Vivre la vie d'un Senior

lundi 26 mai 2014

La vieillesse n'est pas une maladie ; c'est une période normale de la vie


 Repenser le vieillissement


Selon Genevièvre Coudin, journaliste,
LA VIEILLESSE N'EST PAS UNE MALADIE
« Selon qu'on est cadre ou ouvrier, homme ou femme, l'entrée dans le quatrième âge s'accompagne d'inégalités en termes de santé. La gérontologie s'intéresse aussi à d'autres facteurs, comme l'adaptation à la maladie, et soulignent l'importance de conserver un sentiment de contrôle sur les effets du vieillissement.

Les liens entre vieillissement, vieillesse et santé sont particulièrement difficiles à appréhender puisque par essence chacune de ces entités est complexe. La vieillesse est un état résultant de l'intrication des dimensions biologique, psychologique et sociale d'un processus de vieillissement qui s'est déroulé tout au long d'une vie. Bien que de nature multidimensionnelle, le vieillissement est envisagé de façon dominante sous son seul aspect biologique, celui de la sénescence.

Pourtant, l'hétérogénéité démographique des personnes « âgées » et leurs disparités considérables font qu'il n'existe pas une vieillesse mais des vieillesses. Ceci constitue un facteur particulièrement influent sur la santé.

Evénement de vie majeur, la retraite signe traditionnellement l'entrée dans la catégorie « population âgée ». Les effets combinés de la baisse de l'âge de cessation d'activité et de l'augmentation de l'espérance de vie ont considérablement allongé la période de la retraite.... »

Source : Article « la vieillesse n'est pas une maladie » (mise à jour 2011)

 Bien vieillir, ça se prépare

 
Vieillir n’est pas une maladie, mais un processus normal et naturel. Pour autant, il est possible de s’y préparer pour mieux préserver son capital santé et «bien vivre» le plus longtemps possible.

Le vieillissement est naturel et inéluctable. Néanmoins, selon notre façon de gérer notre capital santé tout au long de notre vie, nous nous préparons une vieillesse plus ou moins facile à vivre. Pour Jean-Pierre Ollivier, cardiologue et auteur de Demain, les vieux !, « le comportement de chacun peut changer beaucoup de choses ».

« Toutes les données scientifiques récentes montrent clairement que l’activité physique est ce qui influe le plus favorablement sur le cours de la vieillesse », explique-t-il dans son ouvrage. « On possède d’ailleurs aujourd’hui la preuve d’une diminution de la mortalité par maladie chez ceux qui bougent après 50 ans. »

L’alimentation est le second volet de la prévention. Il s’agit d’adapter « les quantités que nous mangeons à nos besoins réels, tout en privilégiant le poisson et les végétaux plutôt que la viande. »

« Ce n’est pas à 75 ans qu’il faut commencer à prendre de bonnes habitudes, mais au plus tard à l’âge moyen de la vie, vers 45 ans. Inutile de revenir sur les dépendances au tabac et à l’alcool dont l’abandon constitue le préalable à toute démarche de santé. Il faut savoir que la sédentarité, l’excès de poids, ou encore l’hypertension artérielle non soignée à l’âge moyen, ne laisseront souvent voir leurs conséquences qu’après 60 ans. Si l’on veut se donner une chance d’éviter une maladie cardiovasculaire, un cancer, ou toute autre maladie pour laquelle notre mode de vie peut être un facteur déclenchant, les bonnes habitudes de vie doivent être prises au plus tôt. » D’où l’importance d’agir tout au long de sa vie, en respectant quelques règles de prévention.

Livre : « Repenser le vieillissement »

Auteur : Dr Nortin M. Hadler / Fernand Turcotte

Presse de l'Université Laval, 2013

Résumé

Pour les chanceux qui vivent dans le monde développé, le décès survenant avant d'avoir atteint la vieillesse avancée est une tragédie et non un fait banal de l'existence. Bien que le vieillissement et la mort ne soient pas des maladies, les Nord-Américains plus âgés font l'objet d'un gigantesque effort publicitaire au nom du « vieillissement réussi » et de la longévité, comme s'il s'agissait là de marchandises. Dans Repenser le vieillissement, Nortin M. Hadler passe en revue les choix que les services de santé proposent aux personnes âgées et conclut que, trop souvent, ces choix servent les intérêts des dispensateurs de services plutôt qu'ils ne profitent à ceux qui les reçoivent, ce qui mène à la médicalisation de malaises de la vie courante et à un surtraitement. Repenser le vieillissement alerte les lecteurs et leur procure les informations solidement fondées sur les connaissances disponibles qui les aideront à faire des choix éclairés en promotion de la santé. Depuis une décennie, le docteur Hadler s'est affirmé comme un leader parmi ceux qui abordent le menu des options qu'offrent les services de santé avec un scepticisme éclairé. Il n'y a que la démonstration rigoureuse de son efficacité qui puisse constituer une garantie convenable de l'utilité d'un traitement. Dans Repenser le vieillissement, Nortin Hadler aide le lecteur à évaluer les options qu'on lui propose et à prendre, d'une manière éclairée, les décisions qui conviennent le mieux aux dernières années de l'existence. Les défis que suscitent le vieillissement et la fin de la vie peuvent être relevés avec sagesse, dignité et confiance, ainsi qu'il le démontre d'une manière convaincante.

OPTIONS :


RD

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