Vivre la vie d'un Senior

mercredi 15 mars 2017

5 méditations courtes et faciles

Article de Danielle Choquette, Journal de Québec, 11 mars 2017

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Environ 47 % de notre temps éveillé se passerait en vagabondage mental. Ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien de nos journées, mais plutôt qu’on travaille, aime, mange, tout en pensant à autre chose. Ce temps passé à vagabonder a certainement des utilités, comme réfléchir à des problèmes et planifier le futur, mais il peut peser lourd sur notre humeur, car on n’est jamais tout à fait là où l’on est ! Un truc pour revenir à soi et s’aérer l’esprit ? Pratiquer une méditation simple quelques minutes par jour.

1. Méditer dans le métro.

Dans le métro, dans l’autobus, pendant une pause au travail, vous êtes tendu ? Prenez 3 minutes pour vous. Portez ­attention à votre corps: assis ou debout, les pieds bien à plat, les mains posées (sur vos genoux ou sur une barre verticale si vous êtes dans l’autobus), le visage droit, les yeux mi-clos (ça ne ­paraît pas), concentrez-vous sur votre respiration. Expirez 4 secondes, restez vide 2 secondes (si vous êtes à l’aise), inspirez 4 secondes. Quand une pensée se ­présente, observez-la comme si elle se trouvait devant vous – à l’extérieur –, prenez de la distance. Ne jugez rien. Retournez à votre respiration.

2. Méditer en marchant.

À la campagne, en ville, peu ­importe, car tout est potentiellement beau ou intéressant. En respirant lentement et naturellement, portez attention à chacun de vos pas: le talon de votre pied se pose, puis l’arche, puis les orteils, puis l’autre pied, ainsi de suite. Soyez conscient des changements de rythme: vous accélérez, puis vous ralentissez. Observez ce qui se passe autour de vous: concentrez-vous sur les arbres, les ­couleurs, les gens. Faites un choix. Le visage des gens est intéressant à observer. Yunmen Wenyan a dit: «Quand tu marches, marche. ­Assis, sois assis. Surtout, n’hésite pas.»

3. Méditer par les sons.

Marc de Smedt, dans Petit ­cahier d’exercices de ­méditation au quotidien, décrit ces méditations. Celles-ci nous ­demandent d’être seul à la ­maison, ou de la faire à deux ou en famille. Il s’agit de chanter les voyelles AEIUO, trois fois de suite, en allant jusqu’au bout du souffle. Aaaaaa... Aaaaa... Aaaaa.... Eeeeee... On ­finit par O, car c’est le son qui ­descend le plus bas dans l’abdomen. On peut ajouter un M à la fin du dernier O pour faire OM, à la manière hindoue. Évidemment, on se concentre sur les sons, on délaisse les pensées.

4. Méditer en position ­allongée.

Allongez-vous sur le dos, par terre, sur le sofa ou dans votre lit, comme vous voulez. La tête est posée à plat ou sur un oreiller mince. Les pieds sont détendus, les bras écartés, les paumes vers le haut ou le bas, selon votre confort. Fermez les yeux, expirez et inspirez lentement en remplissant bien le ventre. On s’apprête à voyager dans le corps pour ­apaiser les tensions. Commencez par le haut de votre tête, puis descendez lentement en portant attention à chaque partie de votre visage: «mon front se détend, mes yeux se détendent, mon nez se détend, mes joues se relâchent, mes lèvres se reposent, mon menton aussi, mon cou est ­souple...» En imaginant qu’on est un entrepreneur qui dit à ses ­travailleurs et travailleuses (les muscles) que la journée est finie, c’est plus facile. Continuez ainsi pour chaque partie de votre corps. En général, on lâche avant la fin, donc commencez parfois par les bras ou les jambes.

5. Méditer en mangeant.

Il s’agit de porter attention à chacun de vos gestes. ­Évidemment, il est possible, si vous êtes accompagné, qu’on vous trouve un peu étrange, mais que ne ferait-on pas pour s’aérer l’esprit?

Concentrez votre attention sur chaque aliment de votre ­assiette, mastiquez lentement. Goûtez pleinement. Laissez les pensées se présenter devant vous, mais revenez à votre assiette, aux aliments qui s’y trouvent, à ce que vous buvez. Tout sera savouré avec lenteur.

On pourrait aussi méditer en écoutant attentivement une ­chanson, une pièce de musique, en se concentrant sur une peinture, etc. Jon Kabat-Zinn a dit: «Quand vous êtes dans votre douche, ­assurez-vous d’être dans votre douche. Il se peut que vous soyez déjà en réunion de travail, peut-être même que la réunion entière est dans la douche avec vous!» Ne prenons pas trop d’avance sur la journée. Profitons de ce qu’on vit maintenant, même si on a hâte au printemps!

RD

lundi 27 février 2017

Raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison

Article de PAMÉLA EGAN, Journal de Québec, 25 février 2017

TÉLÉ ASSISTANCE POUR PERSONNES ÂGÉES DEMEURANT CHEZ SOI

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Le vieillissement de la population suscite de nombreux questionnements dans notre société. L'un des points soulevés à maintes reprises repose sur le logement.

En sachant qu'un peu plus d'un Canadien sur sept est actuellement un aîné (65 ans ou plus) et que cette proportion passera à un sur quatre dans 50 ans, pas surprenant que la Société d'hypothèques et de logement (SCHL) s'intéresse à ce sujet.

L'organisme a notamment examiné les facteurs qui influencent les choix de logements des aînés. Alors, quelles sont les raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison pour aller vivre dans des logements avec services de soutien ?

La SCHL a constaté que la plupart des aînés souhaitent fortement demeurer ch«z eux en vieillissant. Malheureusement, cet idéal n'est pas toujours possible, ce qui amène bon nombre de personnes vieillissantes à devoir trouver une autre option plus viable. C'est à ce moment de leur vie qu'un logement avec services de soutien devient parfois même essentiel.

La SCHL, définit un logement avec service de soutien comme étant « un milieu de vie sûr et chaleureux où sont offerts des services tels que les repas, l'entretien ménager et des activités sociales et récréatives ».

Habituellement, les logements avec services de soutien offrent un niveau de service flexible donc qui peut être adapté à mesure qu'évoluent les soins requis ». Il s'agit donc de ce que nous appelons communément une résidence pour personnes âgées.

L'ISOLEMENT

L'une des raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison est l'isolement. La SCHL souligne d'ailleurs que : « les personnes qui ont un conjoint ou dont les enfants ou les amis habitent suffisamment près pour leur venir en aide ou leur tenir compagnie, sont plus susceptibles de continuer d'habiter leur logement actuel ».

LES SOINS À DOMICILE

Une autre raison mise en lumière par la SCHL est le manque de ressources en matière de soins à domicile. En effet, un aîné qui n'arrive pas à combler ses besoins à domicile n'aura d'autre choix que de se tourner vers un établissement de soins de longue durée, et il devra parfois même y avoir recours de manière prématurée. « Les études indiquent que 50 % des aînés en attente de soins de longue durée pourraient continuer de vivre dans leur milieu si un meilleur soutien leur était offert », rapporte la SCHL.

LA SITUATION FINANCIÈRE

La situation financière est un autre enjeu de taille dans la décision d'un aîné de quitter son domicile. « Au Canada, la moitié des aînés et des pré-aînés ont certaines préoccupations quant à leur capacité de payer le niveau de soins dont ils pourraient avoir besoin », indique la SCHL.

AUTRES FACTEURS

Parmi les multiples raisons qui poussent les aînés à quitter leur maison pour aller vivre dans des logements avec services de soutien, nous pouvons notamment ajouter la mobilité et la sécurité. Les aînés devront alors peser et soupeser la valeur qu'ils accordent à leur intimité et à leur autonomie par rapport à ce que leur mode d'habitation peut leur procurer. Bref, comme le constate la SCHL, « les facteurs qui influencent les décisions concernant le choix d'un logement sont complexes ».

RD

lundi 20 février 2017

7 choses à savoir pour un amour durable

Danielle Choquette, Journal de Montréal, 11 février 2017Résultat de recherche d'images pour "7 choses à savoir pour un amour durable"


Est-ce que certains traits de caractère favorisent une longue vie à deux ? C’est probable. Le désir de durer importe avant tout, mais peut-être qu’en étant conscient de nos différences et de nos ressemblances, on peut vivre un amour stable dans le temps.

1• 6709 couples.

La chercheure Béatrice Rammstedt et ses collègues ont suivi des milliers de couples sur une ­période de cinq ans pour savoir si partager certains traits de personnalité favorisaient l’amour à long terme. Ils se sont inspirés d’un concept, le « Big Five », qui affirme que cinq traits de personnalité peuvent donner un assez bon profil psychologique d’une personne. Avec ce test, qu’on peut d’ailleurs faire sur Internet, on cerne sa ­personnalité par: le degré d’ouverture à la nouveauté, le fait d’être consciencieux ou pas, le degré d’extraversion, d’amabilité et de stabilité émotionnelle.

2• Se ressembler ou pas.

Cette recherche a permis de voir que les couples durables sont plus semblables en ce qui concerne: l’ouverture à la nouveauté, le fait d’être consciencieux ou pas et celui d’être aimable ou pas. Par ailleurs, être névrosé ou stable, extraverti ou réservé, n’a pas semblé avoir d’influence sur l’amour à long terme.

3• L’ouverture à la ­nouveauté.

Certains sont ­curieux et créatifs, ils ­aiment prendre des risques, vont vers ce qui est nouveau, explorent le monde qui les entoure. D’autres sont traditionnels et conformistes, vont vers ce qu’ils connaissent, ­aiment suivre des règles, apprécient un horaire fixe. Quand ces deux personnalités choisissent de former un couple, quelques ­problèmes se dressent à l’horizon: l’un voudra toujours aller au même restaurant, refaire le même voyage, visiter les mêmes amis, tandis que l’autre cherchera la nouveauté. En étant conscient de cette différence, on peut aménager les choses, mais une frustration occasionnelle est probable.

4• Consciencieux ou pas ?

Vous êtes désordonné ­tandis que votre bien-aimé est méticuleux à souhait ? Ou vous payez vos comptes à temps alors que votre conjoint pense que plus sa Visa est haute plus il est riche ? Généralement, la personne méthodique, responsable, supporte mal la personne négligente, chaotique. Et le contraire est aussi vrai: le désordonné trouve le méthodique ennuyeux. Le plus simple est de s’équilibrer en trouvant les forces de « conscienciosité » de chacun. Et il faut trouver parce qu’une ­personne consciencieuse sera énervée ou déçue par quelqu’un qui se fout de tout, tandis qu’une personne négligente souffrira d’être critiquée.

5• Être agréable ou pas.

On aurait tendance à penser qu’être agréable et gentil est essentiel pour être heureux en amour, mais non, ça ne l’est pas. D’abord, une personne moyennement ou peu sympathique a ­d’autres qualités: par exemple, elle s’affirme ou est combative. Si une bête et une gentille s’unissent (ou le contraire) les problèmes ­peuvent apparaître: le gentil ou la gentille souffrira de la froideur de l’autre. Si deux personnes ­gentilles s’unissent, elles ­s’entendront. Ce qui étonne, c’est que deux personnes bêtes peuvent également filer le parfait bonheur pendant des années, car elles ont la même perception.

6• Extraverti ou réservé.

Au début d’une histoire d’amour, lorsqu’on voit qu’un des deux est extraverti tandis que l’autre est réservé, on se dit: «Hum, je ne parierais pas trop sur ces deux-là!» Pourtant, le fait d’être introverti ou extraverti ne renseignerait pas sur la durée d’un couple. On peut imaginer que deux extravertis auront beaucoup de fêtes et de rencontres, tandis que deux réservés passeront de longues soirées à regarder la télé ou à lire. Par ailleurs, des gens contraires pourront être heureux ensemble: le réservé sera nourri par la rencontre d’un peu plus de gens et l’extraverti apprendra à se reposer une fois de temps en temps. L’extraverti parlera, le ­réservé écoutera.

7• La stabilité émotionnelle.

Un être colérique, anxieux ou dépressif est perçu comme névrosé ou, à tout le moins, instable. On pourrait croire que le stable et l’instable ne ­s’entendront pas, mais toujours selon la même recherche, ce n’est pas statistiquement vérifiable. Bref, si vous êtes instable, un stable vous fera peut-être beaucoup de bien. Si vous êtes stable, vous vous désennuierez auprès d’une personne ayant des hauts et des bas. Surtout, vous n’oublierez pas de lui offrir des fleurs.


RD

dimanche 5 février 2017

EN QUOI CONSISTE La procédure d'Impeachment aux États-Unis ?



 Le président américain R. Nixon démissionna en 1974 avant que l'impeachment n'aille à son terme, à la suite du scandale du Watergate.

 L'impeachment, qui signifie « destitution », est une procédure anglo-saxonne permettant au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire. Utilisée en de rares occasions au Royaume-Uni, cette procédure est surtout connue au début du XXIe siècle par son utilisation aux États-Unis.

L'accusé peut être tout haut fonctionnaire du gouvernement, ce qui aux États-Unis inclut notamment le président et son vice-président, les membres du cabinet (secrétaires) et les juges fédéraux. Le prononcé de l'impeachment a pour but de permettre d'engager une destitution à l'encontre des hauts fonctionnaires.

La procédure américaine connaît deux étapes :
  1. l'impeachment, qui doit être votée par la Chambre des représentants à la majorité simple (comme une loi) ;
  2. le procès (impeachment trial) qui se tient devant le Sénat des États-Unis présidé par le vice-président, ou le président de la Cour suprême si c'est le président qui est jugé.

  Procédure

 L'article II de la Constitution des États-Unis, traitant du Président, dispose dans sa section 4 : « Le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils des États-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs. »

L'impeachment stricto sensu, c'est-à-dire la mise en accusation, est voté par la Chambre des représentants. On peut l'assimiler à la procédure d'inculpation par un grand jury, qui en droit commun, se prononce sur l'existence d'accusations sérieuses justifiant un procès, et non pas sur la culpabilité. La constitution ne prescrit pas le détail de la procédure devant la Chambre des représentants. La mise en accusation y est votée comme une loi ordinaire, à la majorité simple. Elle n'a pas d'autre conséquence que d'ouvrir le procès devant le Sénat.

L'accusé peut être un haut fonctionnaire du gouvernement, ce qui inclut notamment le président et le vice-président, les membres du cabinet, et les juges fédéraux. L'accusé conserve ses fonctions.
Le procès proprement dit, qui doit se prononcer sur la culpabilité de l'accusé, se tient devant le Sénat des États-Unis. La constitution est alors plus précise : les sénateurs doivent prêter serment avant de siéger, et la décision de culpabilité ne peut être acquise qu'à la majorité des deux tiers (soit en 2009 soixante-sept des cent sénateurs). Devant le Sénat se déroule un procès contradictoire proche de la procédure pénale ordinaire, l'accusé est représenté par un ou plusieurs avocats, et toutes les garanties constitutionnelles des droits de la défense s'appliquent, à l'exception du prononcé de la culpabilité à l'unanimité d'un jury de douze personnes, remplacé par le vote des deux tiers des sénateurs. Lorsque c'est le président des États-Unis qui est jugé, le président de la Cour suprême préside les débats.

Autrement, le Sénat est présidé par le vice-président des États-Unis ou en son absence par le président pro tempore du Sénat, élu parmi les sénateurs.

Toutes les infractions, sauf les plus mineures, peuvent déboucher sur cette procédure, puisque la constitution, à l'article II, celui qui traite du président, précise qu'il sera destitué s'il est accusé et convaincu de :
  • trahison : la constitution en donne une définition précise ;
  • corruption ;
  • tout autre crime (high crime) et délit (misdemeanor). La classification des infractions est beaucoup plus incertaine aux États-Unis qu'en France.
Le Sénat, s'il vote la culpabilité, peut seulement destituer l'accusé et lui interdire d'occuper tout poste officiel à l'avenir. Ensuite, l'accusé est passible de poursuites pour les mêmes faits devant les tribunaux civils ordinaires, avec la procédure normale et sujet aux peines normalement prévues par la loi.

Le président des États-Unis a constitutionnellement un droit de grâce (power to pardon) très étendu, qui s'apparente davantage à une amnistie. Ce droit ne s'applique pas aux cas d'impeachment.

L'impeachment est destiné à mettre en cause la responsabilité pénale individuelle du titulaire d'un siège gouvernemental, et non une responsabilité politique. Il n'est pas assimilable à une motion de censure, incompatible avec le régime présidentiel et la conception américaine de la séparation des pouvoirs.

Le Congrès est cependant amené à apprécier l'opportunité politique des poursuites et de la condamnation, et c'est souvent lui qui décide tant de l'ouverture de la procédure que du verdict. Il est admis que les parlementaires n'ont pas l'obligation, même morale, de mettre en accusation ni de condamner celui qu'ils estimeraient coupable, cela d'autant moins que la personne sera de toute façon passible de poursuite à l'issue de son mandat. A contrario, bien qu'aucune autorité n'ait le pouvoir de s'opposer à la procédure d'impeachment, les parlementaires ne se sont cependant jamais discrédités en menant la procédure sans qu'il y ait une probabilité raisonnable que des faits légalement répréhensibles aient été commis.

La pratique de l'impeachment

 Historiquement, la Chambre des représentants des États-Unis n'a voté la mise en accusation que dix-sept fois, sur un peu plus de soixante procédures lancées. Le Sénat n'a voté la culpabilité que sept fois, toujours pour des juges fédéraux, la première fois en 1803. Deux fois, la Chambre des représentants a voté la mise en accusation du président des États-Unis, pour Andrew Johnson et Bill Clinton. Tous deux ont été acquittés par le Sénat. La chambre avait commencé les travaux visant à mettre en accusation Richard Nixon. La procédure a été abandonnée après sa démission, la seule d'un président des États-Unis.

Andrew Johnson

La première procédure d'impeachment fut engagée contre le président Andrew Johnson en 1868.
Johnson, un démocrate du Tennessee qui avait refusé la sécession, a été élu comme vice-président au côté d'Abraham Lincoln pour son second mandat. Devenu président après l'assassinat de Lincoln, il est en conflit permanent avec la frange radicale du parti républicain, qui domine le Congrès. Les républicains veulent mettre en œuvre un programme ambitieux en faveur des anciens esclaves, et punir autant que possible les États confédérés vaincus.

Le président souhaite l'apaisement, qui passe par l'abandon du programme des droits civiques, et la réintégration des États du Sud dans la vie politique. Le congrès vote le Tenure of Office Act (« loi sur le maintien en fonction ») qui enlève au président son pouvoir traditionnel de révoquer librement les titulaires des plus hautes fonctions de l'exécutif, notamment ministre et généraux. La procédure est lancée lorsque Johnson passe outre. La mise en accusation est votée à une large majorité par la Chambre des représentants. Une seule voix a manqué au Sénat pour voter la destitution d'Andrew Johnson. Le Tenure of Office Act fut déclaré inconstitutionnel en 1926 par la Cour suprême des États-Unis, dans son arrêt Myers v. United States (« Myers contre États-Unis »).

Richard Nixon

La deuxième procédure d'impeachment fut engagée contre le président Richard Nixon en 1974.
Après le scandale du Watergate, la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants (House Judiciary Committee) proposa à la Chambre, le 27 juillet, de voter sur trois chefs d'accusation :
  1. obstruction à la justice ;
  2. abus de pouvoir ;
  3. outrage au Congrès, pour le refus de transmettre les documents réclamés par la commission d'enquête. Le terme « outrage » (contempt) est celui qui est employé pour le refus d'obéir aux ordres d'un tribunal.
Elle n'en eut pas le temps, Richard Nixon préféra démissionner le 8 août 1974. Il fut gracié par son successeur et ancien vice-président, Gerald Ford2. La grâce ne peut mettre fin à la procédure d'impeachment, mais le Congrès choisit de ne pas y donner suite.

Bill Clinton

La troisième procédure d'impeachment fut engagée contre le président Bill Clinton le 8 octobre 1998.
La remise du rapport du procureur indépendant Kenneth Starr, à la Chambre des représentants des États-Unis, le 9 septembre 1998, déclencha ce qui est surnommé le Monicagate (du nom de Monica Lewinsky). Ce rapport accuse le président de parjure, d'obstruction à la justice, de subornation de témoins et d'abus de pouvoir.

La mise en accusation du président est votée le 19 décembre. Deux chefs d'inculpations sont retenus :
  1. parjure devant le grand jury pour l'affaire Lewinsky ;
  2. obstruction à la justice.
Le procès est ensuite ouvert devant le Sénat, sous la présidence du Chief Justice William Rehnquist, comme prévu par la constitution en cas de procès du président.

Le président est acquitté par 55 sénateurs sur 100 de l'accusation de parjure et par 50 de celle d'obstruction à la justice, une majorité de 67 voix étant requise pour condamner Bill Clinton.

Il a cependant été poursuivi à l'issue de son mandat. L'affaire s'est rapidement soldée par une transaction entre Clinton et le procureur condamnant l'ancien président à 25 000 dollars américains d'amende et à la suspension de son autorisation à plaider en tant qu'avocat dans l'Arkansas pour cinq ans.

Source : https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8436064331589278043#editor/target=post;postID=7407809243775875689

RD

vendredi 27 janvier 2017

CHATS DEHORS OU CHAT DEDANS ?

VOUS possédez une magnifique bête et VOUS vous demandez si votre chat peut aller dehors ou s'il est préférable qu'il reste à l'intérieur de votre logement.

 

 Les pours et les contres de laisser aller ses chats dehors

Laisser ou ne pas laisser ses chats aller dehors, telle est la question!

Certains diront que garder son chat à l’intérieur est cruel et qu’il doit s’ennuyer, d’autres ont trop peur pour lui pour le laisser sortir.

Je vous propose donc de voir ensemble les pours et les contres de laisser ses minous accéder à l’extérieur, pour ensuite vous partager mes recommandations d’expert.

Les pours 

L'activité : Les oiseaux, les souris, l’air frais, la liberté…c’est bien difficile de trouver plus enrichissant comme environnement pour un petit félin!

La facilité : Un chat qui s’occupe tout seul, qui perd son poil et qui élimine dehors facilite appréciablement le travail de son adoptant.

Les contres

Les accidents de voiture : Bien entendu, tout dépendant si le milieu est rural, urbain ou banlieusard, la circulation automobile peut rendre plus ou moins significatif ce risque.

Les maladies : Selon la population féline ou animale locale, les maladies infectieuses et le parasitisme peut faire varier l’importance de ce risque.

Les soins vétérinaires : L’augmentation de risques de blessures ou de maladies veut aussi dire plus de soins vétérinaires requis et donc plus d’argent à investir dans la santé de son minou.

Le catnapping : Si votre minou est gentil et aime tout le monde, il peut arriver qu’un voisin éloigné décide de l’adopter, surtout si le chat n’a aucune identification sur lui, tel un collier ou une médaille.

Les moins bonne gestion nutritionnelle : Un chat pouvant chasser et ayant accès aux poubelles et aux gens nourrissant les chats d’extérieur rend considérablement plus complexe un besoin de gestion nutritionnelle, que ce soit pour des raisons d’allergies alimentaires, de surpoids ou d’autres problèmes de santé.

La surpopulation : surtout en ville et en banlieue, le nombre de chats par mètre carré rend très pénible la recherche de routine et de solitude que votre chat a besoin. Ce phénomène alarmant augmente le stress et les risques de batailles, donc de blessures, maladies et problèmes de comportement.

De plus, si votre chat(te) n’est pas stérilisé(e), cela contribue alors à la surpopulation en engendrant des portées non désirées et encore plus de chatons abandonnés.

Ne pas stériliser son chat ET le laisser aller dehors est tout simplement irresponsable de nos jours. 

Les refuges et SPCA sont déjà pleins à craquer et chaque année, des milliers de chats sont euthanasiés faute de pouvoir trouver un foyer.

L'espérance de vie 

Selon tous les risques de blessures, d'accidents et de maladies, un chat allant dehors vit en moyenne 5 à 7 ans, alors qu’un chat restant à l’intérieur vit en moyenne 12 à 15 ans.

Comme vous pouvez le constater, dans le cadre de la surpopulation féline actuelle, la balance penche beaucoup plus pour nous encourager à garder ses chats dans le confort de nos foyers.

Cependant, l’activité et la stimulation est cruciale pour le bien-être de nos minous.

Source : Mondou <infolettre@mondou.com>

RD

dimanche 1 janvier 2017


BONNE ANNÉE 2017 À TOUS!

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IL SERAIT TEMPS QUE NOUS, LES TERRIENS DE CE MONDE, FASSIONS LA PAIX ET PROPOSIONS DE NOUVEAUX COMPORTEMENTS BÉNÉFIQUES À L'ÉCHELLE DE LA  PLANÈTE. EN CE XXIe SIÈCLE, C'EST NOTRE SURVIE À TOUS QUI EST EN JEU.

BONNE ANNÉE 2017!

PHILOMAGE

lundi 26 décembre 2016

7 façons de rester zen à Noël

Article de Danielle Choquette, Journal de Québec, 24 décembre 2016




Il y a les gens qui aiment Noël, ceux qui le détestent et ceux qui ressentent des émotions mixtes: un mélange de joie et de tensions. Quel que soit votre camp, une chose est sûre, selon plusieurs psychologues, nous arrivons à peu près tous en état de stress à Noël. Quoi faire pour cultiver le calme et la paix pendant toute la semaine ?

1. Un surplus de conflits.

Commençons par faire éclater notre bulle de positivisme: en réalité, il y aurait plus de conflits conjugaux et ­familiaux entre Noël et le jour de l’An qu’à n’importe quel ­autre moment de l’année. «Les départements de psychiatrie sont pleins, les lignes d’aide sont débordées» et la paix ne règne pas toujours à la maison! Le psychologue John Wright, interviewé par UdMNouvelles, l’affirmait: «Les demandes de thérapies conjugales atteignent un sommet en décembre et ­janvier, et les conflits familiaux éclatent souvent pendant les Fêtes». Penchons-nous sur quelques solutions.

2. Partager les tâches. 

Ça peut sembler simplet, mais partager les tâches avec votre conjoint ou conjointe, les enfants, les parents, les amis pourrait améliorer l’ambiance et aplanir les tensions. Celui qui en fait plus que les autres se taira peut-être, mais il sera plus fatigué au réveillon. Si Monsieur laisse Madame faire le ménage, les courses et tous les préparatifs, Madame aura peut-être moins de plaisir à fêter. Bref, les gars: aidez vos blondes. Les filles: ­aidez vos chums. Les enfants: aidez vos parents. Personne ­reçue: proposez votre aide à la personne qui reçoit.

3. Respirer et se détendre. 

Respirer de façon zen et être conscient de sa posture sont deux pratiques apaisantes faciles à exercer pendant qu’on se trouve au milieu de la fête. Personne n’y verra rien. Côté respiration, il s’agit de réduire notre rythme, d’inspirer jusqu’au bas de notre ventre, puis d’expirer un peu plus ­longtemps. Ne forcez rien, il ­importe seulement de ralentir et de s’oxygéner. Pour ce qui est des tensions musculaires, de la fatigue accumulée, demandez-vous régulièrement si vous êtes détendu et ajustez votre ­position pour l’être. C’est une chose qu’on oublie souvent.

4. Être avec les gens. 

Quand on est nerveux, on porte généralement son attention sur ce qu’on «veut», ce qu’on attend, ce qu’on désire. L’autre ou les autres, on s’en fout. On se dit: «Il me semble qu’il pourrait être un peu plus fin avec moi», mais on oublie d’être plus fine avec lui. Ou le contraire. En inversant la demande d’amour et en s’intéressant davantage à l’autre, aux autres, en les aimant au lieu de chercher à s’en faire aimer, tout s’apaise. Ces temps-ci, on parle beaucoup de redonner un sens à cette fête, de l’extirper de son commercialisme. Sans faire une révolution ­autour de Noël, on peut se ­souvenir que cette célébration est avant tout une occasion de rapprochements.

5. Agir précisément. 

Autre petit exercice de détente: il s’agit de porter une attention pointue à chacun de nos gestes. À faire: versez la sauce dans la saucière sans rien renverser. Cela fait partie de ce qu’on appelle «la pleine conscience»: on agit en étant présent à soi et au geste posé. C’est très utile pour éviter les dégâts, ce qui est déjà bien, mais c’est aussi un exercice mental qui nous rend bien en nous absorbant, en nous tenant occupé.

6. Lâcher le contrôle. 

Cette attitude est plus difficile à adopter si vous êtes responsable des festivités. Toutefois, dans la vie, on peut prévoir, organiser, préparer, planifier, mais la finalité des choses nous échappe toujours. Il est reposant de lâcher du lest et de laisser les événements se dérouler sans trop intervenir. Fredonnons: «Que sera, sera».

7. S’aérer et profiter de la lumière du jour. 

Dernière petite suggestion pour des fêtes agréables: il s’agit de bouger, de marcher, d’aller dehors. Que vous soyez très occupé ou non, que vous soyez seul ou entouré de beaucoup de monde, une chose est certaine, l’arrivée de Noël est le signe que les jours rallongent. Enfin, on aura de plus en plus de lumière, et il est important d’en profiter, car c’est ainsi que nous verrons les tensions ­fondre: sous les nuages ou sous le soleil.

RD