Vivre la vie d'un Senior

jeudi 16 février 2023

SANTÉ DU COEUR AU FÉMININ

 Article de Isabelle Huot, docteur en nutrition, Journal de Montréal, 13 février 2023

Le coeur au féminin – Bel Âge

En ce mois du cœur, parlons de santé cardiovasculaire au féminin. 

• À lire aussi: 5 aliments inusités pour une meilleure santé du cœur

Si les femmes se sentent peu concernées par cette maladie, elles sont cinq fois plus nombreuses à décéder de maladies cardiovasculaires (MCV) que de cancer du sein ! Ces maladies sont la première cause de mort prématurée chez les femmes. Pensons prévention au féminin ! 

FAITS SAILLANTS 

  • En 2020, 24 337 Canadiennes sont décédées de maladies cardiaques.
  • 45 % plus de femmes que d’hommes meurent d’un AVC.
  • Une femme victime d’une crise cardiaque est plus susceptible d’en mourir.
  • Les MCV font deux fois plus de victimes chaque année que tous les cancers réunis.

Les maladies cardiovasculaires comprennent plusieurs maladies parmi celles-ci : 

  • Les cardiopathies ischémiques (notamment l’infarctus du myocarde) ;
  • L’angine ;
  • L’arythmie ;
  • La fibrillation auriculaire ;
  • L’insuffisance cardiaque ;
  • Les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

DES SYMPTÔMES SUBTILS 

Près de 80 % des femmes ignorent les signes précurseurs d’une maladie cardiaque notamment parce que les symptômes sont différents de ceux des hommes : 42 % des femmes n’éprouveraient pas de douleurs thoraciques pendant une crise cardiaque, ce qui peut expliquer pourquoi elles tardent à appeler les secours. 

Parmi les principaux symptômes chez la femme, on retrouve :

  • De l’essoufflement ;
  • Des étourdissements ;
  • Des nausées ;
  • Des sueurs froides ;
  • Une perte d’appétit ;
  • Une fatigue intense ;
  • Des douleurs thoraciques ou un malaise pulmonaire ;
  • Des douleurs à la mâchoire, au cou ou au dos ;
  • Un sentiment général de malaise.

 

LES FACTEURS DE RISQUE 

Plusieurs facteurs haussent le risque de MCV :

  • Le diabète ;
  • Un taux de LDL-cholestérol élevé ;
  • Un bas taux de HDL-cholestérol ;
  • Un taux élevé de triglycérides ;
  • L’hypertension artérielle ;
  • Le tabagisme ;
  • La ménopause ;
  • L’obésité abdominale.

À la ménopause, la protection naturelle des œstrogènes n’est plus, si bien que le risque augmente considérablement. En prime, durant cette transition hormonale, le mauvais cholestérol tend à grimper alors que le bon cholestérol a tendance à chuter. La hausse du gras viscéral altère aussi le profil métabolique. C’est le moment, plus que jamais, d’entreprendre un virage alimentaire pour réduire son risque. 


LA PRÉVENTION 

On peut prévenir 80 % des MCV par l’adoption de saines habitudes de vie. 

Les habitudes de vie qui réduisent le risque :

  • Adopter une alimentation saine ;
  • Faire régulièrement de l’activité physique ;
  • Viser un tour de taille inférieur à 88 cm ;
  • Réduire le stress ;
  • Cesser de fumer ;
  • Éviter la consommation excessive d’alcool (une consommation alcoolisée maximale par jour chez la femme). Privilégier le vin rouge au moment des repas. 

L’alimentation au cœur de la stratégie préventive : 7 conseils gagnants 

1. Augmenter vos apports en fibres solubles

Les fibres solubles retrouvées notamment dans l’avoine, le psyllium, l’orge, les graines de chia et de lin ainsi que les légumineuses favorisent le contrôle du cholestérol sanguin et de la glycémie, deux des facteurs de risque reliés aux MCV.

2. Manger du poisson 3 fois par semaine

Avec leur contenu en oméga-3 et leur faiblesse en gras saturés, les poissons doivent assurément figurer au menu plusieurs fois par semaine. Les oméga-3 ont des propriétés anti-inflammatoires et réduisent l’agrégation des plaquettes sanguines. 

Découvrez ma recette de rillettes de saumon aux pistaches :

https://www.isabellehuot.com/blogs/recettes-et-conseils/rillettes-saumon-raifort-pistaches

3. Prioriser les bons gras

Les gras mono-insaturés et polyinsaturés (dont les oméga-3) sont à privilégier pour la santé de son cœur. Les huiles d’olive, de canola, de tournesol à haute teneur en acide oléique, de caméline sont toutes intéressantes pour la santé cardiaque. Les avocats, les olives, les noix et les graines sont aussi des sources de bons gras. Certaines études populationnelles démontrent que les personnes qui consomment des noix chaque jour réduisent leur risque de MCV de 25 %. 

4. Augmenter votre consommation de végétaux

La consommation de 10 (et non cinq !) portions de fruits et légumes est associée au plus faible risque cardiovasculaire (réduction du risque de maladies coronariennes de 24 % et du risque d’AVC de 33 %). On vise trois fruits et sept légumes par jour. On veut surtout plein de couleurs dans son menu !

5. Troquer les protéines animales pour des protéines végétales

Les légumineuses sont particulièrement bénéfiques à la santé du cœur. Elles apportent de précieuses protéines, sont faibles en gras saturés et riches en fibres. Le soya et ses produits dérivés (dont la protéine végétale texturée) sont aussi des plus bénéfiques. 

6. Limiter la consommation de sodium 

Pour prévenir et traiter l’hypertension artérielle, facteur de risque des MCV, on vise une consommation de sodium de 1500 à 2300 mg par jour. En cuisinant et en limitant la consommation d’aliments transformés, on arrive facilement à atteindre cet objectif. 

7. Limiter les sucres concentrés

Le sucre ajouté est aussi associé au risque cardiovasculaire. L’objectif ? Moins de 12 c. à thé (50 g) de sucres libres par jour, lesquels incluent le sucre ajouté (sucre, miel, sirop d’érable, cassonade, etc.) et le sucre présent dans les jus de fruits.

 


Pour plus d’informations : coeuretavc.ca

RD

vendredi 10 février 2023

Voici deux mesures très récentes que les aînés doivent absolument connaître

 ARTICLE DE EMMANUELLE GRIL, Journal de Montréal, 1er février 2023

 Crédit d'impôt pour activités des aînés au Québec | Conseils fiscaux  TurboImpôt

 Le gouvernement du Québec a annoncé récemment deux mesures importantes pour les aînés. Voici ce que vous devez savoir à ce sujet et l’impact que cela pourrait avoir sur vos revenus.

À la fin de l’année dernière, le ministère des Finances du Québec a annoncé une bonne nouvelle pour les aînés : la bonification du crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux aînés. Parallèlement, les bénéficiaires du Régime de rentes du Québec (RRQ) ont vu leur rente augmenter de 6,5 % à partir de janvier 2023.

 Ces deux mesures aideront notamment les aînés à faire face à la hausse des prix à la consommation en raison de l’inflation. Qu’est-ce que cela signifie pour vos revenus, et surtout, est-ce que cela viendra réduire le Supplément de revenu garanti (SRG) si vous y avez droit ?

 Bonification du crédit d’impôt

Olivier Levesque, directeur à la fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton, explique que le gouvernement a augmenté le crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux aînés, lequel était à un maximum de 400 dollars en 2021.

« Il grimpera désormais à 2000 dollars pour l’année fiscale 2022. Ce maximum peut être atteint par un aîné de 70 ans et plus, sans conjoint et avec des revenus en dessous de 24 195 dollars », dit-il.

Si les revenus sont plus élevés, un taux de réduction s’appliquera pour diminuer le crédit du contribuable, jusqu’à tomber à zéro à partir du revenu maximal de 64 195 dollars.

S’il s’agit d’un couple dont les deux membres sont admissibles, dans ce cas le crédit peut atteindre un maximum de 4000 $, avec un revenu maximum de 119 350 $. Le crédit accordé sera de 2000 $ s’il s’agit d’un couple dont l’un des conjoints n’est pas admissible, avec un revenu maximum de 79 350 $.

Là encore, lorsque le revenu familial égale ou dépasse le revenu maximal prévu, l’aîné admissible ou le couple n’aura plus droit au crédit d’impôt. Un taux de réduction de 5 % s’applique aussi à partir d’un seuil qui varie selon la situation du contribuable (voir tableau). Concrètement, cela signifie que pour chaque dollar supplémentaire de revenu, on perd environ 0,05 $.

 

« Le crédit d’impôt étant remboursable, si le montant du crédit n’est pas entièrement attribué pour compenser l’impôt payable, il sera versé au contribuable. Ce montant s’ajoutera aux montants déjà reçus des deux paliers de gouvernement et, par conséquent, cela n’aura pas d’impact sur le SRG », précise Olivier Levesque.

Hausse du RRQ

Depuis janvier 2023, les retraités qui perçoivent le RRQ ont vu leur rente augmenter de 6,5 %, une hausse qui reflète l’inflation. Il faut savoir que les rentes de RRQ sont indexées chaque année en fonction de la moyenne de l’Indice des prix à la consommation de Statistique Canada.

Les personnes concernées sont les bénéficiaires de rentes de retraite, de conjoint survivant, d’invalidité, d’enfant de cotisant invalide et d’orphelin. 

Mais le RRQ faisant partie des revenus considérés dans le calcul du SRG, cette hausse va-t-elle réduire celui-ci ? Olivier Levesque souligne que le montant du plafond du SRG est examiné quatre fois par an (janvier, avril, juillet et octobre) et qu’habituellement, il est lui aussi augmenté en fonction du coût de la vie. Il apparaît donc logique que le plafond soit revu à la hausse, évitant du même coup de réduire les prestations de SRG des retraités admissibles.

Pour rappel, voici la liste des principaux revenus inclus et ceux non inclus dans le calcul du SRG.


REVENUS INCLUS

  • RRQ
  • Fonds de pension
  • Retraits REER
  • Assurance-emploi
  • Revenus de placementsRevenus de location
  • Revenus de travail indépendant

REVENUS EXEMPTÉS

  • Pension de la Sécurité de la vieillesse (SV)
  • SRG
  • Allocation au survivant
  • Il est également possible de déduire de vos revenus les déductions REER et les cotisations syndicales

RD

lundi 12 décembre 2022

Développer des technologies en tenant compte des personnes âgées

 RADIO-CANADA,CA, 12 décembre 2022

 Développer des technologies en tenant compte des personnes âgées

 En 2024, un Canadien sur quatre aura plus de 65 ans. Nadia Seraiocco, doctorante en communication, et Lorraine Pagé, conférencière à l'Université du troisième âge de l'Université de Sherbrooke, se demandent comment faire pour que les nouvelles technologies soient accessibles aux personnes âgées, alors que l'intégration sociale passe désormais par le numérique. Elles se demandent également à qui revient la responsabilité de participer à cette inclusion et soulèvent plusieurs questions qui y sont liées.

« Beaucoup de recherches se font, mais il n’y a pas de mise en application. Le monde techno est là pour générer des profits, et les personnes âgées ne sont pas celles qui vont dépenser des millions. On passe donc à côté de l’adaptation qu’il faudrait faire pour les inclure. »

— Une citation de  Lorraine Pagé

« Il faudrait tenir compte des différences sensorielles [entre les personnes et les tranches d'âge], mais là où l'on développe la plupart des applications, c’est dans la Silicone Valley, avec des hommes blancs de 35 à 45 ans qui ont beaucoup de biais inconscients. »

— Une citation de  Nadia Seraiocco

dimanche 4 décembre 2022

Les aînés québécois de demain seront encore plus pauvres

 Article de  FRANCIS HALIN, Journal de Montréal, 4 décembre 2022

 Les décisions financières à prendre pour maximiser son revenu de retraite |  LesAffaires.com

 « Des milliers de travailleurs qui n’épargnent pas suffisamment dans une société qui vieillit rapidement, c’est une bombe à retardement sociale et financière », a affirmé Janie C. Béïque, PDG du Fonds de solidarité FTQ.

C’est ce que craint la PDG du Fonds FTQ au regard du faible niveau d’épargne actuel

Revenus faibles pour 49,2 %

À l’heure actuelle, selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) près de la moitié des aînés du Québec (49,2 %) vivent sous le seuil du revenu viable.

D’après une étude de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) avec l’Observatoire québécois des inégalités (OQI), rendue publique hier, une pauvreté « invisible » touche ainsi les aînés.

« La dignité des aînés, c’est non seulement lutter contre la maltraitance, l’âgisme et l’isolement, mais c’est aussi de nous assurer qu’ils aient accès à un revenu décent », a déploré Pierre Lynch, président de l’AQDR.

Ce constat, Janie C. Béïque, PDG du Fonds de solidarité FTQ, l’a soulevé à maintes reprises hier devant un parterre de gens d’affaires à Montréal.

« Un aîné québécois a des revenus moyens de 9000 $ par année de moins que son voisin ontarien. Quarante mille dollars contre 49 000 $ », a-t-elle souligné.

 Retraités les plus pauvres au pays 

« On produit les retraités les plus pauvres au Canada », a déploré en marge de l’événement Serge Cadieux, premier vice-président au développement du marché de l’épargne du Fonds FTQ.

« Notre premier ministre n’arrête pas de nous dire qu’il veut se comparer avec l’Ontario, que l’on devrait être aussi riche », a-t-il lancé.

Dans son allocution, Mme Béïque a précisé que plus de 39 % des personnes aînées au Québec touchent le Supplément de revenu garanti.

Mais, on ne baisse pas les bras

Rappelons que la contribution moyenne des actionnaires du Fonds de solidarité FTQ est de 2900 $ par année.

« Moi, je refuse que des gens travaillent si fort, pour arriver avec si peu à leur retraite », a-t-elle lancé.

« La flambée du coût de la vie rend déjà l’effort d’épargne plus difficile. Il faut continuer de travailler tous dans le même sens pour soutenir les travailleurs », a-t-elle conclu.

D’après l’AQDR, il faut une augmentation annuelle de 4000 $ du soutien aux aînés et une admissibilité aux crédits d’impôt dès l’âge de 65 ans avec une modulation selon le revenu de 8000 $ pour les deux paliers gouvernementaux.

 RD

 

dimanche 13 novembre 2022

L'INFLATION FORCE LES AÎNÉS À S'ENDETTER À OUTRANCE

 Article de Emmanuelle Gril, Journal de Montréal, 8 novembre 2022,

Les aînés plus vulnérables à la précarité financière – AQDR  Laval-Laurentides

Si vous êtes à la retraite, sans doute trouvez-vous que le poids de l’inflation pèse lourd sur vos finances, à un point tel que vous devez vous endetter un peu plus chaque mois pour réussir à boucler votre budget. Vous êtes malheureusement loin d’être un cas isolé...

Ainsi, selon la dernière enquête publiée par l’agence de crédit Equifax, l’endettement des Canadiens ne cesse de croître. 

À un point tel que la dette non hypothécaire moyenne atteint près de 21 200 dollars par consommateur, des niveaux jamais vus depuis le début de 2020. 

Un fléau qui se répand

Plus de la moitié des personnes interrogées ont dit s’inquiéter de ne pas pouvoir payer les factures courantes et le loyer, en particulier les personnes de 65 ans et plus.

Les retraités sont d’ailleurs plus nombreux que jamais à cogner aux portes de firmes de syndics autorisés en insolvabilité, témoigne Éric Lebel, associé, redressement et insolvabilité chez Raymond Chabot. 

« On assiste à une croissance accélérée. Aujourd’hui, un client sur 10 a plus de 65 ans », constate le syndic autorisé en insolvabilité.

Une tendance que confirment les statistiques du Bureau du surintendant des faillites du Canada. Selon ces données, en 2021 les consommateurs âgés de 65 ans et plus représentaient au Québec plus de 15 % des dossiers en insolvabilité. En 2014, ce taux n’était que de 10 %.

Comment s’explique cette forte hausse ? Éric Lebel souligne que les retraités qui vont consulter son bureau peuvent faire face à diverses difficultés. 

« Par exemple, ils n’ont pas pu cotiser suffisamment à leur REER pendant leur vie active. Ils doivent vivre avec les seules pensions gouvernementales, ce qui ne suffit pas toujours. De plus, les revenus diminuent à la retraite, mais les dépenses de base restent similaires, et ils vont utiliser les cartes de crédit pour compenser le manque à gagner », illustre-t-il. 

Autres cas fréquents : le décès du conjoint qui place le survivant dans une position précaire, mais aussi un divorce ou une séparation. Des problèmes de santé entraînant des frais coûteux peuvent aussi précipiter le retraité dans des problèmes financiers. 

Précautions à prendre

Pour éviter de se retrouver dans une situation précaire à la retraite, idéalement il faudrait arriver sans dettes à cette étape de la vie. 

RD

ATTENTION AUX FRAUDES DE TOUTES SORTES

 La fraude sur Internet, comment la prévenir! - MD Informatique Inc.

Les escroqueries de la part de sociétés et d’individus malveillants se multiplient. Nous vous invitons à maintenir votre vigilance lors de vos achats et sollicitations en ligne.

Aucun interlocuteur se présentant comme un collaborateur de notre établissement, ou comme l’un de nos prestataires, n’est autorisé à vous contacter pour :

  • la modification ou la communication de vos données personnelles (numéro de téléphone, adresse mail, …)
  • vos identifiants et mot de passe pour accéder à votre banque en ligne, ou les éléments sur votre carte bancaire (numéro, date d’expiration, cryptogramme et/ou code confidentiel)
  • un code de validation d’une opération faite sur Internet qui vous est adressée par mail, sms ou Secur’Pass
  • d’annuler une opération frauduleuse de type paiement ou virement (par validation Secur’Pass)
  • de cliquer sur un lien pour réaliser une maintenance ou pour tout autre motif

 Nous vous recommandons de redoubler de vigilance vis-à-vis des messages de source inconnue.

Vous pouvez également signaler un mail frauduleux via le site suivant : 
 

Portail officiel de signalements de contenus illicites

Les arnaques et les fraudes ont toujours existé. Avec le développement d’Internet et la dématérialisation des données, le phénomène a pris de l’ampleur et fait tous les jours de plus en plus de victimes, entreprises comme particuliers.

Les fraudeurs rivalisent d’imagination et d’ingéniosité pour monter des arnaques toujours plus sophistiquées. Une partie des escroqueries résultent d’un simple vol de documents (papiers d’identité, carte bancaire…) ou d’un piratage informatique plus élaboré, dans le but d’usurper l’identité des victimes.

D’autres reposent sur des principes qui consistent à manipuler psychologiquement des cibles pour leur soutirer des informations ou des données sans qu’elles s’en aperçoivent et pour s’en servir à des fins malhonnêtes.

Comment se protéger des fraudeurs ?

Derrière l’apparente facilité d’Internet se cachent de nombreuses personnes dont les intentions sont mauvaises. La méfiance est de mise. Internet pouvant être comparé à une immense place de marché et d’échanges, il est prudent de se protéger autant que l’on se protège lorsque l’on sort de chez soi. Vous viendrait-il à l’idée de laisser votre carte bancaire sans surveillance dans un magasin ou de ne pas fermer à clé votre maison ?

Sur Internet, c’est la même chose. Il est important de garder ses données dans un espace sécurisé, de ne pas divulguer d’informations personnelles à des tiers et de ne pas accepter des cadeaux de n’importe qui. Méfiez-vous en effet des offres trop alléchantes. 

Vérifiez régulièrement vos relevés bancaires et faites opposition sur votre carte dès qu’une sortie d’argent vous semble suspecte. En résumé, ne vous baladez pas sur Internet sans protection et sans réfléchir un minimum à vos agissements.

Nous revenons pour vous, dans cet article, sur les fraudes les plus couramment rencontrées sur internet et ailleurs. Et nous vous donnons des astuces pour vous en prémunir.

 Les différents types de fraude

 Le Phishing (ou hameçonnage) est une technique frauduleuse consistant à envoyer de manière massive un message semblant légitime (il peut s’agir de mail le plus souvent, ou de SMS) pour inciter la victime à cliquer sur un lien ou une pièce jointe potentiellement malveillants.


L’identité d’organismes ou d’entités connues (Netflix, organismes d’état comme le site des impôts, etc.) tout comme celui de la Caisse d’Epargne, qu’il s’agisse de sa dénomination ou de son logo, est régulièrement utilisée par des tiers à des fins frauduleuses auprès de particuliers ou de PME/TPE.

L’ouverture d’une pièce jointe ou l’accès à un lien peuvent conduire à l’installation d’un malware ou ransomware (*) sur votre ordinateur.

L’accès à un lien non sécurisé peut permettre le vol et/ou la fuite de données confidentielles comme vos identifiants/mots de passe, numéros et codes de cartes bancaires, etc.

Ces données peuvent ensuite permettre au fraudeur de réaliser de l’ingénierie sociale : par exemple vous pouvez recevoir des appels de faux conseiller clientèle ou de faux service client, prétextant des paiements frauduleux ou des virements à annuler, qui seront en réalité validés par les codes que vous transmettrez.
(*) chiffrement des données de l’ordinateur et réclamation d’une rançon contre le décryptage de ces données.

LA FRAUDE AU PRÉSIDENT
Un fraudeur usurpe l’identité d’un cadre dirigeant de l’entreprise, dans le but de vous faire réaliser une opération urgente et/ou confidentielle d’un montant souvent important (opération vers un IBAN frauduleux, souvent étranger).
Il s’agit d’une technique dite « d’ingénierie sociale ».

* Ce type de fraude concerne la clientèle entreprise.
 
LA FRAUDE AU SENTIMENT

Les fraudeurs utilisent de fausses identités et de fausses photos pour séduire leurs victimes en ligne. Ils gagnent la confiance des personnes avec qui ils échangent des messages par le biais de sites de rencontres, les séduisent, et ensuite les manipulent pour leur soutirer de l’argent.

Les arnaqueurs inventent des histoires de proches qui ont besoin de soins médicaux d’urgence, ou de souhait de venir les rejoindre par exemples. Ils réclament de l’argent en jouant sur la corde sensible des personnes piégées. Une fois l’argent envoyé, les faux amoureux et leurs belles promesses disparaissent dans la nature.


Comment vous en prémunir ?

• Restez sur vos gardes et méfiez-vous des rencontres en ligne qui paraissent trop idylliques.
• N’envoyez jamais d’argent et ne donnez pas de renseignements bancaires ou trop personnels sur un site de rencontre.
• N’acceptez jamais non plus d’encaisser un chèque en échange d’un transfert d’argent ou de cartes prépayées. Il s’agira sûrement d’un chèque sans provision ou d’un chèque volé.

LES ARNAQUES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

 Promesse d’argent facile, travail à son domicile très bien rémunéré ou encore demande de service moyennant commission, les victimes sont approchées sur les réseaux sociaux par des fraudeurs peu scrupuleux qui utilisent de faux comptes et de faux profils.


La fraude la plus fréquente est celle du « virement commissionné ». En échange d’une commission intéressante, la victime doit réceptionner des fonds sur son compte puis effectuer un virement généralement vers une banque étrangère ou une banque en ligne.

Le crédit au compte peut s’effectuer :
– Par virement
– Par chèque (remise effectuée par le fraudeur grâce à l’IBAN communiqué par le client).

Malheureusement, une fois le transfert d’argent effectué, la victime s’aperçoit que le chèque revient en impayé et que le fraudeur a fui avec la somme. Il n’est bien sûr plus joignable et a fermé tous ses profils sur les réseaux sociaux.
Dans quelques cas la victime confie sa CB et le code à son « ami(e) » pour des retraits au DAB/GAB. Flairant l’argent facilement gagné, la personne ne se méfie pas et donne toutes ses coordonnées bancaires à l’arnaqueur qui l’a contactée.

Comment vous en prémunir ?

• N’acceptez sur les réseaux sociaux que les personnes que vous connaissez vraiment ou qui font partie de votre réseau personnel et/ou professionnel.
• Méfiez-vous des promesses d’argent facile.
• Ne donnez jamais vos coordonnées bancaires à des inconnus.

LES FAUSSES OFFRES D'EMPLOI

Les sites d’offres d’emplois cachent parfois des arnaqueurs qui cherchent à profiter de la fragilité des personnes à la recherche d’un nouveau travail.

Il est donc conseillé aux demandeurs d’emploi de se méfier des offres anormalement alléchantes ou trop engageantes :

• salaire anormalement élevé ;
• horaires allégés ou travail à domicile peu laborieux ;
• offre envoyée à des heures inhabituelles pour une société ;
• offre contenant des fautes d’orthographe ou de grammaire ;
• expéditeur d’un autre pays ou continent ;
• offre qui vous demande d’envoyer de l’argent pour obtenir un entretien ou un dossier de candidature.

L’unique objectif de ces fausses offres est d’obtenir des informations personnelles et de vous escroquer.

Comment vous en prémunir ?

• Vérifiez bien toutes les informations et les coordonnées présentes sur l’annonce. Vérifiez la présence de l’entreprise sur le web et sa réputation. Si vous ne trouvez rien sur cette société ou si vous tombez sur un site peu fiable, ne donnez pas suite.
• Gardez à l’esprit qu’une entreprise normale ne vous demandera jamais d’argent pour quoique ce soit, ni ne vous en versera avant la signature d’un contrat de travail.
• Méfiez-vous des offres trop belles. Vérifiez la syntaxe et le style de l’annonce. Les vraies annonces sont rédigées par des professionnels des ressources humaines et ne comportent pas de fautes ou de tournures de phrases insolites.

LA FRAUDE AU PRÊT

Depuis quelque temps, la fraude au rachat de crédit s’intensifie. Dans ce scénario de fraude, des escrocs se font passer pour un organisme de crédit. Ils contactent les détenteurs de crédit avec la promesse d’un rachat à un taux imbattable.
Prétextant les démarches pour une ouverture de dossier, les fraudeurs soutirent aux victimes toutes les informations nécessaires à l’ouverture d’un crédit en ligne. Un nouveau crédit est alors ouvert avec l’identité usurpée.

La somme empruntée est sur le compte de la victime qui est ensuite recontactée pour transférer le montant vers un compte externe. Croyant finaliser l’opération de rachat de crédit, la victime ne se méfie pas et son argent est récupéré par le fraudeur.

Comment vous en prémunir ?

• Parlez à votre conseiller bancaire avant toute démarche de ce type.
• Vérifiez toutes les informations concernant la société de crédit en question.
• Méfiez-vous si un professionnel de crédit vous demande de rester discret sur le rachat. Ce n’est jamais bon signe.

LA FRAUDE AU PLACEMENT
 
Le faux placement est une offre qui s’annonce comme très rentable, à rendement rapide, voire « sans risque », mais fausse.

Scénario :

Sur Internet ou sur les réseaux sociaux, une pub vante un livret d’épargne ou placement (vin, diamants, crypto-actifs…) très rentable, garanti et net d’impôts. Elle renvoie vers un site rassurant avec simulateur et rattaché à une banque connue, avec même un certificat de garantie. Vous êtes en fait dirigé vers un site malveillant : aussi bien fait soit-il, le site est tenu par des fraudeurs qui usurpent parfois l’identité d’organismes financiers inscrits au registre officiel (Orias/Regafi).

Vous recevez un appel d’un conseiller financier vous promettant un investissement idéal, très rentable, garanti et voire sans risque, éventuellement réservé à quelques initiés, ou à durée limitée. Son discours est particulièrement séduisant et ledit conseiller est très sympathique.

Il vous incite à faire un virement rapidement. Il s’agit d’un fraudeur qui cherche à vous soutirer de l’argent.

Il n’existe pas de placement miracle à forte rentabilité et sans risque.
 
 Les arnaques et les fraudes sont nombreuses.

Les fraudeurs ont l’imagination fertile et sont de plus en plus organisés. Méfiez-vous des histoires trop belles, des gains d’argent faciles ou des abonnements à prix cassés.

Les arnaqueurs vous approchent aujourd’hui dans les endroits où vous passez le plus de temps : réseaux sociaux, sites de jeux en ligne ou sites de rencontre. Et même sites de recherche d’emploi par le biais de fausses annonces ! 

Toute approche un peu trop insistante doit paraître suspecte. Ne divulguez jamais d’informations personnelles et faites attention de ne pas trop exposer votre vie sur le net.

Fiez-vous à votre instinct avant tout et ne baissez jamais votre vigilance.

Si vous êtes victimes d’une fraude qui a trait à votre argent directement, déposez plainte et parlez-en à votre conseiller bancaire dans les plus brefs délais.

RD

Soutenons les proches aidants

 POINT DE VUE DE France Boisclair, présidente du conseil d’administration, Proche aidance Québec, Journal de Montréal, 7 novembre 2022

Soutenons les proches aidants | Le Journal de Québec

Lorsqu’on pense aux aînés et au vieillissement de la population, notre pensée se tourne presque automatiquement vers nos CHSLD ou les toutes nouvelles maisons des aînés. Pourtant, au Québec, ce sont 85 % des soins aux aînés qui sont assurés par des personnes proches aidantes selon le ministère de la Santé et des Services sociaux. 

Dans le cadre de la Semaine nationale des personnes proches aidantes qui se tient sous le thème « Ensemble, cultivons l’humain » jusqu’au 12 novembre, nous soulignerons leur implication, mais également le soutien que les organismes communautaires leur offrent dans leur parcours. 

À cette occasion, il importe de rétablir les faits et de souligner quelques données sur ces femmes et hommes dévoués. En effet, rappelons que les proches aidants apportent un soutien infaillible à un membre de leur entourage qui présente une incapacité temporaire ou permanente.

Les femmes oui, mais aussi les jeunes !

Parmi la personne sur quatre au Québec qui se retrouve en situation de proche aidance, 58 % sont des femmes. Elles offrent un soutien informel, qui prend différentes formes, que ce soit le transport, l’aide aux soins personnels, aux travaux domestiques, le soutien émotionnel ou l’organisation des soins. Ce rôle, qui n’est pas toujours un choix personnel, exige beaucoup de ténacité. 

D’ailleurs, nous oublions trop souvent que plusieurs jeunes jouent également ce rôle d’importance. Alors que les statistiques sur le sujet sont minces au Québec, on estime qu’il y aurait près de 2 millions de personnes âgées de moins de 25 ans au Canada qui agissent en tant que proches aidants. Ils assurent les soins, tout en allant à l’école, au cégep ou à l’université. 

Une charge qui n’est pas sans importance 

En tant que société, nous devons réaliser que la proche aidance, sans soutien adéquat, représente un coût important d’un point de vue socio-économique. On estime que 20 % des proches aidants vivent de l’insécurité financière alors qu’une perte de revenus moyenne de 16 000 $ est enregistrée en raison de la réduction des heures de travail. Pourtant, au Québec, seuls 3,2 % des proches aidants ont obtenu un crédit d’impôt en 2017, d’un montant moyen de 559 $. 

Outre les impacts financiers, les conséquences sur la qualité de vie des personnes proches aidantes sont importantes. On estime que 64 % d’entre eux ont diminué leurs activités sociales ou de détente. Plus important encore, les jeunes proches aidants ont 60 % plus de risques de développer des troubles de santé mentale tels que de l’anxiété ou de la dépression, alors que 34 % d’entre eux développent des comportements d’automutilation et que 36 % ont des idées suicidaires, selon plusieurs études canadiennes. 

Des solutions

Proche aidance Québec travaille en collaboration avec le gouvernement pour l’application du plan d’action gouvernemental en proche aidance, développé dans les dernières années. Il importe aussi de se pencher sur l’augmentation de l’accès et la diversification des services de répit pour les personnes proches aidantes, et surtout, que cet accès soit disponible dans toutes les régions du Québec. De plus, il serait opportun de travailler à la modernisation de la Loi sur les normes du travail afin de briser le cycle d’appauvrissement dans lequel sont plongées de nombreuses personnes proches aidantes. 

Nous vous invitons à célébrer, et surtout, à soutenir les personnes proches aidantes de votre entourage. Comme une fleur, ensemble, cultivons l’humain derrière le proche aidant, afin de lui donner la vitalité et le coup de pouce vert parfois nécessaire !

RD