'harmonise, les organes sont fortifiés, le système nerveux s'équilibre, les glandes sont régénérées et la résistance à la fatigue et le dynamisme s'accroissent.

-         sur le plan psychique, le Yoga peut éliminer les différents aspects négatifs de la vie moderne comme le sédentarisme, l'abus d'aliments malsains, des toxiques ou de médicaments, les blocages engendrés par le stress, et on découvre très vite qu'un esprit détendu, calme, serein permet d'aborder les mêmes problèmes sous un angle beaucoup plus positif.

Les bases du yoga sont fonction du but poursuivi, mais en général le travail porte sur :

- LA RELAXATION

- LA RESPIRATION

- DES POSTURES appelées ASANAS

- LA CONCENTRATION

- LE DÉTACHEMENT INTÉRIEUR.

Bien que nécessitant un apprentissage auprès d'une personne qualifiée et expérimentée, le yoga reste une méthode basée sur l'effort personnel, sur la liberté et la capacité individuelle. Celui qui le pratique prend en mains les rênes de son devenir et acquiert les moyens d'une véritable autonomie.

RD

mardi 19 avril 2011

Le tai-chi aide les personnes âgées à mieux dormir


Le tai-chi pourrait aider les personnes âgées à s'endormir plus facilement, selon une étude menée au Cousins Center for Psychoneuroimmunology à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Les chercheurs ont suivi 112 adultes en bonne santé âgés de 59 à 86 ans pendant 25 semaines, et découvert que la pratique régulière du tai-chi améliorait « la qualité du sommeil » et réduisant « la somnolence diurne ».

Cette pratique sportive chinoise consiste en une série de mouvements lents enchaînés, et insiste sur la respiration.

Actuellement, les chercheurs de l'équipe de Michael Irwin à UCLÀ étudient les effets du tai-chi sur les personnes qui ont survécu au cancer du sein. L'étude devait s'achever le 31 juillet 2011. Plus d'informations sur: http://www.semel.ucla.edu/research/project/tai-chi-effects-chronic-insomnia-breast-cancer-survivors-immune-mechanisms

Vous pouvez vous essayer au tai-chi à la maison, avec ces deux vidéos:

-         «Tai Chi: Exercise for Lifelong Health and Well-Being» de beYOU.tv: http://www.youtube.com/watch?v=8Fz5U2uznZE
-         «Tai Chi 10 Form»: http://www.youtube.com/watch?v=P4Z4sQNQtJM

RD

Les pratiques de la relaxation à l’oriental: le ZEN


Pratiquer le ZEN…


Qui n’a pas entendu parler du ZEN ou de la pratique du ZEN ? Moi-même, jusqu’à tout récemment, j’ignorais tout du ZEN, mais je voulais bien en avoir une petite idée pour voir si cela pouvait m’apporter certains bienfaits corporels et spirituels.

Selon l’encyclopédie Wikipédia, Le zen (japonais « méditation silencieuse », chán en mandarin ou dhyāna en sanskrit) est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste particulièrement sur la méditation, ou « illumination intérieure ».

En français, le mot ZEN est aussi utilisé pour signifier un état de tranquillité, d'indifférence à l'agitation du monde ; c'est devenu dans le langage courant un adjectif synonyme de « serein ».

Le Zen est implanté en France et en Europe depuis plusieurs dizaines d'années. Les organisations et les approches sont multiples, depuis la parfaite reproduction de la vie monastique orientale jusqu'à l'intégration de la méditation dans des cadres non-bouddhistes : Se côtoient désormais des centres se réclamant des Zen japonais, vietnamien et même coréen. Des prêtres et des moines catholiques l'enseignent également. Au-delà même de cette multiplicité, la question de son occidentalisation, de son acculturation, se pose donc aujourd'hui avec acuité.

UN ZEN OCCIDENTAL est le nom d'une association qui propose une approche du Zen qui tienne compte des spécificités de cette tradition mais également de nos propres cadres culturels. L'accent est y mis sur une compréhension profonde du bouddhisme, sur la pratique de la méditation et le travail intérieur. La mise en perspective des cultures et des traditions y est recherchée.

Qu’est-ce que le Zen[1]?

« Le mot japonais zen signifie méditation. Il définit une des écoles du Bouddhisme du Japon qui privilégie la pratique de la méditation assise remontant à l'expérience du Bouddha Shakyamuni qui, il y a deux mille cinq cents ans, réalisa l'éveil. Cette pratique contient l'essence de son enseignement, dont le message a une portée universelle.

Le zen consiste essentiellement en la pratique de zazen

Le zen ne repose sur aucun dogme ni sur aucune idéologie. La simple connaissance des textes n'est pas suffisante pour comprendre le zen. Le zen propose une pratique-réalisation expérimentale, zazen, qui ouvre un accès direct à la connaissance intime de soi-même.

Cette pratique nous a été transmise par des générations de maîtres, de maître à disciple, de personne à personne. Ainsi le moine indien Bodhidharma importa la pratique de la méditation zen en Chine au Vème siècle de notre ère. Puis, au 13ème siècle, le zen arrive au Japon, introduit par Eihei Dõgen. Taisen Deshumaru vient en France en 1967 et apporte la pratique du zen, comme le lui a demandé son maître, Kodo Sawaki à la fin de sa vie. Puisant sa force et son énergie dans cette pratique, le zen marque de son empreinte tous les moments de la vie. Ainsi zazen est l'apprentissage d'une sagesse qui s'exprime à chaque instant pour respirer, marcher, dormir, manger, travailler, penser, en vivant en harmonie avec les autres et avec l'environnement.

Mettre en pratique le zen

Si vous désirez vraiment réaliser ce qu'est le zen, éteignez votre ordinateur !
  • Prenez un coussin de 20 à 30 cm d'épaisseur, placez-le à un mètre du mur de votre chambre et asseyez-vous dessus en vous tournant face au mur.
  • Croisez les jambes devant vous de façon que vos genoux pressent le sol, le mieux étant de placer le pied droit sur la cuisse gauche le pied gauche étant ramené contre le coussin. Vous pouvez aussi placer le pied gauche sur la cuisse droite. Mettez ensuite votre main gauche sur votre main droite, paume tournée vers le haut, l'extrémité des pouces se rejoignent en formant, avec les index, un bel ovale. Les pouces sont horizontaux, le tranchant des mains est placé contre le bas ventre. A partir de là, redressez la colonne vertébrale et tendez la nuque comme si vous vouliez pousser le ciel avec la tête. Rentrez le menton. Le nez doit être à la verticale du nombril, les oreilles à la verticale des épaules, et votre regard est posé à un mètre devant vous sur le sol.
  • Ensuite, lorsque vous êtes bien établi dans votre posture, prêtez attention à votre respiration.
  • Observez l'inspiration quand elle se produit. Soyez attentif à la sensation de l'air qui passe par les narines. Sans faire de rétention dès que vous avez inspiré, commencez à expirer lentement en laissant l'expiration aller jusqu'au bout.
  • Restez ainsi calmement assis, sans penser à rien de spécial. Ne cherchez pas à faire le vide dans votre esprit. Laissez passer les pensées après en avoir pris conscience un instant et revenez à l'attention à la posture du corps et à la respiration. Ainsi, votre esprit, parfaitement conscient de ce qui se passe, ne stagne pas et reste disponible pour accueillir la nouveauté de chaque instant sans se laisse emporter. C'est ce que Maître Dõgen appelait hishityõ : laisser les pensées surgir de la non-pensée et y retourner.
  • L'essence du Zen est là, dans cette pratique shikantaza où on se concentre sur le fait d'être assis,de respirer avec un esprit mushotoku, sans désir de profit, sans but, sans choix ni rejets.
  • La pratique que vous venez d'expérimenter, c'est zazen.
 Vivre une vie non séparée des autres et de l'univers

Dans le zen, l'idéal et la réalité ne sont pas séparés. Ils sont comme l'envers et l'endroit d'une même feuille de papier. L'idéal se réalise dans la vie quotidienne. Le zen ne recommande pas de se retirer du monde, mais au contraire de pratiquer avec les autres et d'être actif dans le monde du travail. Dans le travail, l'esprit du zen, c'est l'amour du travail bien fait, la concentration ici et maintenant sur la tâche à accomplir au mieux, sans égoïsme, le résultat étant donné de surcroît. Ainsi le samu, le travail manuel est effectué dans les dojos et temples zen en respectant l'environnement, comme un service rendu à la collectivité. La vie quotidienne est la Voie de Bouddha. Le zen n'est pas un moralisme. Il n'est ni moral, ni amoral. 

La pratique de zazen permet de retrouver en soi, en s'éveillant à la réalité de mujo, l'impermanence et l'interdépendance de toutes choses, la source des préceptes. Par exemple, ne pas tuer, ne signifie pas seulement ne pas retirer la vie à qui que ce soit, ce qui serait comme de se tuer soi-même, mais c'est aussi continuer la vie de Bouddha, continuer à pratiquer zazen. Ne pas voler, c'est ne pas prendre ce qui ne vous appartient pas car rien ne nous appartient définitivement : nous arrivons nu sur cette terre et ne pouvons rien emporter dans notre tombe. Pendant zazen, l'esprit et les objets sont un. Il n'y a rien à suivre, rien à voler, rien à rejeter non plus. Ne pas mentir, c'est se voir tel que l'on est, sans s'illusionner et sans illusionner les autres. Ne pas convoiter, c'est avoir peu de désir car l'objet du désir échappe sans cesse.

La perception de notre solidarité avec l'univers est la source spirituelle d'une véritable écologie. La pratique de zazen réduit l'état de frustration et d'agressivité, libère de l'illusion de l'ego, causes de violence. L'esprit de compassion augmente. Le bodhisattva, pratiquant zazen, comprend la souffrance de tous les êtres sensibles. Il évite de créer de la souffrance et il aide à la résoudre.

En zazen, le plus haut désir spirituel se réalise : trouver la paix intérieure et l'unité avec tout le cosmos. »