Vivre la vie d'un Senior

jeudi 19 mai 2011

Gardez votre cerveau en éveil.


L’activité intellectuelle est trop souvent négligée au niveau des activités courantes des Seniors. La Société Alzheimer du Canada qui affirme qu’il faut, à tout prix, maximiser l’usage que l’on fait de notre cerveau pour se garder en santé mentale et éviter des maladies du genre Alzheimer.

C'est certainement la partie la plus importante dans la lutte contre le vieillissement chez l'être humain.

Le cerveau, la connaissance, la mémoire, sont la base même de la personnalité, et donc de la vie consciente.

Notre cerveau est, et de très loin, l'organe le plus important de notre corps, et c'est pourtant celui auquel on porte le moins d'attention, persuadés que l'on est depuis toujours que rien ne peut lui arriver ...

Or, les maladies mentales, de même que la maladie d'Alzheimer, sont en constante augmentation de par le monde, et commencent de plus en plus jeune. Préserver ses capacités "cognitives", améliorer les capacités de notre cerveau devraient être en permanence l'une de nos principales préoccupations.

À titre d’exemple, avoir un blog à soi est une activité qui va dans ce sens. Cette activité permet de faire le point sur une foule de sujets, en plus de nous forcer à faire des recherches et des lectures un peu partout sur Internet. C’est une bonne gymnastique intellectuelle que l’on peut recommander à n’importe quel Senior.

Le point de vue de la Société Alzheimer du Canada

« La Société Alzheimer du Canada est convaincue de la possibilité de prévenir cette maladie dégénérative de plus en plus répandue au pays.

Elle constate toutefois que les Canadiens ne savent pas toujours ce qu'il faut faire pour maximiser le fonctionnement de leur cerveau, même s'ils sont conscients de l'importance de le garder en santé.

Cette constatation est fondée sur les résultats de sondages répétitifs auprès des  Canadiens sur leurs habitudes de vie et la santé de leur cerveau.

Il en ressort généralement que la très grande majorité des personnes interrogées croit que la santé du cerveau était tout aussi importante que la santé physique.

La Société Alzheimer du Canada formule quatre recommandations pour garder son cerveau en santé :

Þ    le mettre au défi à l'aide de jeux ou en changeant la façon d'exécuter une tâche courante ;
Þ    maintenir une vie sociale active ;
Þ    adopter un mode de vie sain ;
Þ    protéger sa tête lors d'activités sportives ou récréatives.

Pour sa campagne nationale de sensibilisation 2007, la Société avait d'ailleurs choisi le thème « Faites marcher votre cerveau, il a besoin d'exercice ».

Sans prétendre que ces réflexes de précaution sont de nature à éviter la maladie, la Société Alzheimer du Canada rappelle que certaines études récentes démontrent que les gens peuvent faire des gestes et des choix qui sont susceptibles de diminuer leur risque d'en être atteint. »[1]

Terrible maladie! Quand on peut l'éviter en faisant de la gymnastique intellectuelle, rien de plus facile. Il s'agit de s'y mettre tôt et de simplement bien profiter de la vie : lecture, blog, cinéma, jeux d'ordi, sorties, musique, etc., en plus de l'exercice physique, de la bonne bouffe et d'un bon régime de vie. Le message est clair!

Les frontières de la vieillesse ne cessent de reculer ; l’espérance de vie en France augmente de trois mois par an. On recense actuellement près de 20 000 centenaires et, en 2050, ils devraient être près de 300 000 ! À un certain âge, on redoute trois handicaps majeurs : la perte des fonctions cérébrales, de la vue et de l’autonomie. Mais des avancées majeures ont été réalisées qui expliquent pourquoi, dans nos pays industrialisés, la majorité des seniors sont en bonne santé.

Les cellules neuronales se défendent naturellement contre les attaques de l’âge

« Le cerveau, explique le Pr Yves Agid, est le chef d’orchestre de toutes nos fonctions vitales, qui nous permettent de bouger, de parler, de reconnaître les visages, de mémoriser... Cet organe, “le plus compliqué de l’univers”, comporte 100 milliards de cellules nerveuses dont chacune envoie 1 000 signaux par seconde à ses voisines ! » Ce formidable ordinateur fonctionne grâce aux neurones. Pour le Pr Agid, le neurone peut être comparé à un arbre avec son tronc, l’axone, ses racines, les dendrites, et ses branches, les terminaisons nerveuses qui se multiplient. Les neurones communiquent entre eux par l’intermédiaire des dendrites et des terminaisons nerveuses. « Passé un certain âge, précise le neurologue, les neurones deviennent moins vigoureux et commencent à perdre leurs terminaisons nerveuses, de la même façon que les arbres perdent peu à peu leurs feuilles. Mais cette perte ne s’effectue pas de la même façon chez tout le monde : certaines personnes gardent une très bonne mémoire à 90 ans ! Chaque fonction mentale s’altère différemment selon les individus.

Entretenir ses neurones et ralentir leur altération : cinq règles de vie incontournables

Diverses études ont démontré qu’une activité physique régulière d’endurance augmente la fabrication de protéines particulières, les facteurs trophiques, qui aident nos neurones à survivre et à mieux conserver ou faire repousser leurs terminaisons nerveuses. D’autre part, ces facteurs stimulent la formation de nouveaux neurones, en particulier au niveau de l’hippocampe (le centre de la mémoire) et du bulbe olfactif. Des règles d’hygiène de vie permettent de ralentir le processus du vieillissement cérébral.

Selon le Pr Jean Mariani, il en existe cinq d’importance capitale :

1.   Éliminer les bourreaux du cerveau qui menacent de détruire les neurones : l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’hypercholestérolémie.

2.    Respecter une certaine hygiène alimentaire en suivant le programme officiel nutrition-santé. Parmi les recommandations les plus utiles : une consommation régulière de cinq fruits et légumes par jour, car riches en antioxydants qui combattent la production de déchets toxiques pour les neurones : les radicaux libres en excès. Une oxydation excessive nuit très fortement aux neurones ! Une étude française (Paquid), conduite sur plus de 4 000 personnes de plus de 65 ans, a démontré à quel point une alimentation riche en antioxydants diminue le risque de développer la maladie d’Alzheimer. La même étude permet d’observer qu’une consommation riche en poisson (grâce notamment aux omega 3) a les mêmes vertus.

3.   Pratiquer une activité physique régulière : 3 kilomètres de marche ou trois heures d’exercice par semaine. Des études américaines ont prouvé que cette activité était positivement liée à une amélioration des fonctions cérébrales grâce à une meilleure oxygénation du cerveau et à la production accrue de facteurs trophiques.

4.  S’adonner à des activités cérébrales stimulantes complexes, plaisantes, qui font intervenir les capacités d’anticipation et de réflexion. Il faut éviter la routine. Stimuler les capacités intellectuelles aide à maintenir un bon état des réseaux neuronaux.

5.  Éviter le stress chronique, très mauvais car déclenchant la fabrication d’hormones, tels des corticoïdes, qui, en excès, favorisent à long terme la destruction des neurones.

RD

[1] Source : Radio-canada.ca, 2 janvier 2007.

RD 

jeudi 12 mai 2011

Les centres d’achats : nouveaux lieux de pèlerinage


Avant de prendre ma retraite, j’avais l’habitude de me promener souvent dans les centres d’achats de la ville de Québec. En fait, il y avait quatre (4) grandes destinations possibles : Place Ste-Foy, Place Laurier, Galeries de la Capitale et Place Fleur de Lys.

C’était ma façon à moi de faire de l’exercice. En effet, comme j’aime particulièrement tout ce qui touche à l’informatique et que les magasins offrant de la marchandise de cette nature sont dispersés un peu partout à l’intérieur de ces grandes surfaces, mon grand plaisir était de me stationner loin, le plus loin possible de ces magasins et de m’y rendre à pied. Ce faisant, je faisais plusieurs kilomètres de marche sans vraiment m’en apercevoir. Et quels bénéfices pour la santé!

Les nouveaux lieux sacrés des seniors

Je n’étais pas sans regarder et observer autre chose en promenant mon regard un peu partout. C’est ainsi que je m’aperçus qu’il y avait beaucoup de personnes âgées qui occupaient les aires de repos. Il en était de même des petits bistrots qui étaient aussi le plus souvent occupées par des gens d’un certain âge, pour ne pas dire d’un âge certain. Je les voyais, souvent seuls, le regard lointain, en train de siroter une boisson quelconque. Des fois, je voyais aussi de petits attroupements formés de têtes blanches qui conversaient entre eux, perdus dans leurs conversations dont, évidemment, les propos m’échappaient complètement.

Mais, ce que je ne savais pas, c’était que le jour, ces personnes étaient encore beaucoup plus nombreuses à se rendre dans ces endroits de détente et de loisirs. Je ne pouvais le savoir puisque durant ces heures, moi, j’étais au travail et je ne visitais pas les centres d’achat durant le jour.

Lorsque je pris ma retraite, je me mis moi aussi à arpenter l’après-midi les centres d’achats et je me rendis compte que les Séniors étaient les grands maîtres des lieux. Il y avait bien les clients réguliers, surtout des femmes, qui faisaient leurs emplettes. Mais, surtout durant la saison hivernale, les gens âgés prenaient une très grande place un peu partout dans les cafés et petites bistrots à l’intérieur de ces centres d’achats.

L’automne, l’hiver et printemps sont les grandes saisons de fréquentation des centres d’achats. Dès que la température change et tourne vers le froid, les Séniors sortent et se rendent dans ces lieux remplis de richesses et de distractions pour les yeux. Achètent-ils beaucoup ? Sûrement pas plus qu’il ne faut. Mais, ce sont des lieux où circule du monde et il y a de la place pour regarder au loin.

J’ai pu constater qu’il est facile d’entrer en conversation avec ces personnes détendues qui semblent posséder tout le temps du monde pour relaxer et s’asseoir paisiblement, à la chaleur, dans un univers rempli de belles choses prêtes à être achetées. Ce sont pour la plupart des seniors dont l’âge varie sensiblement et qui ont la caractéristique d’être très mobiles et capables de se gérer 24 heures sur 24.

Maintenant que j’ai le temps, je me promène au milieu de ces gens et je les écoute discuter pour me faire une idée de leurs préoccupations. On trouve de tout dans un centre d’achats et pourquoi y aller faire un tour? Parce que c’est l’occasion de faire une sortie prolongée, de faire ses petites emplettes, de voir les nouveautés exposées, d’avoir plus d’espace à soi, de rencontrer plusieurs de ses amis et amies en même temps. C’est une nouvelle mode ou façon de vivre. Et, les jours sombres de l’hiver semblent moins longs lorsque l’on baigne dans la lumière des vitrines remplies de nouveautés. Et je crois sincèrement que le phénomène va s’amplifier avec l’arrivée de plus grandes cohortes de seniors, comme il est prévu d’arriver dans un proche futur.

Des attractions et des distractions garanties

Maintenant que je fais partie du décor comme eux, moi aussi, je sais que j’aurai toujours un endroit neuf à visiter et à revisiter chaque semaine. Je peux m’inventer des sorties et des lieux à visiter à chaque semaine. C’est beaucoup mieux que de croupir assis dans un fauteuil en écoutant la télévision, par exemple. C’est ma vision des choses pour l’instant.

Si je vois de très nombreux Séniors se rendre dans les centres d’achats, un peu comme on visitait autrefois des Lieux saints ou faisaient des pèlerinages, je ne suis pas certain que tout le monde profite de ces belles occasions. Il y a beaucoup de malades et de gens très âgés qui n’ont plus que la fenêtre de leur petite chambre pour seule distraction. Ils sont peu mobiles ou n’ont plus le goût de la découverte et des grandes jasettes. Le petit écran de télévision devient plus leur monde de tous les jours. Peut-être en sont-ils rendus à une autre étape de leur vie?

Je ne suis qu’au début de cette nouvelle phase de ma vie. Je ne connais pas encore les restrictions quant au déplacement et les limites que cela entraîne. Je vois toutefois que l’âge ne semble pas être un obstacle majeur si mes yeux voient bien ce que je voie car, assis tout autour des tables dans les centre d’achats, il y a Séniors de tout âge, du début de la soixantaine comme des gens de plus de quatre-vingt ans. Alors, je me dis qu’il y a des gens qui ont perdu des opportunités ou n’ont pas pris leur physique en main ou que la maladie a pris le dessus sur leur bon vouloir.

Ce que je sais, c’est que les gens que je vois converser ont encore une étincelle dans leurs yeux lorsqu’ils parlent et discutent. Ils ont des centres d’intérêt très diversifiés et semblent avoir gardé un goût certain de vivre.

Un paradis en train de se construire

Il y a beaucoup de mystères, là-dedans. Je n’ai pas encore tout découvert, ni tout compris! Chose certaine, que l’on soit contraint de rester à la maison ou qu’il nous soit possible de se promener dans les grands centres d’achats comme peut le faire tout enfant, adolescent ou adulte, c’est sûrement le goût de vivre et de se laisser vivre le plus longtemps possible qui doit primer en tout temps. C’est pourquoi je pense que les centres d’achats sont devenus des lieux de pèlerinage où l’on recherche le paradis des petits bonheurs de tous les jours. Un avant-goût du vrai paradis quoi, s’il existe toujours!

RD

Des projets pour se garder jeune


Il y a une chose que l’on réalise tout d’un coup quand on prend sa retraite: c’est que l’on a du temps devant soi, beaucoup de temps. 

L’autre réalité, c’est quoi faire de ce temps disponible pour faire en sorte que l’on manque finalement de temps.
Avant de partir à la retraite, on a fait beaucoup de projets, pleins de projets. Tant que l’on ne met pas l’épaule à la roue, ce ne sont que des rêves irréalisés. Et pour les traduire dans la réalité de tous les jours, il faut se donner des conditions gagnantes.

Une étape indispensable à franchir, c’est celle d’un premier grand repos prolongé. Tous les gens que je connais et qui ont pris leur retraire en même temps que moi, ont dû se débarrasser du stress accumulé avec les années de travail. Les conflits laissent leurs marques, les efforts au travail pour répondre aux attentes laissent des traces, le poids des ans vient s’y ajouter, pour ne pas ajouter les épreuves de la vie, que ce soit une perte de santé, d’un proche ou d’autres événements négatifs qui viennent miner notre appétit de vivre.

La première année à la retraite, c’est le moment des transitions vers une nouvelle façon de vivre. À ce que je sache, personne n’y échappe. Il y a les petits travaux de rénovation qui nous absorbent, mais il y a aussi la découverte que l’on peut changer sa vie et repartir à nouveau dans des avenues inexplorées jusque-là. Le mot clé est « projet ».

Combien de choses avons-nous pensé faire et que nous n’avons pas fait? Une foule, un grand nombre de choses. Des banalités comme des rêves fous. Il y avait toujours un obstacle, un imprévu ou un empêchement. Maintenant que nous sommes à la retraite, il y a lieu de regarder quels sont nos conditions gagnantes pour mettre en valeur ces projets et les réaliser le plus rapidement possible. C’est là que se trouve notre nouveau souffle de vie, notre espoir d’avoir un avenir, de se perdre comme avant dans les bonnes choses de la vie.

L’hygiène de vie à la retraite est faite de tout un ensemble de projets, des grands comme des petits, qui nous viennent à l’esprit et qui nous gardent jeunes. Ce peut être d’abord de se remettre en forme, d’améliorer sa condition physique par une meilleure alimentation et du repos, plein de repos.

Ensuite, l’organisation de son environnement personnel. Faire du ménage ou faire des rénovations amène un sentiment de bien-être et de confort. On se sent à nouveau utile. Faire du sport, quel que soit le sport en question, amène de la fatigue, mais aussi une bienfaisante récupération et du tonus. Une cure de sommeil, après beaucoup d’exercices, fait disparaître les rides et raffermit les muscles. Changer d’horizon, en faisant des petits voyages ou des excursions, génère des idées de changements, introduit de nouvelles connaissances, développe de nouveaux goûts, etc. Tout doit être orienté pour conditionner notre humeur générale vers un état de satisfaction, à tous les moments du jour, semaine après semaine, mois après mois et année après année.

Alors, l’âge n’a plus d’importance parce que l’on se sent toujours très jeune, du moment que l’on a un projet à réaliser devant soi. C’est l’avenue que j’ai prise et je me sens de plus en plus en forme et optimiste quant à mon avenir. Peut-être va-t-il m’arriver des contretemps, des coups durs ou des déceptions? Alors, j’aurai toujours d’autres projets dans ma tête pour réorganiser ma vie et m’ajuster pour que la vie soit encore belle à nouveau. C’est ce que j’espère tous les jours qui passent.

RD

Être à l’écoute des autres



Continuer à apprendre la vie sous toutes ses coutures

Nous avons été longtemps sur les bancs d’école, mais nous n’avons pas tout appris dans les maisons d’enseignement. L’école de la vie nous a apporté tout autant. Chacun d’entre nous avons vécu des expériences particulières, que ce soit au travail ou à la maison, face à la maladie ou à la détresse des autres, des joies et des peines. Cet enrichissement est là, gravé dans notre mémoire et si on ne le partage pas, il n’aura servi à rien, sauf peut-être à nos proches ou à nos amis les plus intimes.

Mais, quand est-ce que l’on a terminé d’apprendre? Jamais! Tous les jours qui passent sont une occasion de s’intéresser à tout ce qui se passe dans l’actualité, de faire de nouveaux apprentissages, d’accomplir de nouvelles activités,... C’est dans les échanges entre eux que les hommes et les femmes apprennent le plus, en partageant le souvenir de toutes sortes d’accomplissements et d’émotions ressenties face aux diverses expériences de la vie.

Pour celui qui sait être à l’écoute des autres, il y a énormément à apprendre de ce que l’on a pu vivre tous et chacun d’entre nous. Un exemple concret! Intéressé par tout ce qui touche la peinture, je m’arrêtai récemment pour regarder des gens en train de travailler des toiles dans une exposition d’art tenue dans un gros centre d’achats près de chez moi. N’étant guère familier avec toutes les techniques de la peinture, j’examinai attentivement les tableaux exposés ou en cours d’exécution. Mieux, je me mis à converser avec plusieurs des artistes présents et me fis expliquer comment ils procédaient pour réaliser leurs oeuvres. La conversation s’enclencha vite sur toutes sortes de sujets connexes à leur travail et à leur façon de voir la vie de tous les jours. Tellement, que je fis plus d’une visite aux personnes rencontrées. En peu de temps, j’appris aussi les rudiments du pastel, les techniques de base pour cadrer un paysage et j'en oublie. N’est-ce pas merveilleux!

RD

Cultiver le plaisir sous toutes ses formes



La contemplation de ce qui beau et agréable

Chaque journée de beau temps, de chaleur et de soleil s’emmagasine dans notre mémoire pour les temps plus difficiles où les jours seront plus sombres, plus froids et moins intéressants à vivre.
Il y a mieux que le fauteuil et la télévision à l’intérieur de la maison. Quand on prend la peine de faire une petite excursion par ci par là dans notre environnement, chaque fois que l’occasion se présente, on s’enrichit de ce que la Nature nous offre de plus beau, gratuitement, sans compter la Santé qui se met à resplendir dans n’importe quel décor champêtre. Les marches passées à flâner dans les sentiers aménagés, à traverser des ponts surplombant des chutes ou des rivières, les arrêts aux tables de piquenique pour calmer la petite fringale au fond de l’estomac sont tous des événements en soi bien banals, mais combien réconfortants.

Combien d’entre nous, ont l’occasion de faire de nouvelles connaissances ? Combien de temps pour admirer les beaux enfants qui gambadent un peu partout autour de nous, avec une soif de vivre et de s’amuser sans fin. C’est aussi là que l’on rencontre, de façon inattendue, des gens que l’on croyait disparus ou que l’on n’avait pas revu depuis des décennies. Juste la vue des paysages vaut le déplacement.

On se sent mieux quand, le soir venu, on retourne chez soi après de telles journées de plein air.

C’est une des bonnes recettes de santé qui vaut toutes les pilules du monde. Le bonheur est dans les choses simples, peu compliquées et faciles d’accès. Pourquoi pas plus de plein air pour nous tous. Moi, j’en suis! À bas la compétition, vive le bon air d’aller, sans s’en faire. Les plus beaux endroits sont souvent juste à côté de chez soi et on les a oublié dans la tourmente de la vie.

Il faut tout redécouvrir, même la simplicité des gestes de l’enfance, quand rien ne nous préoccupait outre mesure. Le plein air, c’est le souffle de la vie qui nous revient, à chaque pas que nous marchons.

Je souhaite que tout le monde partage mon enthousiasme pour les excursions extérieures, les petites trottes près de chez soi. C’est là que notre esprit se vivifie, en s’alimentant du meilleur oxygène qui soit, celui des bois et des sentiers pédestres qui sont à la portée de la main. Les coûts en argent sont à peu près nuls, mais les bénéfices au plan de la santé physique et mentale sont inestimables.

D’autres plaisirs à découvrir[1]

Si certains prennent le temps d’admirer un coucher de soleil, d'autres retrouvent leur vieux ballon de football et s’élancent avec quelques copains sur le premier parc venu. Il y a ceux qui passent des heures à bouquiner ou à fouiller pour dénicher un vieux disque qui fait remonter les souvenirs. Il y a les collectionneurs qui ouvrent leur armoire et jouissent de leurs trésors…

La liste est infinie, parce que le plaisir c’est la vie et, souvent, ça ne coûte rien ou presque. Attention! N’allez surtout pas croire que le plaisir est banal. Tous les psychologues consultés, ou lus, sont unanimes: le plaisir fait partie de nos besoins primaires et nous en faisons l’apprentissage dès le berceau. L’absence totale de plaisirs peut d’ailleurs conduire à la dépression, voire même à la mort psychologique.

Petits et grands plaisirs

Bien sûr, ce sont les plaisirs durables, ceux que procurent l'amour, la stimulation intellectuelle, la communication et l’épanouissement personnel, qui ont l’effet le plus profond sur la santé psychique et physique. Le plaisir généré par une réussite, une amitié, un accomplissement personnel sont des moteurs essentiels au développement de l’être humain.

Par contre, les petits plaisirs du quotidien — un souper entre amis, une partie de golf, un fou rire, un bon film… — sont éphémères, mais essentiels à l’équilibre psychologique. Ils constituent d’excellents antistress, renforcent l’image positive de soi, contribuent à percevoir le monde extérieur de façon moins menaçante, nous mettent en contact avec ce que nous sommes, avec notre corps et, finalement, nous obligent à mettre le pied sur le frein.

Bien sûr, il faut éviter les faux plaisirs, ceux dont on abuse pour compenser et qui nuisent à l’équilibre, les plaisirs qui détruisent au lieu de soigner : bouffe, drogue, alcool sans compteur, dépenses compulsives et toutes ces illusions de bonheur qui enfoncent plus qu’elles ne remontent. Un vrai plaisir, c’est celui que l’on ne regrette pas et qui ne nous nuit pas.

Le plaisir se cultive

Aux prises avec les responsabilités, coincés dans la routine ou la course folle, certains d’entre nous n’ont guère développé leur aptitude au plaisir. Bonne nouvelle: le plaisir se cultive à tout âge! Quelques trucs :

Premier truc : prendre conscience du plaisir que l’on ressent parfois à son insu. Le repas est bon? L’atmosphère agréable? Vous vous sentez bien? Ne laissez pas l’instant vous échapper. Soyez à l’écoute du plaisir ressenti. En apprenant à le reconnaître quand il passe, le plaisir vous deviendra plus familier et vous aurez plus d’aptitudes à le rechercher.

Deuxième truc : dressez une liste de cinq choses simples qui vous font plaisir et qui n’ont pas été à votre agenda depuis longtemps. Qui sait ? Ça vous donnera peut-être envie d’y goûter…  

Encore un truc : décidez de faire au moins une chose qui vous fait plaisir chaque jour : quelle bonne résolution du Nouvel An !
 
RD

[1] Article de Françoise Genest, www.lebelage.ca, avril 2008.

Les bienfaits du yoga


Le mot Yoga[1] veut dire "Joindre", "Réunir" ou "Relier" en Sanskrit.

Le yoga est originaire de l'Inde. Ses racines plongent dans le passé lointain de la civilisation indo-européenne. L'un des traités les plus anciens sur le yoga (les yoga sutras de Patanjali) est daté d'environ 500 av. JC.; c'est un traité de Raja Yoga. Le yoga des écoles de l'Inde du nord est passé par la suite au Tibet où une école de yoga très florissante s'est développée. Les techniques mentales du yoga se sont exportées en Chine, au Japon (école Zen) et dans tout l'Extrême-Orient véhiculées par les moines bouddhistes qui en faisaient grand usage.

 Le Yoga comprend plusieurs branches qui contribuent à l'épanouissement de nos différents plans : physique, psycho-physique, mental et spirituel, il peut nous aider à retrouver le bien-être, le bonheur et l'unité dans notre corps et dans notre âme. Cela peut aller de la simple détente jusqu'à la recherche spirituelle, ce qu'on appelle la "méditation".

Nés dans l'Hindouisme, les différents yogas ne sont pas forcément liés à une Religion. Le croyant comme le non-croyant, peuvent pratiquer les méthodes du yoga sans crainte de se voir imposer des principes en désaccord avec leurs convictions religieuses.

En Occident, c’est l’Hatha yoga qui est la forme de yoga la plus courante.  Hatha est un mot sanskrit qui signifie soleil et lune. L’Hatha yoga essaye d’équilibrer le corps et l’esprit par des exercices physiques (asanas, il en existe plus de 1000), le contrôle de la respiration (pranayama), la relaxation et la méditation.  Les postures portent souvent des noms évocateurs tels que l’arbre, la charrue, le cobra,… et leur degré de difficulté est progressif. Elles exigent des mouvements d’étirement, de flexion et de torsion qui favorisent la flexibilité de la colonne vertébrale, sollicitent les articulations, les nerfs et les muscles, et exercent une action sur tous les organes et les glandes. Le système digestif s’en trouve stimulé et la circulation sanguine, améliorée. De plus maintenir une posture pendant un certain temps entraîne l’esprit à développer persévérance et concentration, et lui procure les bénéfices de la médiation. Les techniques respiratoires demandent quant à elles d’être particulièrement attentif à sa respiration, d’inspirer très lentement ou encore par à-coups, d’alterner de narine, de placer la langue d’une certaine manière.

 Les effets bénéfiques tirés de la pratique du Yoga sont :

-         sur le plan physique, sous l'influence des différentes postures l'élasticité s'harmonise, les organes sont fortifiés, le système nerveux s'équilibre, les glandes sont régénérées et la résistance à la fatigue et le dynamisme s'accroissent.

-         sur le plan psychique, le Yoga peut éliminer les différents aspects négatifs de la vie moderne comme le sédentarisme, l'abus d'aliments malsains, des toxiques ou de médicaments, les blocages engendrés par le stress, et on découvre très vite qu'un esprit détendu, calme, serein permet d'aborder les mêmes problèmes sous un angle beaucoup plus positif.

Les bases du yoga sont fonction du but poursuivi, mais en général le travail porte sur :

- LA RELAXATION

- LA RESPIRATION

- DES POSTURES appelées ASANAS

- LA CONCENTRATION

- LE DÉTACHEMENT INTÉRIEUR.

Bien que nécessitant un apprentissage auprès d'une personne qualifiée et expérimentée, le yoga reste une méthode basée sur l'effort personnel, sur la liberté et la capacité individuelle. Celui qui le pratique prend en mains les rênes de son devenir et acquiert les moyens d'une véritable autonomie.

RD