Vivre la vie d'un Senior

lundi 24 décembre 2012

Joyeuses fêtes de la part de PHILOMAGE

LE TEMPS DES FÊTES, LE TEMPS OÙ TOUT S'ARRÊTE POUR REFAIRE NOS FORCES POUR L'ANNÉE QUI S'EN VIENT ET PRENDRE DU RECUL FACE AUX ALÉAS DE LA VIE.
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RAPPELONS-NOUS 1913! LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE RAGEAIT À CE MOMENT-LÀ SUR LE TERRITOIRE EUROPÉEN. UNE ÉPOUVANTABLE GUERRE DE TRANCHÉES AVALAIT QUOTIDIENNEMENT DES MILLIERS DE JEUNES GENS ET NE CONNAISSAIT AUCUN RÉPIT. QUE DE MORTS ET DE SOUFFRANCE POUR RIEN! 

MÊME AUJOURD'HUI, AU XXIe SIÈCLE, UN CONFLIT EN ATTISE UN AUTRE. C'EST SANS FIN. QUI SOMMES-NOUS POUR CONTINUER À NOUS ENTREDÉCHIRER COMME ÇA, ENTRE HUMAINS? 

SOUHAITONS-NOUS UN MONDE MEILLEUR, BEAUCOUP DE BON TEMPS ET LA PAIX DU CORPS ET DE L'ESPRIT, LA MEILLEURE DES SANTÉS ET ÉVIDEMMENT UNE LONGUE VIE EN TANT QUE SENIOR! 

L'HUMANITÉ MÉRITE UN RÉPIT, À TOUT LE MOINS UN TEMPS DE RÉFLEXION SUR SON AVENIR ET SON DEVENIR. C'EST FONDAMENTAL! POURQUOI NE PAS FAIRE DE 2013, L'ANNÉE DU RENOUVEAU ET DE LA FIN DE CE MONDE BELLIQUEUX ! UNE VÉRITABLE RENAISSANCE DE L'HUMANITÉ, UN NOUVEAU DÉPART MILLÉNAIRE, APRÈS LA FIN DU CYCLE PRÉVU PAR LES MAYAS.

JOYEUX NOËL À TOUS, À NOS PROCHES, À NOS CONCITOYENS ET AU MONDE ENTIER! 

Signé : PHILOMAGE

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RD

lundi 17 décembre 2012

Tout s’apprend, même à 100 ans !


(Article de Sonia Lévesque, L'information - Hebdo régional, 11décembre 2012)


Rachel Lavoie reçoit une tablette électronique pour souligner son anniversaire. Bravo! Elle vient d'avoir ses cent ans.

MONT-JOLI - Québec À voir les doigts de Rachel Lavoie Bélanger s’activer sur sa tablette électronique, son ardoise comme elle l’appelle, on est loin de se douter qu’ils ont un siècle d’âge.

Madame Lavoie Bélanger, que la Résidence du Saint-Rosaire a fêtée récemment, franchira le cap des 100 ans le 22 décembre sans les paraître aucunement. Sous nos yeux, elle fait défiler les jeux sur sa tablette un après l’autre, visiblement amusée de notre surprise. Centenaire et branchée, deux mots qui ne vont pas nécessairement ensemble, croit-on. Détrompez-vous ! Rachel Lavoie Bélanger fait la preuve par 100 que l’on peut être de son temps à tout âge.

Tout s’apprend

« J’ai toujours eu de la patience et tout s’apprend, même à 100 ans ! » souligne-t-elle de son rire coquin. « Je ne peux pas m’ennuyer, j’ai toujours quelque chose à faire. J’ai toujours été occupée, je n’ai jamais perdu une minute de ma vie ! » ajoute-t-elle sur le même ton enjoué.

Ce n’est certainement pas de ne pas avoir travaillé qu’elle doit sa très grande forme. Native de Price, elle et son défunt mari ont élevé leurs 13 enfants sur une terre qu’ils ont eux-mêmes défrichée à Duffaultville (anciennement Padoue), aux limites de Saint-Moïse, puis à Saint-Nil près de Matane.

« On n’a jamais manqué de rien » souligne Marie-Paule, l’aînée de la fratrie. Tous les fruits de la terre étaient utilisés. Elle se rappelle de sa mère, plus jeune, qui trouvait le temps de jouer avec eux, malgré un emploi du temps surchargé. « Elle glissait avec nous ».

Énergie et talents

« Je faisais des casse-tête avec les enfants, le soir, surtout l’hiver, parce que l’été, on sortait dehors. Je me couchais souvent à 2 h, 3 h, je travaillais tout le temps». Et pour cause. Il fallait nourrir, vêtir, nettoyer, sans les commodités d’aujourd’hui. Madame Lavoie Bélanger était cuisinière, couturière (non seulement pour la famille mais pour les autres aussi) et même barbière ! « Je faisais de belle coupes » se souvient la jeune centenaire. « Elle faisait du tricot, du crochet. Maman avait beaucoup d’énergie et beaucoup de talents » indique Marie-Paule Bélanger.

Comme si ce n’était pas suffisant, elle a aussi travaillé à l’ex-hôpital de Mont-Joli auprès des personnes atteintes de tuberculose et du côté de la psychiatrie. « J’ai été la première engagée comme préposée pour travailler dans ce département à son ouverture» rappelle fièrement cette dame exceptionnelle.

Hôpital

Si ce n’est pour travailler, elle n’avait jamais mis les pieds dans un hôpital avant qu’elle ne se fracture une hanche, l’an dernier. « J’ai vu ma mère couchée pour la première fois ! » indique sa fille Marie-Paule qui partage avec sa mère ce même goût pour rire et s’amuser. « C’est de famille. Quand on se rencontre, on a toujours des histoires à se raconter pour rire » ajoute-t-elle. La musique a toujours fait partie aussi de la vie familiale. On ne s’étonnera pas que quelques-uns de ses petits-enfants sont des musiciens accomplis comme Gabriel Dionne, enseignant au Conservatoire de Rimouski et membre de l’Orchestre symphonique de l’Estuaire.

Encore aujourd’hui, madame Lavoie Bélanger ne trouve pas le temps de s’ennuyer. « Je lis » souligne cette abonnée du Journal de Québec. « Je joue aux cartes, je joue au Skip-Bo avec deux de mes filles, tous les soirs » poursuit la dame dans son coquet appartement de la Résidence du Saint-Rosaire.

Il lui arrive bien sûr de penser à la mort mais « je ne m’arrête pas à cela, je me change les idées ». Ce qu’elle réussit très bien en demeurant ce qu’elle a toujours été: une femme pleine de vie.

RD

samedi 8 décembre 2012

Vieillir ne fait pas peur


(Article de Réal Demers, Le Journal des 50 +)

Les Québécois affichent une certaine sérénité face au vieillissement. En effet, 60 % d'entre eux ont peu ou pas du tout peur de vieillir, mais la crainte de la maladie et de la perte d'autonomie reste bien présente. Voilà quelques faits saillants d'un sondage réalisé par CROP auprès de 1000 Québécois en avril 2012 pour le compte de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).

En fait, la perspective de vieillir est autant associée à des éléments positifs que négatifs. Pour la majorité des répondants, le vieillissement apparaît rassurant puisqu'il permet d'être actif plus longtemps et augmente l'espérance de vie, sans compter les avancées de la science et la possibilité de partager ses expériences. Par contre, la maladie, la perte d'autonomie, de la mémoire, du conjoint et des amis constituent des aspects du vieillissement qui font peur au plus grand nombre de participants.

La vieillesse à 72 ans

En moyenne, les Québécois se considèrent vieux à 72 ans. Toutefois, l'âge perçu de la vieillesse s'accroît en vieillissant. Ainsi, les répondants de 65 ans se disent vieux à 80 ans, tandis que les 50-64 ans situent cet état à 77 ans et les 18-34 ans à 60 ans.

À 75 ans, je serai...

Invités à imaginer leur vie à 75 ans, la majorité des Québécois se représentent autonomes (63 %), entourés de parents et d'amis (56 %), engagés dans la communauté (53 %) et à l'aise sur le plan financier (51 %). Chez les 65 ans et plus, on note des pourcentages plus élevés dans presque tous ces aspects.

RD

Vieillir chez soi, du rêve à la réalité


(Article de Réal Demers, Le Journal des 50 +, juin 2012)

Que ce soit dans leur maison, leur condominium ou dans une résidence privée avec services, la majorité des aînés ont un rêve en commun : vieillir chez soi.

Selon Jean-Pierre Lavoie, chercheur en gérontologie sociale, la notion de chez soi occupe une place importante dans l'esprit et le coeur des personnes âgées.

« Il s'agit d'un espace d'intimité qui revêt aussi un caractère social en raison de la présence d'un réseau d'amis. Bien que les déménagements soient plus fréquents qu'autrefois, la grande majorité des personnes de 65 ans et plus souhaitent passer leurs vieux jours dans leur domicile. » Aujourd'hui, on déménage d'une chez soi à un autre chez soi pour diverses raisons comme le fait de se rapprocher des services, parce que la maison est devenue trop grande ou qu'elle nécessite trop d'entretien. Mais on demeure toujours chez soi...

Perte d'autonomie et soins à domicile

Vieillir chez soi apparaît donc comme la solution idéale pour la plupart des aînés. Mais, que faire en cas de perte d'autonomie ? « Il faut allouer davantage de ressources pour les soins à domicile, adapter les logements aux besoins des personnes âgées et aider les proches aidants », affirme Jean-Pierre Lavoie. Le maintien des aînés à domicile et préférablement dans leur milieu de vie nécessite également la mise en place de services de première ligne adaptés à leurs besoins, notamment en ce qui concerne l'accès à un médecin.

Éviter l'hébergement

En 2031, le Québec devrait compter pas moins de 2,2 millions de personnes âgées de 65 ans et plus dont un bon nombre de 80 ans et plus. Cette situation pourrait avoir un impact majeur sur le financement des services et soins de santé, notamment en matière d'hébergement. Raison de plus pour favoriser le développement des soins à domicile. « L'espérance de vie augmente, mais la santé de la population s'améliore. On pourrait donc assister à d'agréables surprises. Chose certaine, il faudra améliorer la qualité des services sociaux pour répondre aux besoins d'un nombre grandissant d'aînés qui souhaiteront eux aussi vivre à domicile », conclut Jean-Pierre Lavoie.

RD

dimanche 25 novembre 2012

Le monde existentiel des centenaires

Le temps des centenaires

(Article de Raphaëlle Rerolle, Le monde, 13 décembre 2008 et mis en évidence sur le site d'Henri Charcosset)

« LE TEMPS DES CENTENAIRES »

http://bien.vieillir.perso.neuf.fr/temps-des-centenaires.htm

En France, ils pourraient être jusqu’à 150 000 en 2050, au Japon  près d’un million. « Le Monde 2 »  a rencontré ces pionniers d’une époque nouvelle.       Ils parlent tout autant de notre futur que de leur passé, et décrivent un autre rapport au temps et au corps.

Contrairement à ce que pourraient suggérer les récentes célébrations organisées à Paris pour ses 100 ans, Claude Levi-Strauss n’est pas un oiseau rare. Pas plus que le grand cinéaste portugais Manoel de Oliveira, 100 ans lui aussi, ou Sœur Emmanuelle, morte juste avant d’atteindre le siècle. Autrement dit, si ces personnes sont remarquables c’est évidemment par leur œuvre et pas tant par leur longévité. Car les recensements montrent que les centenaires sont de plus en plus nombreux - assez pour produire leurs stars et attirer l’attention des scientifiques.

Qui sont ces humains qui défient les lois du temps ?

Un siècle entier dans la tête et le poids du monde sur chaque jambe, deux guerres, des mains qui tremblent, des refrains que plus personne ne connaît, une poignée de bonheurs et plein de souvenirs - autant qu’il en faut pour tenir des journées dans un fauteuil. Si petits, si fragiles qu’ils semblent déjà presque effacés du monde des vivants. Pourtant, les centenaires fascinent : ils campent aux avants-postes. Menacés, vulnérables, ils n’en sont pas moins la pointe avancée de l’humanité.

Sur eux se concentrent toutes les interrogations et les inquiétudes liées aux limites de la longévité, mais aussi au vieillissement de la population. Moins exceptionnels qu’autrefois, et néanmoins pas tout à fait comme les autres, tant le cap du siècle continue de susciter étonnement, admiration ou effroi.

Prenant la mesure de leur augmentation vertigineuse, démographes, médecins, sociologues se penchent de plus en plus sur cette population traversée par des constantes (la surreprésentation des femmes) et d’étonnantes variantes (dans les modes de vie et de prise en charge différant selon les cultures)

Une règle, cependant : partout leur statut a changé avec l’explosion de leur nombre. En quelques décennies, les centenaires sont passés d’une cohorte minuscule à une très grande famille. En France, on n’en recensait qu’une centaine en 1900, et plus de 20 000 en 2008, selon l’Insee, soit l’un des chiffres les plus élevés du monde.

Amorcée vers la fin des années 1960, cette progression concerne probablement toutes les régions du monde, même si les statistiques fiables manquent pour de nombreux pays. Plus encore que les données actuelles, ce sont les projections qui stupéfient : la France devrait compter 60 000 centenaires en 2050 selon l’INED, voire 150 000 à 160 000 pour des estimations prenant en compte les évolutions récentes.

…………..Pour autant qu’on puisse voir si loin, dans cette équation à de multiples inconnues, un peu plus de la moitié des fillettes nées en 2000 atteindraient la centaine !!

Autrefois considérés comme des êtres d’exception, les centenaires d’aujourd’hui sont en passe de se banaliser. Monsieur et Madame Tout-Le-Monde peuvent atteindre le siècle, à l’instar de la vedette mondiale des centenaires, la terrible Jeanne Calment, morte à 122 ans en 1997.

Et que sait-on d’eux ? Pas grand-chose.

En dehors des éternelles questions sur leurs secrets de longévité, ils sont rarement abordés pour ce qu’ils sont : des individus à part entière. Des êtres humains qui peuvent avoir perdu l’usage de leurs yeux, de leurs oreilles ou de leurs jambes, mais pas forcément celui de leurs émotions ni de leur intelligence (25 à 30% des centenaires français sont en bon état du point de vue cognitif)

Et qui, dans la variété de leurs personnalités singulières, manifestent certains traits communs.

La première chose qui frappe, quand on les rencontre, c’est leur physique.

Centenaire, ce n’est pas tout à fait comme vieux, ou même très vieux.
C’est échapper à l’ordre des choses, y compris dans l’apparence.

Presque tous ont perdu de la surface corporelle, de l’épaisseur, comme si une partie d’eux s’était déjà retirée. Ce qu’exprime très bien Germaine, 100 ans tout juste, qui ne veut pas donner son nom « Avant, j’étais une personne de 62 kgs, je représentais quelque chose à 62 kgs, non ? »

Elle vous regarde par en dessous,  roulant des yeux pâles, des yeux de théâtre, avec une vitalité ahurissante. «  Et maintenant ? Devinez combien ? 48 !! Je me force à manger, sinon  on va m’emmener dans un cercueil. »

En plus de ses manières drolatiques et de sa poignée de main vigoureuse, Germaine, qui vit seule dans un quartier populaire de Lyon, possède une langue claire, articulée, remarquablement précise, comme de nombreux centenaires.

C’est qu’un tiers de leur vie s’est déroulé avant le début de la seconde guerre mondiale, autrement dit à une époque où l’on s’exprimait  assez différemment de maintenant. Non seulement ils parlent de manière très distincte, mais ils émaillent la conversation de termes désuets. Une « contraction d’organes » peut avoir provoqué la stérilité, le train s’appelle encore le « chemin de fer » et le journal télévisé les « actualités ».

De plus, le politiquement correct ne les a pas atteints : à l’occasion, certains d’entre eux se lâchent sans aucune inhibition, évoquant les immigrés ou les différences sociales avec une brutalité qui surprend.

De plain-pied dans le présent


... …..Quand à Félix Rollet, (103 ans) et à son épouse ( 99 ans ) , tous les deux à leur domicile, ils se sentent de plain-pied dans le présent. « La vie actuelle a son intérêt, explique M.Rollet, ancien adjoint à l’urbanisme de trois maires de Lyon successifs, dont Edouard Herriot, Je pense à mes années de jeunesse avec plaisir, mais je ne les regrette pas. » L’affliction n’est pas au vocabulaire de ce couple hors du commun.
« La nostalgie ? Connais pas » coupe Mme Rollet qui se réjouit d’avoir eu « une vie assez rigolote. »

« En vieillissant, ils entrent dans une sorte de dissolution du temps « Christiane Swane, sociologue

Pleine de rebondissements, sans doute, mais pas toujours facile. Résistant, Félix Rollet a été arrêté par la milice , expédié à Montluc puis à Fresnes. Pendant ce temps, sa femme a dû se débrouiller tant bien que mal, en encadrant des colonies de vacances où les enfants criaient famine. Les parcours bordés de roses ne font pas nécessairement  les centenaires. Germaine a travaillé comme tisseuse de soie à la Croix-Rousse à Lyon, dès l’âge de 14 ans. Et Ella Clausen n’a jamais pu finir l’école, en dépit des supplications de son instituteur. «J’ai travaillé comme fille de ferme à 11 ans, mes parents n’avaient pas de quoi payer un vélo pour que je puisse aller à l’école. »

………..Pourtant ce n’est pas l’intérêt pour les affaires du monde qui leur manque , même quand ils jettent un œil sévère sur leur temps – notamment au sujet des questions de mœurs. Félix Rollet lit plusieurs journaux chaque jour et Justine Peyrouse, bientôt 104 ans, suit, autant que ses yeux le lui permettent, les journaux télévisés. «  J’aime bien » dit-elle  en se ranimant tout à coup.
Mme Peyrouse n’est pas dans un « bon jour », nous a-t-elle informés gentiment, quand on est entrés dans sa chambre. « en colère dedans » Et alors ? pourquoi les informations ? « Mais il faut bien se tenir au courant ! » Elle se révolte, très en colère pour le coup. « Autrement, je serais là, comme une bête . » Parce que les journées sont longues, quand on est coincé entre lit et fauteuil. En arrivant dans le très grand âge, on entre aussi dans un autre temps, presque une autre dimension. …….

Face au vieillissement, les femmes se laissent vivre, comme des roseaux, les hommes tentent de résister, comme des chênes.

Fredéric Balard, anthropologue

 Dans ce temps sans temps, marqué par une grande lassitude pour certains, la vie résiste. Elle a même la vie dure, au grand désarroi de ceux qui l’hébergent, à leur corps défendant parfois. « Je trouve le temps long, je ne sers plus à rien »,se plaint Justine Peyrouse, qui séjourne depuis quatre ans dans une maison de retraite. L’utilité sociale est évidemment l’une des clés du désir de vivre encore : pouvoir rendre service ou même seulement intéresser, en racontant les histoires du passé.

Mais dans la perception du vieillissement, les hommes et les femmes ne sont pas logés à la même enseigne.

C’est en tous cas l’une des observations de Frédéric Balard, chercheur à l’unité Démographie et Santé de l’université Paul-Valéry de Montpellier. Pour sa thèse sur les « plus âgés des âgés », soutenue en 2008, ce jeune anthropologue a suivi des individus nés entre 1905 et 1915……I

Il a remarqué que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à atteindre le grand âge, mais proportionnellement en moins bonne santé que les hommes. Surtout, il a mis en évidence que les femmes et les hommes ont des attitudes extrêmement différentes face au vieillissement. « Les hommes veulent lutter contre les stigmates de la vieillesse, souligne l’anthropologue. Pour eux, vieillir, c’est ne plus pouvoir travailler, bouger, etc. Alors ils s’acharnent à montrer qu’ils taillent la vigne à 86 ans ou qu’ils marchent tous les jours une heure et demie avec leur canne. Les femmes, elles, sont dans une logique opposée : elles cherchent moins à préserver leur image, elles se laissent vivre, elles acceptent mieux le vieillissement. Elles plient, comme les roseaux, quand eux tentent de résister, comme des chênes. »

Une vie bordée de tombes


……..Bernard Jeune, médecin épidémiologiste du vieillissement et chercheur à l’université du sud du Danemark, à Odense, commente : « Il m’a souvent semblé que les femmes vivaient peut-être plus longtemps, pour pouvoir profiter enfin d’un temps sans charge, un peu plus libre. »  Evoquant l’une des deux super centenaires (les personnes âgées de plus de 110 ans) qu’a comptées le Danemark, il ajoute : « elle avait soigné son mari, un invalide de guerre, avant de devenir veuve et de vivre jusqu’à 111 ans. Elle disait : «  J’ai été libre à partir de 80 ans. » Très âgée, elle jouait encore au foot avec ses petites-filles. »

Ce qui n’empêche pas ces grands vieillards de regretter leurs morts. Tous vivent dans une sorte de cimetière géant, entourés de tombes : parents, conjoints, frères et sœurs, amis et même enfants, bien souvent. Est-ce très difficile ?

« Vous savez, ils ne sont pas tous morts d’un coup,  remarque l’une d’entre eux. Ils s’en vont par petits paquets, on s’habitue… » La plupart du temps, ils affirment ne pas avoir peur de la mort en elle-même. « Je demande juste à ne pas souffrir », glissent-ils dans un souffle. En attendant, certains savourent leur incroyable résistance, s’amusent même à en rajouter sur leur solidité, leur vaillance. Et se réjouissent,  visiblement, de cette victoire sur le temps, petit pied de nez à la face de la mort.

La longévité, miroir de la société

Autonomes et en bonne santé au Nord, par exemple au Danemark, plus âgés et plus dépendants au Sud, comme en Italie la grande vieillesse révèle les différences de conception de la famille en Europe.  Plus d’indépendance au Nord, plus de « nursing » familial au Sud. 

RD 

mercredi 14 novembre 2012

Bien vivre aujourd'hui, mieux vieillir demain

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 Il existe de plus en plus d'information sur les conseils santé pour les Seniors.

À titre d'exemple, nous vous suggérons de consulter le pamphlet suivant et même de vous le procurer gratuitement à l'adresse suivante : « Bien vivre aujourd'hui, mieux vieillir demain ».

Une lecture à faire sans faute !





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RD

vendredi 9 novembre 2012

Les seniors sont la troisième jeunesse !

VISITEZ LE BLOG « SENIOR EN FORME »

LE BONHEUR CHEZ LES SENIORS

Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi et de se sentir en forme. Car vivre ce n’est pas être vivant, c’est de bien se porter !

A l’heure de la dictature de la jeunesse et de la minceur, les seniors sont actifs, en pleine forme  et font partie de ce que les sociologues appellent la « troisième jeunesse «  .

Les seniors sont là où on les attend pas et nous employons souvent le terme « surbooké » inimaginable il y a peu ! Et puis c’est fini, le temps où les seniors acceptaient que les plus jeunes leur laissent les places assises dans le bus ou dans le métro ! Ils ne veulent plus être considérés comme diminués  et si le mot senior vient du latin « Fortunate senex » qui veut dire heureux vieillard, on peut de nos jours retranscrire par heureux senior car l’âge n’a plus de prise sur nous ! C’est le moment des « sexygenères » !

On peut naître vieux ou mourir jeune mais surtout il ne faut pas oublier comme le disait Matisse  » on ne peut s’empêcher de vieillir mais on peut s’empêcher de devenir vieux ». Les seniors ont une pêche d’enfer mais ce qui est important c’est de la préserver ! Et puis si vous avez quelques coups de pompe ou de fatigue, asseyez  l’acerola cet extraordinaire anti-oxydant qui est 25 fois plus riche en vitamine C que l’orange !

Une bonne hygiène de vie est la condition sine qua non pour être en bonne santé. Certes, il faut manger cinq fruits et légumes par jour, et avoir une activité physique saine, bouger pour rester en forme et dites vous que vous n’êtes pas obligé de courir le marathon.  ou alors optez, surtout en ces périodes automnales,  pour  une cure de Vitamine D afin de préserver le bonne santé de vos os  et de votre système immunitaire.

Les seniors ont décidé d’arrêter le temps, de profiter de la vie, de la retraite. Ils sont arrivés à l’âge de la maturité, à l’âge où tout est encore possible ! On peut voyager, aimer, rire à tous les âges et puis le  remède principal du bonheur c’est d’oublier enfin son âge et vivre ses envies, ses passions… Ce qui est important c’est de rester en forme mais aussi de rester jeune dans sa tête. Ou bien faites du sport mais surtout faites vous plaisir car il ne faut jamais oublier que l’art de bien vivre est le plus fructueux de tous les arts !

De nos jours il faut assumer cette folie qui entoure les seniors, il faut se réjouir du phénomène cougar et de la prise en compte de la sexualité à tous les âges car comme disait Guy Bedos « Ce qui me console de souffler bientôt ma soixantième bougie, c’est que dans sexagénaire il y a sexe… » En effet 55% des seniors sont plus coquins et plus entreprenants lors des vacances ! Il n’y a plus de tabou et le mythe de la mamie avec son fichu et sa canne est vraiment obsolète. Pythagore, à la fin de sa vie, écrivait « L’homme est mortel par ses craintes, immortel par ses désirs ». Les seniors, aussi !

RD