Vivre la vie d'un Senior

mardi 11 novembre 2014

Nouveau livre : « Souriez, vous êtes à la retraite !




Souriez, vous êtes à la retraite !
750 conseils et suggestions pour en profiter

Par l'auteur François Bernatchez

Alors qu'une génération entière se trouve au seuil de la retraite et se préoccupe de la transition importante que représente cette étape de la vie, un constat s'impose : on n'envisage plus la retraite comme autrefois. En effet, il s'agit non pas de voir cette phase comme un arrêt de travail brutal et irrémédiable, mais bien de l'envisager sereinement, en renouant avec ses passions et en découvrant de nouvelles activités.

L'auteur a conçu cet ouvrage à partir des préoccupations et des commentaires émis par les auditeurs de ses conférences. Il dévoile entre autres au lecteur les onze secrets pour bénéficier d'une retraite heureuse et des pistes pour l'aider à débusquer ses futures passions. Il donne aussi une liste d'activités variées, organisées selon les types de personnalité et les intérêts.

Tous les outils, en somme, pour profiter pleinement de cette période riche et épanouissante !

 ISBN : 9782895625841
Date de parution : août 2014
Sujet : Psychologie
Nombre de pages : 222 pages
Statut : Disponible
24,95 $

 Autres formats disponibles

Livre au format ePub ePub 17,99 $


Site : PUBLISTAR

RD

jeudi 6 novembre 2014

Un Québécois sur trois souffre d’insomnie

Article de Yves Lamontagne - Journal de Montréal, 24 octobre 2014





Chaque soir, un Québécois sur trois compte des moutons en espérant tomber dans les bras de Morphée. L'insomnie, qui touche davantage les femmes et les personnes âgées, peut être le résultat de plusieurs facteurs.

La caféine en soirée, la nicotine, les médicaments qui contiennent des stimulants, l'alcool qui aide à s'endormir, mais qui provoque des éveils dans la nuit, les problèmes psychiatriques comme la dépression, les problèmes respiratoires comme l'apnée du sommeil, le stress, les brûlements d'estomac, etc. Comme on peut le constater, ce trouble du sommeil n'est pas une maladie, mais un symptôme dont il faut trouver la cause.

MYTHES DU SOMMEIL

Au cours d'une évaluation clinique d'insomniaques à laquelle j'avais participé en Angleterre, nous nous étions rendu compte des mythes suivants:

® Les patients disaient qu'ils se couchaient après les nouvelles. Quelle obligation y a-t-il de se coucher après les nouvelles? On se couche quand on s'endort.
® On doit dormir huit heures. Or, le temps de sommeil varie pour chaque individu et selon l'âge; un bébé dort 12 heures, un adolescent huit à 10 heures et une personne âgée de six à huit heures. Certains s'accommodent très bien de six heures alors que d'autres ont besoin de neuf à dix heures. Les insomniaques ont tendance à augmenter leur temps d'endormissement; lors de l'enregistrement en laboratoire, la majorité des patients s'endormaient en moins de temps qu'ils ne le disaient. Bien plus, ils dormaient plus longtemps qu'ils ne le rapportaient. Il y a donc une éducation certaine à faire chez les insomniaques.

EST-CE GRAVE DE SOUFFRIR D'INSOMNIE?

L'insomnie occasionnelle n'est pas dangereuse. En général, il est fort probable que vous dormirez bien la nuit suivant la période d'insomnie, si vous n'avez pas dormi durant la journée. Par contre, plusieurs nuits consécutives sans sommeil peuvent avoir des conséquences fâcheuses: fatigue, somnolence diurne, impatience.

TRAITEMENT

• Les somnifères: il y a plusieurs types de somnifères dont certains peuvent être achetés sans prescription. Par contre, les somnifères ne sont pas un remède à l'insomnie, mais ils peuvent être utiles à court terme. Ils fonctionnent mieux quand ils sont utilisés sur une période de moins de trois semaines, et ce, dans les cas de décalage horaire, de stress temporaire aigu ou prévisible comme, par exemple la maladie d'un enfant ou l'anxiété avant de prononcer un discours.

• Les traitements comportementaux: il y a quatre traitements comportementaux qui ont été bien évalués. La restriction du sommeil qui limite le nombre d'heures passées au lit et aide à rendre le sommeil plus efficace; le contrôle du stimulus qui a pour but de rendre la chambre à coucher propice à l'endormissement; la thérapie par la relaxation qui permet de se concentrer sur des pensées agréables dans un milieu calme; et la thérapie cognitive qui utilise des méthodes de raisonnement afin de corriger les fausses idées en rapport avec le sommeil

LA PRÉVENTION

Compte tenu de ce qu'on vient de décrire, pour améliorer notre hygiène du sommeil, il est utile de suivre les conseils suivants:

• On se couche quand on s'endort;
• On est incapable de s'endormir après 20 minutes, on se lève et on fait une activité calme dans un autre endroit que la chambre. On retourne se coucher uniquement quand on s'endort;
• On garde notre chambre silencieuse et dans le noir le plus possible;
• On établit un rituel qui aidera à se relaxer avant de se coucher: bain tiède, collation légère ou un peu de lecture;
• On se réveille à la même heure tous les matins;
• On évite de faire des siestes, de même que la caféine, la nicotine et l'alcool avant de se coucher;
• On cesse les exercices rigoureux dans les six heures précédant le coucher;
• Enfin, on évite les somnifères ou on les utilise avec précaution. Bonne nuit.

RD

Vieillir !




Louise Latraverse, collaboration spéciale - La Presse, 25 octobre 2014

Ça y est ! J'y suis. Je rentre dedans à cent milles à l'heure.

Bonjour, ceux et celles qui se croient au-dessus de la mêlée. Ceux qui sont convaincus que vieillir n'est pas un processus normal dans l'évolution de l'être humain. Ceux qui croient qu'ils ne seront jamais touchés par cette... c't affaire-là.

Oui, la vieillesse. Ouch ! Le mot que personne ne veut prononcer de peur de l'attraper. Ce sale virus qui sévit dans notre société riche, instruite et moderne. Cette maladie qui touche davantage les femmes que les hommes. Encore et depuis toujours, les hommes s'en sortent mieux que nous... pour le moment. Ils sont si séduisants avec leurs tempes grises et leurs belles petites rides au coin des yeux. Regardez comme ils sont beaux ! Fallait voir George Clooney, l'incarnation de la beauté mâle, se balader en gondole avec ses amis célèbres, flamber des millions pour épouser, à Venise, la belle Amal Alamuddin. L'avocate libanaise qui a décidé de changer de nom et de prendre celui de son célèbre mari, après son mariage. Yahoo nous informe que le site internet du cabinet d'avocats pour lequel elle travaille, Doughty Street Chambers, le nom qui figure au-dessus de son portrait est désormais celui d'Amal Clooney. En 2014, faut le faire ! Revenu à Los Angeles, notre beau George se promène affichant sa propre marque de téquila sur son T-shirt. Avec son avoir de 180 millions, a-t-il vraiment besoin de faire ce genre de publicité ? Nos héros ne savent plus s'arrêter. Et les belles ne cessent de rêver qu'il va bientôt divorcer et qu'elles auront encore une chance d'attraper le bellâtre de 53 ans.

Pour conquérir ce trophée, elles devront envahir les gyms, faire du yoga, du chaud, du froid, courir, ne pas s'arrêter de courir et se convaincre que rien n'est à leur épreuve. Qu'elles repoussent l'échéance de quelques années ! Ensuite, trop souvent, arrive l'odieux, l'horrible. L'effaçage des rides, du double menton, du cou et du lissage de peau. En voulant se distinguer, les femmes sont devenues toutes pareilles. Elles ont donné en appâts leurs visages au Grand Chirurgien qui, se prenant pour un artiste, a sculpté sur elles, à coups de bistouri et de dollars, sa vision de la beauté et de la jeunesse. Elles y laissent souvent plus que leurs peaux : les économies de toute une vie !

Que nous est-il arrivé ? Avons-nous vendu notre âme au diable ? Nous sommes toutes dans le même bateau. Et si peu solidaires ! Nous participons toutes, ensemble et individuellement, à cette débâcle. À cet abandon de notre identité pour plaire à tous sauf à nous-mêmes. Aucune femme n'est gagnante dans cette course effrénée à repousser le temps. On ne s'est pas libérées pour en arriver à ce triste constat : être réduites à notre apparence physique ! A une fausse jeunesse ! Et notre belle intelligence et nos talents ! Pfitt ! Réduits à néant ? Je dois me pincer. Je suis dans un mauvais film, dans un mauvais rêve. J'ai envie de nous secouer pour que nous retrouvions un peu de notre gros bon sens. Celles qui se sont fait remonter, celles qui songent à le faire et celles qui ont résisté, unissons-nous ! On fait bien des bêtises par inconscience, vanité, pression sociale, lâcheté, mode, peur. L'immense peur d'être rejetée, de ne plus travailler, de ne plus plaire à personne sauf au chat d'à côté. Moi, la première !

C'est ensemble que nous arriverons à mettre un terme à cette barbarie. L'Histoire jugera notre faiblesse. Mes belles, mes toutes belles, la jeunesse a du bon, je vous l'accorde. La vieillesse aussi. Et combien ! L'endroit, si peu convoité, où l'on peut enfin se reposer de toutes ces pressions qu'une société très malade nous a imposées. Enfin heureuse de s'appartenir. Un matin, tu décides que c'est assez d'essayer, à grands frais depuis des années, de camoufler les signes du temps. Tu te rends chez ta coiffeuse et tu lui demandes :

« Manon, penses-tu qu'il y a une façon assez rapide de retirer toute la teinture jusqu'à mes cheveux naturels, c'est-à-dire blancs ?

— On va travailler doucement tes cheveux en enlevant la couleur, une couche à la fois. Ça peut prendre une couple d'heures. » L'après-midi a passé. Avec ses potions magiques et ses années d'expérience, la coloriste m'a transformée en femme moderne. De mon temps. Blanche et libérée !
Elle m'a enlevé les années d'esclavage passées à teindre et restreindre des cheveux qui ne voulaient pas se faire emprisonner. Pardonnez-moi, un à un. En sortant du salon de Manon, je me suis sentie belle et légère. Avec une assurance que je ne me connaissais pas. Et la fierté d'être moi-même, enfin, sans artifice !

J'aurai mis du temps ! Je suis lente.

RD

dimanche 26 octobre 2014

Plan de match pour la retraite ?

Pour certains, la retraite ne peut pas être synonyme de loisirs perpétuels et de consommation. Il faut lui donner un sens. En fait, de plus en plus de retraités et de futurs retraités parviennent à la même conclusion.




C'est que, désormais, on ne tombe plus à la retraite épuisé et malade comme autrefois, bien au contraire. Les retraités d'aujourd'hui, n'ayant pas occupé des emplois exténuant physiquement, arrivent à la soixantaine avec beaucoup d'énergie en banque et une espérance de vie plus longue que jamais. Cette nouvelle réalité nous force à redéfinir le concept de la retraite et à nous y préparer davantage.

Pour ce faire, selon le journaliste Simon DIOTTE (Les Affaires PLUS, septembre 2014), il faut concevoir un projet de retraite qui conjuguera nos valeurs et nos avoirs financiers, et qui permettra de réussir la transition entre vie active et vie après le travail. En ayant en tête des objectifs clairs, il sera possible d'établir une stratégie d'épargne conséquente. C'est là que l'on saura si l'on aura besoin de 70 % de notre revenu annuel, comme le stipule la règle générale, ou de 50 %, si notre passion est le jardinage, ou encore de 100 %, si notre but est de voyager comme jamais. Quand on se fixe des objectifs, l'épargne devient beaucoup plus facile.

La conception d'un projet de retraite exige une réflexion profonde, qui peut se faire quel que soit l'âge, mais qui se fait généralement au mitan de la vie, moment privilégié pour se recentrer sur ses propres besoins.

De plus, cette réflexion ne peut se faire en esquivant le contexte démographique; en raison du prolongement de l'espérance de vie, la responsabilité financière de la retraite incombe de plus en plus aux individus eux-mêmes, car les régimes publics sont soumis à d'intenses pressions. Déjà, le gouvernement fédéral repousse l'âge de l'admissibilité à la pension de la Sécurité de la vieillesse, qui passera graduellement de 65 à 67 ans  entre 2013 et 2029, tandis que les régimes privés sont en crise.

En outre, le concept de retraite est en pleine mutation « Plutôt que d'attendre la retraite pour concrétiser leurs rêves, les travailleurs veulent les réaliser tout au cours de leur vie, en cherchant un équilibre, quitte à travailler plus longtemps, à temps plein ou à temps partiel », selon Laurent Matte, PDG de l'Ordre des conseillers et conseillères en orientation du Québec. Résultat : la cassure entre vie active et retraite s'estompe. La période retraite constitue maintenant une autre étape de la vie, en continuité  avec la précédente.

Autre changement : de moins en moins de gens perçoivent la retraite comme une délivrance. En réalité, toutefois, la plupart des travailleurs vivent ce passage très difficilement.

Pour Jacques Limoges, professeur associé au Département de Sherbrooke, le futur retraité doit réussir à quitter le monde du travail avec sérénité et avec le sentiment du devoir accompli. Ainsi, le travailleur à la veille de prendre sa retraite doit développer deux savoirs fondamentaux : ces deux savoirs sont le savoir-rester, qui est de finir ce qui est à finir et de transmettre son expertise à la relève, et le savoir-partir, qui est d'avoir la capacité de laisser toute la place au renouveau et à la relève.

Le plan de match du retraité doit être une continuité ou une prolongation de ses besoins, goûts et désirs antérieurs basés sur la prise en compte des éléments suivants ; réalisation, statut, gestion de temps, relations interpersonnelles, etc.Tester ses projets de vie fait partie des priorités.

Enfin, vous devez adopter le plus rapidement possible de saines habitudes de vie afin de préserver votre capital santé. Comme le disait le célèbre acteur et danseur Fred Astaire : « La vieillesse, c'est comme le reste. Pour la réussir, il faut commencer jeune. »

RD

CONSEILS pour les « work-alcooliques » retraités


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Dans un article publié dans Les Affaires PLUS, septembre 2014, Sophie Stival traite de la question fondamentale suivante : « Avoir du bonheur pour son argent ».


« VOUS CROYEZ QUE L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR ? VOUS AVEZ TORT... EN PARTIE SEULEMENT. »



Surestimons-nous le bien-être que nous procurent nos revenus ? Il semble que oui.

Selon Élisabeth Dunn, professeure de psychologie à l'Université de la Colombie-Britannique, et Michael Norton, de l'Université Harvard, une fois un certain niveau de confort atteint, le fait de gagner plus d'argent n'assure pas la félicité. Sur le sujet en question, les deux chercheurs ont coécrit le livre « HAPPY MONEY : THE SCIENCE OF SMARTER SPENDING ».

Alors quel est ce montant jugé suffisant pour être heureux ? La réponse diffère bien sûr selon les besoins, le pays et le niveau de vie désiré.

D'après un sondage Gallup mené aux États-Unis en 2008 et 2009, ce revenu annuel se situerait autour de 75 000 dollars. Explication : à mesure que les revenus des personnes sondés augmentaient, ces derniers se sentaient de meilleure humeur sur une base quotidienne. Il semble qu'au-delà de 75 000 dollars, l'effet bénéfique s'estompait très rapidement. Mais, comment évaluer leur qualité de vie globale? Subjectivement, plus leurs revenus s'élevaient, plus leur « impression d'être heureux » aurait dû s'accroître.

La réalité semble être la suivante : en général, on se perçoit donc comme plus heureux lorsque l'on gagne plus d'argent (par exemple, passer d'un salaire annuel de 25 000 $ à plus de 50 000 $). Cependant, au jour le jour, au-delà de 75 000 dollars, on ne ressent pas plus de bonheur, on ne connaît pas de moment plus heureux. En langage d'économiste, c'est une question d'utilité marginale ; dépassé un certain seuil, l'argent nous offre de moins en moins de bonheur, toutes choses égales par ailleurs.

En terminant, les deux professeurs en ont déduit une nouvelle façon de consommer; selon eux, il est démontré scientifiquement que l'argent dépensé pour les autres apporte encore plus de joie à celui qui le donne.
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La maxime dit que “L’argent ne fasse pas le bonheur”. Certes il y a plein de choses plus importante dans la vie mais gagner de l’argent, ça rend quand même un peu heureux et surtout c’est nécessaire.  

Paul Satya, un chercheur Australien a voulu comprendre la corrélation entre notre bonheur au quotidien et les fiches de paie. 

Conclusion, les personnes heureuses sont moins inquiétées et perdent donc moins de temps à penser à leurs problèmes. À la place, elles sont plus productives et engrangent par conséquent des revenus supérieurs aux autres.

Dans les gens considérés comme les plus heureux, le chercheur souligne deux types particuliers : 1) Ceux qui s’épanouissent dans leur travail et font plus d’effort pour amasser de l’argent. Et, 2) ceux qui préfèreront travailler un peu moins mais profiter de leur temps de loisir à bon escient.

RD

Endetté ou surconsommateur CHRONIQUE, VIVEZ la simplicité volontaire!


L'ABC de la simplicité volontaire | Dominique Boisvert 

« L'ABC DE LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE » | DOMINIQUE BOISVERT


 Voici un cas-type rapporté dans le magazine Les Affaires Plus (septembre 2014) donnant la recette pour se sortir des griffes de l'endettement chronique.


« C'est simple, endetté? Jeûnez ! »


Avec son maigre salaire de fonctionnaire, l'Américaine Anna Newell Jones a réussi à liquider 15 000 dollars de dettes personnelles en un an. Comment ? En faisant un « jeûne de dépenses », un concept qu'elle a depuis déposé.

La marche à suivre :
  • On élimine tout ce qui n'est pas essentiel. On réduit sa consommation d'électricité, on court les soldes, mais surtout on proscrit tout ce qui n'est pas vital au bien-être physique. Adieu vêtements neufs, télé satellite, sorties au cinéma, téléphone intelligent...
  • Une fois la dette contenue, on passe du jeûne à la diète. On ajoute une ou deux dépenses au budget mensuel, et on maintient le cap jusqu'à ce que ls dettes soient liquidées.

Pour en savoir beaucoup plus concernant la « simplicité volontaire », adressez-vous au moteur de recherche GOOGLE ou débutez à l'URL suivant (vous ne le regretterez pas!) :

L'ABC de la simplicité volontaire

RD

Nouvelles perspectives sur la RETRAITE


Selon Daniel Germain, chef de publication du Journal Les Affaires Plus (septembre 2014), « nous sommes engagés depuis 15 ans dans le processus de transformation des régimes de retraite, de l'idée même de la retraite ! »



Aujourd'hui, la réalité vient chatouiller ceux qui bénéficient des régimes les plus généreux. Cette réalité fait que les paramètres sur lesquels ont été fondés les régimes de retraite au Québec ont évolué avec les années: les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé, on compte de moins en moins de travailleurs pour chaque retraité, les rendements des instruments financiers sont au mieux erratiques, sinon faibles.

Alors que la réalité change, l'intégralité des conditions de travail (et de retraite) reste un principe sacré pour les leaders syndicaux. Alors que les représentants des employés du secteur public se braquent sur la question de la retraite, ailleurs, les mentalités commencent à évoluer.

La retraite paradisiaque, avec les vagues, le sable fin et le coucher de soleil, est devenue un cliché publicitaire... Les gens ne s'y méprennent plus : ils n'ont pas les moyens de passer 30 ans sur un bateau de croisière, dans un VR ou sur un terrain de golf. Et ceux qui ont la capacité financière de s'aventurer dans cette voie sont souvent envahis après quelques années  par un vague sentiment d'ennui et de désoeuvrement.

D'une part, il y a ceux qui n'aiment pas leur travail, qui considèrent la retraite comme une libération. Mais, d'autre part, il y a aussi ceux, professionnels ou travailleurs accomplis et expérimentés, y incluant des entrepreneurs de tout acabit, qui font longtemps d'avance des projets de retraite pour donner un sens futur à leur existence. Pour l'essentiel, ces projets de retraite anticipés leur permettront ainsi de continuer à participer à la vie civique, d'être utiles, et ce, aussi longtemps que leur santé le leur permettra. C'est l'idée de retraite progressive qui fait son chemin.

En effet, la retraite est de moins en moins perçue comme une coupure brutale du marché du travail. Elle est une phase où l'on s'engage graduellement, à un âge moins tranché ou statutaire (55,65,75 ?), d'où ne sont pas exclues les activités professionnelles mais qui évacue les éléments irritants d'une carrière antérieure. Un réalignement de carrière quoi ! Et, d'un point de vue financier, cela pourrait tout changer.

L'ère de la retraite progressive est DÉSORMAIS à nos portes.

RD